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Publié le par Florian Rouanet
Front liminaire
Il est des paroles dont la justesse et la solennité marquent un tournant dans le combat pour la vérité. Celles que nous avons lues relèvent sans conteste de cette trempe. Nous savions déjà l’homme et clerc clairvoyant et ferme, lui qui partage avec Mgr da Silva (Brésil) une rare constance. Force est de constater qu’ils sont tous deux désormais passés à la vitesse supérieure : « conclavisme » (terme infamant, nous sommes catholiques) discret, mais assumé.
Ici, Mgr Roy (Canada) nomme les choses, et les nomme bien. Non, en effet, l’obéissance catholique ne se limite pas à une reconnaissance verbale mais engage tout l’être, sous peine de mensonge pratique. Son discours est ni guérardien, ni lefebvriste. Vatican II – et ses acteurs successifs – est la racine du mal, en dehors, bien sûr, du manque d’unité fraternelle et de charité entre les évêques de la Tradition – et les responsabilités sont partagées !
Non, l’Église ne renaîtra pas cette Rome-là. Non, les modernistes hérétiques, même vêtus de blanc, comme pour déguiser un clown, ne sauraient enfanter un Pontife véritable. Et, oui, l’Église, ressurgira par la grâce de Dieu, hors de la subversion dite conciliaire, quand l’épreuve aura purifié les cœurs et révélé les âmes fidèles et ferventes.
Il ne s’agit ni d’un schisme, ni d’un refus du Pontificat in se, mais bien d’un acte de fidélité à la vraie Papauté, au vrai Magistère, à la vraie Église. Éloigné des illusions canonico-diplomatiques, cette position assume une solitude féconde, douloureuse certes, mais vivifiante. Elle rappelle à chacun que le Christ a promis des pasteurs fidèles à toute sa doctrine, sans accommodement, sans agenda mondain, sans trahison du dépôt sacré.
Demandons donc, à l’école de Mgr Roy et de ceux qui, en silence ou en prédication, suivent cette ligne droite, la grâce de la persévérance : que vienne un Pape, non de la machine moderniste, mais du cœur fidèle de l’Église, restée petite, mais intacte, par ses évêques notamment.
Sentence d’autorité
Dans son sermon du IIIème dimanche de Pâques, le 11 mai 2025 Mgr Pierre Roy :
« Certaines personnes sont dans l’incompréhension totale de la situation de l’Église et de la papauté. Ils ne comprennent pas que reconnaître quelqu’un comme étant le Souverain Pontife ne peut pas se réduire à une approbation du bout des lèvres en disant « Je le reconnais comme pape ». Cela veut dire se soumettre à lui. En d’autres termes, dès le moment où nous reconnaissons quelqu’un comme étant le Souverain Pontife, moi en tant qu’évêque, il faudrait que j’aille à Rome pour me soumettre à lui. (…)
Cela veut dire que bien qu’ils disent le reconnaître, les gens de mon ancienne congrégation, la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, en réalité, ne le reconnaissent pas, ne se soumettent pas à lui, ne lui obéissent pas. Ils n’ont obéi à rien de ce qu’a demandé « François » à l’Église, enfin la nouvelle église. (…)
Alors pourquoi pouvons-nous être certains que cet homme (Robert Francis Prevost) ne possède pas la papauté qu’il prétend avoir ? (…)
Ce n’est pas parce que nous ne sommes pas attachés à Rome, que nous n’aimons pas le Pape ou que nous n’aimons pas l’Église que nous nous tenons à distance, mais c’est parce qu’à partir de tout ce que nous avons pu voir et savoir sur lui, nous constatons qu’ils continuent la révolution de Vatican II. (…)
Je ne pense pas que le Pape, le Pape catholique que nous attendons va venir d’une élection qui aura lieu au Vatican. Je pense que des événements majeurs vont survenir, il y aura des guerres, des destructions qui pousseront à la chute de l’église Novus Ordo. Ceux qui resteront, que Dieu aura épargné pour assurer la continuité de son Église, seront capables avec la grâce de Dieu de rétablir l’Église sur ses bases. Je ne pense pas qu’il faille attendre des hérétiques qu’ils nous donnent un Pape. Comment des hérétiques qui adhèrent totalement à l’erreur produiraient un vrai Pape ? (…)
Nous ne devons pas être dupes, « François » n’était pas le problème, le problème c’est Vatican II. Tant que ces gens continueront dans la lignée de Vatican II, nous savons que la crise de l’Église continue, nous savons que nous devons résister, nous savons que nous devons rester fermes dans notre foi, inébranlables dans la défense de la tradition catholique. (…)
Si « Léon XIV » est catholique, alors qu’il condamne Vatican II, qu’il condamne la nouvelle messe, qu’il ramène l’Église à sa Tradition, que la vraie Église, Elle, n’a jamais quitté, évidemment. (…)
Demandons la grâce de la persévérance, car notre position n’est pas facile : on nous décrit comme des schismatiques, comme des gens qui n’aiment pas le Pape, comme des gens qui sont rebelles, orgueilleux. Non, nous aimons l’Église la vraie Papauté, nous voulons que Notre-Seigneur Jésus-Christ soit promu et que la doctrine de Notre-Seigneur Jésus-Christ soit prêchée à toutes les nations par les Papes et non pas l’agenda woke qui vient du monde. Le monde n’a pas besoin que le Pape prêche un agenda woke. »
Pour les anglophones
Pourquoi nous ne reconnaissons pas « Léon XIV » comme pape. Mgr Roy
Merci au site de la Contre révolution pour cette traduction
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Extraits sur l’Église et la fausse autorité – Mgrs Roy et Pivarunas
Mgr Pierre Roy : «notre rôle {aux évêques} n’est pas un jeu»
Identitaires ET catholiques intégraux – Riposte équilibrée à l’adresse de Daniel Conversano
Trépas de Jorge Mario Bergoglio, alias François zéro — Il n’y a toujours pas de Pape !
Fausse espérance : du trône royal vacant à la Papauté en plastoc !
⁂ Manifeste : foi, nation & autorité ; pères, prêtres & actions ⁂
Réfutation des erreurs de la FSSPX et de Mgr Tissiers de Malerais (abbé Zins)

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