• National-socialisme contre royalisme



    Triplé : bourgeois, fossiles et muséification

  • #DeMaistre #gallicanisme #RévolutionSociale #PouvoirLégitime #AutoRenouvellement, #EgoNon, etc.

    Soucis doctrinale et anthropologique :

    Alors que même la contre-révolution historique, dès la 2e génération, ne fait plus profession d’un royalisme obligatoire, providentialiste ou autre, à l’envers du maître Joseph de Maistre, certains estiment de devoir réactiver ces momies.

    Ainsi, la contre-révolution ne se fait même plus royaliste (le terme « monarchiste » n’a pas le même folklore lui) par définition, et le « Maistrisme », quand à lui, n’est guère exempts d’horribles défauts, en tant que (ex?) haut franc-maçon, dit repenti (de nos choix, il en reste toujours quelque chose !).
    Il en résulte d’ailleurs que cet auteur était surtout un surnat’ (surnaturaliste) de la première heure, promouvant un fidéisme « traditionaliste » (erreur/hérésie réduisant la foi à un sentiment plûtot qu’à une adhésion raisonnée).

    ANNEXES CONTRE LE MAISTRISME :

    Extrait d’un article du séminariste Athanase Sauget, son article sur Mgr Gaume je crois.


    L’abbé Nitoglia expose précisément « la profonde influence de l’ésotérisme sur Joseph de Maistre jusqu’à la fin de sa vie » et invite à la prudence « à l’égard d’un faux maître. »

    Article « Joseph de Maistre ésotérique ? », par M. l’abbé Curzio Nitoglia, revue Sodalitium n⁰49, pp 11-31.

    De l’autre côté de la rive, nous avons le génie du Führer, qui est d’avoir réuni les concepts (hein, faut l’savoir !) organiques, classiques et modernes (de son époque) avec la jonction du « national et du social » et les thèmes scientifiques et linguistiques de ladite race « indo-aryenne ».

    Et à côté, même le pétainisme, certes doux et sympathique, pali et devient unilatéralement #hasBeen !

    Citons maintenant, le premier de nos propos passés :

    Antoine Blanc de Bonnet et le Capital – Ego Non :

    L’amélioration technologique doublée de celui du niveau social/de vie aura facilité les choses pour toutes classes et permis une certaine paix. Tout en acceptant quelques améliorations post-Révolution, sa critique du capitalisme demeure traditionnelle (…).

    Cette 2e génération de contre-révolutionnaire donc, à l’instar de Donoso Cortes en Espagne, ne croit plus à un retour total au Roy, et à la « foi des pères » : va de l’avant, en prend acte et vise le meilleur pour un plus grand Bien commun.

    Réussite sociale totale :

    Adolf Hitler, paix soit sur lui, disais-je, a indexé l’économie et la finance sur la valeur travail, partant, l’étalon travail et non l’étalon or (désolé Moshé des US !).
    C’est ici la seule révolution « socialiste » qui ait fonctionné.

    C’est cela qui rend dingue de jalousie les communistes comme les libéraux, mais aussi la droite conservatrice, cocorico ou non (cette dernière, par conformisme absolu, ne conservera jamais le statu quo, lequel prend une direction systématiquement progressiste – en leur présence, servant de « faire-valoir » – et ainsi s’aggravant chaque jour que Dieu fait).

    Nous ne sommes point de vils employés, mais des travailleurs. Et, au sein d’une entreprise, il n’y a pas de numéros ainsi, mais un chef et des subordonnés : c’est hiérarchique et naturel, contre la mentalité machinale et commerçante que dénonce le Pape Pie XII (mondialisme mécanique contre universalisme organique).

    Si donc, dans l’esprit du fédéralisme, la future organisation politique mondiale ne peut, sous aucun prétexte, se laisser engager dans le jeu d’un mécanisme unitaire, elle ne jouira d’une autorité effective que dans la mesure où elle sauvegardera et favorisera partout la vie propre d’une saine communauté humaine, d’une société dont tous les membres concourent ensemble au bien de l’humanité tout entière.

