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Publié le par Florian Rouanet
Des origines à Pie XII, au niveau des Papes, nous observons cette constante pour la plus grande gloire de Dieu.
Sommaire :
A. Pape au service de l’Église du Christ
B. Obéissance due à l’autorité papale
C. Acceptation pacifique et universelle-*-
A. Pape au service de l’Église du Christ
L’Église enseigne que l’autorité papale est une mission de service, et non un pouvoir arbitraire.
Saint Grégoire le Grand (VIe siècle), surnommé « Serviteur des serviteurs de Dieu », exprime cette idée concrète en affirmant :
« Le pasteur suprême doit veiller à ce qu’il ne recherche pas sa gloire, mais le salut des âmes confiées à sa charge. »
Le Pape agit comme gardien du dépôt de la foi (1 Timothée VI, 20) et ne peut en modifier la substance. Il est soumis à la Parole de Dieu et à la Tradition.
« Ô Timothée, garde le dépôt, en évitant les discours profanes et les objections d’une science faussement ainsi nommée. »
Premier Épître de saint Paul à Timothée, 1 Timothée VI, 20 selon la traduction d’Augustin Crampon (édition 1923)Et comme l’expliquait le Concile du Vatican :
« Le Saint-Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils inventent de nouvelles doctrines, mais pour qu’ils gardent fidèlement et expliquent ce qui a été transmis par les Apôtres. »En outre, saint Thomas d’Aquin écrit dans la Somme théologique :
« Si un supérieur commande quelque chose de contraire à la loi divine, il n’est pas à suivre, car on doit obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes »
Somme théologique, II-II, q. 104, a. 5.Concile du Vatican, Constitution dogmatique Pastor Aeternus (18 juillet 1870) :
« Le Saint-Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils fassent connaître, par sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance, ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi. »
Saint Pie X (1903-1914) insiste sur le devoir du Pape de conserver intacte la doctrine reçue :
« Rien n’est plus contraire à l’autorité pontificale que cette idée selon laquelle le Pape pourrait imposer une doctrine nouvelle ou contraire à la Tradition. »
Pascendi Dominici Gregis, 1907.Le Pape est le garant de la foi catholique et un serviteur de l’Église du Christ. Il n’a pas le pouvoir d’inventer de nouvelles doctrines ou de modifier ce qui a été transmis par les Apôtres. Comme le rappelle Pie IX (Concile du Vatican), « son autorité découle de son union avec la vérité divine, et non de sa volonté propre ».
Ainsi, le Pape n’est pas un tyran qui fait ce qu’il veut et imposerait tout, contre la Foi. Il est au service de l’Église du Christ. Toutefois, si son enseignement est en concordance avec la doctrine catholique – et il ne peut que l’être s’il professe la foi catholique –, alors là, oui il faut suivre son enseignement (foi et morale, solennité) et ses mesures.
B. Obéissance due à l’autorité du Pape
Si cette condition requise, obligatoire, objective et évidente reconnue par la Tradition est remplie, alors les fidèles doivent obéir à ses enseignements, en matière de foi et de mœurs, essentiels au Salut. Tout cela découle de l’infaillibilité papale, professée bien avant le Concile du Vatican, ainsi que de la Divine constitution de l’Église, soutenue de l’Esprit Saint Lui-Même.
Le rôle du Pape n’est pas celui d’un souverain absolu, mais d’un serviteur fidèle de la doctrine du Christ. Sa mission est de protéger, expliquer et transmettre le dépôt de la foi reçu des Apôtres. Les Papes, de saint Pierre à Pie XII, ont souligné cette vérité fondamentale.
Mais voici des enseignements traditionnels et catholiques à ce sujet :
« Les fidèles doivent se soumettre humblement et fidèlement au jugement du Saint-Siège, qui, en raison de la divine constitution de l’Église, est le guide suprême et infaillible en matière de foi et de morale. »
Pie XI – Encyclique Quas Primas, 1925.« L’Église du Christ est une monarchie, dans laquelle le pape agit comme le vicaire de Dieu sur la terre. Son autorité est de droit divin et non pas humain ; il faut donc obéir à ses enseignements en toutes choses qui touchent à la foi et à la morale. »
Saint Robert Bellarmin (1542-1621) – De Romano Pontifice, II, 29.« Le Christ a conféré à Pierre, et à ses successeurs, une autorité plénière et universelle sur tout le troupeau. Cette obéissance, si elle est bien comprise, est un acte de confiance dans l’Esprit Saint qui guide l’Église. »
Pie XII – Encyclique Mystici Corporis Christi, 1943« Toute dissension doctrinale ou morale face à l’enseignement clair du Siège Apostolique est une atteinte à la constitution divine de l’Église, car elle renie l’autorité même que le Christ a voulue pour son Épouse. »
Pie XII – Allocution à la Curie, 1950Et en effet, le Pape suivant, ci, a également condamné la proposition protestante selon laquelle il serait licite d’affaiblir l’autorité des conciles, de contredire librement leurs actes et d’en juger les décrets.
« Une façon a été conçue pour que nous puissions affaiblir l’autorité des Conciles, pour contredire librement leurs actions, pour en juger les décrets et déclarer hardiment tout ce qui semble vrai, que ce fut approuvé ou désapprouvé par tout Concile que ce soit. »
Pape Léon X, bulle “Exsurge Domine”, point numéro 28 condamnant Martin Luther (15 juin 1520).
Conciliabule Vatican II :
Donc si Vatican II est un véritable concile, comme le soutiennent les lefebvristes (et non pas un faux concile, ou un conciliabule comme le disent les sédévacantistes), alors cela voudrait dire que Luther avait raison… Les frateux de base donne ici raison aux protestants…
C. Acceptation pacifique et universelle
Une seconde idée fort répandue pour faire accepter ce « libéralisme catholique », ce modernisme est l’expression d’APU (Acceptation pacifique et universelle) conciliabulaire. Or, nous obéissions à l’Église romaine de toujours () et à l’autorité dévolue (Saint-Siège, Magistère, évêques restés fidèles à la Foi) et non aux modernistes du conciliabule nommé Vatican II.
Et il faut rappeler que, nombre de clercs, même s’ils n’étaient pas évidemment d’en tirer toutes les conclusions, notamment avec ladite Nouvelle messe, ont rejeté bien vite ce soi-disant Vatican II :
Tous les clercs n’ont pas accepté Vatican II. Ce pseudo-concile a été rejeté dès le début par le Révérend-Père Joaquin Saenz y Arriaga, par le Père Moïsés Carmona Rivera, par l’Abbé Otto Katzer, par le Père Noël Barbara et par le Père Michel-Louis Guérard des Lauriers (lesquels n’ont jamais considéré Paul VI comme un vrai pape).
Quant au reste des clercs, soit ils étaient dans un état d’ignorance invincible (dans ce cas, ils appartenaient toujours à l’âme de l’Église), soit ils ont apostasié la foi catholique en adhérant à l’indifférentisme religieux (et dans ce cas, « ils ont quitté l’Église » pour paraphraser Mgr Lefebvre).
La connaissance du catéchisme nous apporte ces 3 aspects et solutions énumérées.
Compléter :
L’assistance divine de la pastorale du Pape
Impossibilité du « Pape hérétique » dans l’histoire de l’Église

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