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Publié le par Florian Rouanet
Nous avions déjà eu un cas avec Robert Faurisson, post-soixante-huitard, athée, ex-critique littéraire gauchiste et admirateur de Wingston Churchill (sic). Il ne s’agit pas de détruire sa réputation, mais de garder la raison : un révisionniste qui se permet de parler d’autre chose que de l’histoire relative à la Seconde Guerre mondiale n’est pas infaillible. Être audible sur un sujet ne signifie pas forcément l’être sur un autre, ou encore que l’on ne se trompe jamais sur rien, sur le moindre détail non plus.
D’ailleurs, certaines variantes du « révisionnisme », remettant en cause absolument tout, de la rotondité de la terre à l’efficacité des vaccins contre le tétanos, sont souvent mal placées et laissées en roue libre. Tel serait pour l’exemple le « récentisme » – le Moyen-Âge n’a pas existé, ce qui confine au négationnisme, et pour de vrai – professé par les Dortiguier, les Oleg. Voilà qui relève proprement du scandale, de l’esbroufe et dur la bouffonnerie la plus absolue.
Vincent Reynouard, personnage opiniâtre, courageux et avenant a, depuis la ruine de son mariage et sa toute première sortie de prison, progressivement dévié de moderniste à bouddhiste (sic). Son révisionnisme, poussé trop loin, fait qu’il en est venu à nier la réalité des saints Évangiles. Ces turpitudes gravissimes ne retirent évidemment rien à son utilité naturelle, mais il va falloir cesser d’idolâtrer benoîtement tel ou tel « influenceur », cela aussi reste proprement scandaleux, surtout de la part de catholiques.
Les révisos allemands, en contrepoint, sont beaucoup moins dans le spectaculaire et prennent plus cher judiciairement encore, mais eux ne font pas de bruit, ne se vantent pas à longueur de vidéo de leurs amours, de leurs souffrances infligées par le Système, de leurs diplômes, ne font pas la manche et font leur travail ! Le prix Robert Faurisson a récompensé un véritable combattant cette année en la personne de Fröhlich.
Pour toutes ces raisons, nous saluons ce travail salutaire de l’abbé Rioult, dont toutes les interventions théologicopolitiques nous sont familières, car compatibles avec le mouvement Deus Vult. Il n’est jamais démodé grâce à son aptitude à traiter de l’actualité, et notamment de celle liée à la dissidence politique au sens large du terme. Nous avons là un abbé fasciste des temps modernes, prêt à bénir nos bottes de chasse, qui rappelle à notre bonne mémoire Mgr Benigni, Mgr Mayol de Lupé ou encore l’abbé Julio Meinveille.
Pour travailler le thème du « corporatisme et du catholicisme ».
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