• Entre déclin et renouveau, repenser l’Europe – José Ortega y Gasset



    Rénovation politique par Ego non

  • Pour s’initier gentiment aux courants philosophiques espagnols, qui existent et ne sont guères méprisables, bien que leur Siècle d’or soit dorénavant bien éloigné, vous avez l’ouvrage d’Guy Alain à propos de la Philosophie espagnole. Nous traitons à ce sujet, de l’apport intellectuelle spécifiquement occitan dans notre ligne éditoriale, laquelle a été avortée tristement à cause de l’hérésie arienne et les vues politico-militaires franques.

    L’humanité, manquant hélas trop souvent au juste équilibre des choses, il faut parfois toucher le fond pour espérer remonter, devant toutes les injustices et faussetés que l’on constate au jour le jour. Et contrairement à un poncif post-médiéval, qui a la vie dure, l’Espagne n’a pas que du thomisme a proposé doctrinalement, et cela, ressemble si bien au reste de l’Europe de l’Ouest, qu’il aurait été presque préférable de s’y limiter ! Découvrons pour aujourd’hui ce compère espagnol, José Ortega y Gasset, pouvant appartenir à un type de pensée révolutionnaire-conservateur dont nous tenons acte.

    Il s’agit d’un philosophe classique, d’héritage espagnol et européen, entre méditerranée et germanité, certes traditionnel mais surtout grand novateur, acceptant la modernité avant d’en faire quelque chose de bien et de la réorienter depuis les ruines allemandes d’après-guerre.
    En effet, il nous faut bien être traditionnel, car il est très facile d’être un homme de son temps (se former aux Humanitas est mieux que de s’adonner à du rétrogaming !).

    L’objet de son propos est de dire que, dans les moments de crise, il nous faut vivre de façon intensive et prendre tout problème à bras le corps, car le renouvellement, douloureux en apparence et demandant un effort, est moins à craindre que la sclérose, la mollesse et la facilité (détruisons ensemble le quiétisme de Rosarium).
    Également, partisan de la vie nationale, mais aussi celle de la vie civilisationnelle, tel Platon attaché à Athènes tout en étant profondément grec, proposait de donner à l’Europe une nouvelle forme qui permette de comprendre le passé occidental, pour l’avenir, avec ses conflits et ses unions par mariages, temps des croisades ou encore sa christianisation et ses temps païens.
    Être européen c’est ainsi la conscience plus large, qui ne vient pas nier mais compléter le ou les nationalismes. Les guerres intra-européennes doivent d’ailleurs être considérées comme des guerres civiles fratricides, que ce soit Russie/Ukraine ou autre.

    Discours de 1949, suite à la mort du IIIe Reich.

    Description :

    En 1949, José Ortega y Gasset fut invité à l’université libre de Berlin pour y donner une conférence. C’est dans cette ville en ruine, qui symbolise la récente autodestruction de l’Europe, qu’il lui est apparu impératif de livrer ses réflexions sur la destinée de sa civilisation. Quatre ans après la guerre, il est devenu évident pour tous que l’Europe est entrée dans une phase crépusculaire. Pour autant, ce crépuscule n’annonce pas forcément une nuit noire. Au contraire même, Ortega estime qu’il faut plutôt y voir un crépuscule du matin, annonçant peut-être une nouvelle aurore..

    Ideochoc


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