• À propos du sédévacantisme et du conclavisme… – Abbé Francesco Maria Paladino



    Mysticisme d’Elisabetta Canori Mora

  • Il y a plusieurs années, l’abbé Francesco Maria Paladino ne professait pas la nécessité de tenir un Concile général imparfait, tout comme l’abbé Veyron, tous deux étant assez imperméables à cela.
    Toutefois, il semble même hésiter, sa démarche de recherche sociologique, ainsi que les résultats qu’il tente de dresser, dérogent aux convenances hostiles lefebvro-guérardiennes actuelles.

    La première étape d’ouverture est franchie ! Et chose amusante à analyser enfin, selon le « Pape du Sanhédrin de Verrua Savoia », on ferait le jeu de Cassiciacum, dès lors que l’on ne basculerait pas vers le « conclavisme », en tant que « sédévacantiste » !

    «  Le sédévacantisme et le conclavisme (…)

    Enfin, il y a les sédévacantistes, dont nous sommes, qui pensent que bien que le siège soit actuellement vacant d’un vrai pape ou, si l’on préfère occupé physiquement par un faux pape, on ne peut pas élire un pape ; en effet, c’est l’Église catholique dans son ensemble qui doit le faire.

    En revanche, parmi les sédévacantistes, certains pensent qu’il faut dès maintenant réunir un conclave. Pour eux, le rétablissement de l’unité et la restauration de l’Église commençant par l’élection d’un pape (ce qui en soi pourrait être vrai), cela doit être fait par ceux qui sont encore catholiques. D’aucuns sont déjà passés à l’acte, de sorte qu’il y a actuellement une quinzaine de “papes” dont, par exemple, deux Grégoire XVII, un Michel Ier, un Lin II, un Pie XIII, etc.

    Cela montre, entre autres, que la chose n’est pas réalisable car chacun de ces “papes” a été élu par un groupe qui s’est arrogé le droit de le faire sans tenir compte des autres catholiques qui, à leur tour, ont reconnu un autre pape ou n’en ont reconnu aucun.
    En conséquence, ces “papes” s’excommunient mutuellement, attitude qui, au lieu de rétablir l’unité, multiplie les scissions. Ce qui doit donc être un principe d’unité, l’autorité, devient un élément de division. D’aucuns vont jusqu’à prétendre que si l’on n’accepte pas leur “pape”, l’on est objectivement schismatique. D’autres enfin ajoutent que le refus d’élire un pape actuellement est une hérésie ecclésiologique car l’Église doit forcément avoir un pape à sa tête.

    Quant à certains partisans de la thèse de Cassiciacum et de Mgr Lefebvre [NDLR : tel l’abbé Gleize], ils considèrent que tous les sédévacantistes doivent nécessairement être conclavistes et s’ils ne le sont pas, ils sont incohérents.

    L’abbé Ricossa par exemple dans sa réponse à notre livre Petrus es tu ? écrit ceci :
    « Paladino soutient-il la Thèse de Cassiciacum sans le savoir ? Paladino et le Conclavisme (p. 12). »

    Don Francesco Maria Paladino – À propos du sédévacantisme, du conclavisme et de la prophétie de la vénérable Elisabetta Canori Mora, en 2017 [NDLR : est-ce un type de conclavisme mystique et miraculeux qui ne s’assume pas ?!].

    Source : Valentin Beziau


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