    Pie XII aux participants au « Congrès du Mouvement universel pour une confédération mondiale » en 1951

    De ces avancées sociales, nous y reviendrons, plus conséquemment, dans un papier NS prochain !

    Vous avez dit gros bourgeois et faux rebelle ?

    Car au fond, quel a été le « crime » de « Tonton le Prolo autrichien » pour cette gent-là ? Si ce n’est le fait d’avoir osé tirer la couronne du Saint Empire romain germanique du caniveau ?! Tandis que Louis XX, voudrait qu’on la lui apporte, toute rôtie, et lustrée, dans la bouche…

    Ce qui est fascinant est que, pour Jean-Royco, en prenant un roi à la volée et en le mettant sur les rails, tout repartirait à merveille comme par magie.

    Or, la Couronne appartient à celui qui la prend.
    Est légitime ce fait : tant que le Guide (et chancelier !) mène la Cité droit vers le Bien commun.
    C’est un des effets par lesquels, l’Aquinate saint Thomas, légitime le tyrannicide aussi.
    Quoi de plus légitime, devant le destin mortel du pays, où certains attendent, sans même accomplir leur devoir lié à leur état (naturel, social et religieux) ?

    Nous n’acceptons pas de reproche de la part de telle gent.

    Incapacité à actualiser son principe :

    Nous en parlions supra avec les générations traditionnelles post-1789.
    L’idée est évidemment d’affirmer les principes avant les princes.

    En effet, sous prétexte de sûreté, le royco en vient à professer un gallicanisme à toute épreuve, faisant fît de la juridiction de l’Eglise sur la Cité et tout en agissant au nom de la fille ainée de l’Eglise, laquelle a quand même tenté de gifler le Pape Boniface VIII, s’il vous plaît… !

    Mais aussi, nous revendiquons la Révolution en termes de processus, impliquant de casser un Ordre en place, qui constitue en réalité un désordre dégénéré (République de Weimar), afin de justement rétablir l’Ordre véritable dans l’Ordre (réf. in. La Révolution nécessaire selon la KR allemande) !

    «  Quand l’ordre n’est plus dans l’ordre, il faut qu’il soit dans la révolution. »

    La révolution nécessaire, Arnaud Dandieu et Robert Aron, 1933


    Alors, les exemples du passé oui, mais toujours pour aller de l’avant.
    Voici ce que nous écrivions dans de deux articles précédents :

    Entre déclin et renouveau, repenser l’Europe par José Ortega y Gasset – Ego Non :

    L’objet de son propos est de dire que, dans les moments de crise, il nous faut vivre de façon intensive et prendre tout problème à bras le corps, car le renouvellement, douloureux en apparence et demandant un effort, est moins à craindre que la sclérose, la mollesse et la facilité (…).

    Également, partisan de la vie nationale, mais aussi celle de la vie civilisationnelle, tel Platon attaché à Athènes tout en étant profondément grec, proposait de donner à l’Europe une nouvelle forme qui permette de comprendre le passé occidental, pour l’avenir, avec ses conflits et ses unions par mariages, temps des croisades ou encore sa christianisation et ses temps païens.

    -*-

    Oswald Spengler et le déclin de l’Occident – Ego Non :

    En effet, comme dans la vie d’un homme : il y a jeunesse, maturité et vieillesse des nations, à des moments données.
    Cela donne un développement par étapes comme suit avec 1) éclosion culturelle avec symboles forts et images, 2) ses traits deviennent clairs et assurés une fois arrivé en maturité, puis 3) en état de vieillesse nos positions se sclérosent et périssent. Or, la haute culture, est une civilisation vivante

    Ainsi va la vieillesse d’un homme comme celle d’un État/Société.

    Ceux qui suivent leur pente (sèche) naturelle, ne renouvellent pas leur principe, lorsque celui-ci se fait poussiéreux et sont irrémédiablement voués à finir dans un destin proche de celui de Louis XVI.

    C’est là un principe inhérent au fascisme, allemand ou non, ayant le luxe de se situer entre normativisme et décisionnisme, avec un Benito Mussolini qui, eut ce génie, lors de la République de Salò en 1943, de revenir à ses premiers principes nationaux et socialistes (tant vantés par Maurice Bardèche), tout en continuant de reconnaître publiquement la foi catholique comme seule expression religieuse de l’Etat italien, « en reconstitution », d’alors.


    Chansonnette et vidéos :

    « Impasse Pierre Hillard » par Orémus officiel

    Touche pas à mon Louis XIV en collant ! #trav

    Henri III, élue miss France ?


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  • 8 commentaires




    Excepté pour C. Schmitt (qui n'était à proprement parler pas hitlérien), de Maistre est un auteur qui fut en effet très peu prisé par le IIIe Reich, bien que le Führer ait pu le rejoindre indirectement sur ses vues catholicisantes, que ce soit sur la nécessité de l'infaillibilité du chef (semblable à celle du pape), la concentration du pouvoir délimitée à la main de fer d'une seule personnalité (base du décisionnisme caractéristique de la guidance nationale-socialiste), le refus du dogme de la souveraineté populaire et du pluralisme politique (la vérité ne pouvant être qu'une, cette maxime religieuse s'applique de manière profane dans le fascisme) ; notions qu'Hitler piochât ingénieusement dans la pensée réactionnaire autrichienne de K. Lueger qui a en grande partie contribué à sa formation intellectuelle. En revanche, ils divergeaient sur leur approche vis-à-vis de la tradition (qui n'est qu'un processus de renouvellement anthropologique pour Hitler, et non la cultivation d'un passéisme sénile axé sur la restauration d'une période révolue - de surcroit porteuse des vices par lesquels l'ordre médiéval s'est vu consumer), ainsi que la question du populisme (contre lequel un maistrien aussi fébrile que Julius Evola a pu fulminer quant aux critiques qu'il portait sur les aspects modernes du fascisme). Dans le cas de ce dernier, on peut l'expliquer par le fait que la démocratie ne faisait qu’apparaître à l'époque du comte savoyard, alors qu’à celle d'Hitler, son assise avait été solidement établie. Sous la République de Weimar, les masses avaient fait leur entrée sur la scène politique depuis longtemps et elles étaient considérées explicitement comme composantes du processus de démocratisation, tandis que dans la société aristocratique au sein de laquelle évoluait de Maistre, les interrogations à leur égard étaient extrêmement limitées. Il n’y a donc pas chez lui de prise en compte du populisme (lequel peut être louable en dehors d'expression outrancière propre à toute culture démocratique). Par contre, Hitler ne pouvait ignorer cet état de fait, et le changement de la société passait inévitablement, pour lui, par une mobilisation de la multitude. Enfin, une autre considération stratégique à partir de laquelle le national-socialisme tranche radicalement avec le royalisme maistrien, est que le premier professe une révolution contraire, alors que le second prône le contraire d'une révolution.


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    […] notre propos du jour, après avoir dénoncé avec fermeté les travers du royalisme et du surnaturalisme (variantes quiétiste, janséniste, fidéiste…), quadrillant et bouclant […]


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    […] nous imaginons que les royalistes auraient pu en être facilement partisans s’ils avaient plus de « cojones », vu qu’ils ont un candidat stable, probablement supérieur à Macron en différents points […]


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    […] que les Jean-Tradi/Royco/Conspi/Surnaturalistes (Léon XIII et cardinal Pie contre surnaturalisme), National-socialisme contre royalisme, Contre les conspirationnistes), lesquels sont souvent les mêmes, sont en état de transpiration […]


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    […] National-socialisme contre royalisme […]


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    […] conservatisme stérile, souvent porté par Jean-Royco le Faiblichon, que nous associerons à la « lettre morte », s’oppose au véritable esprit chrétien, et […]


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    […] National-socialisme contre royalisme […]


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