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Publié le par Florian Rouanet
Avant de passer aux extraits de lettres qu’Augusto Turati a écrit pendant la guerre de 14-18, commençons par présenter brièvement le personnage et surtout, comment il en est arrivé au poste de secrétaire général du PNF.
Augusto Turati est né à Parme le 16 avril 1888 où il y commencera sa jeunesse pour ensuite, déménager à Brescia. Il a 26 quand la guerre éclate. Augusto Turati se portera volontaire en 1915. En 1918, le conflit terminé, il revient à Brescia et retrouve son poste de rédacteur en chef au sein du journal »Provincia di Brescia ». Deux ans plus tard, il rejoint les »Faisceaux italiens de combat’‘ puis, l’année suivante, le fameux Parti National Fasciste. Entre 1926 et 1930, il occupe le poste de secrétaire général du PNF.
En 1929, Benito Mussolini parlait de lui en ces termes :
»(…) Un homme de passion, de foi et de sagesse. (…) M. Turati est avant tout un combattant. Il est venu presque directement des tranchées au fascisme. Il y a en lui quelque chose qui révèle l’âme méditative et dédaigneuse tout à la fois de l’ancien fantassin. (…) Un homme que je place au nombre des plus fidèles de la Révolution fasciste. »
Reflets de l’âme fasciste. Augusto Turati. Préface de Benito Mussolini.
Ci dessous, j’ai sélectionné ces passages, car je les trouves motivants et très parlant encore à notre époque. Elles sont un exemple de grandeur fasciste. Les valeurs qu’elles véhiculent sont encore en nous.
Voici maintenant quelques extraits de lettres marquants, écrits dans les tranchées de 14-18 et tirés du chapitre »La préparation » de l’ouvrage »Reflets de l’âme fasciste » d’Augusto Turati :
« Crie-le, toi qui est au milieu de ceux qui ont peur, que nous sommes forts, que nous sommes plus qu’hier décidés et sûrs de nous-mêmes, que nous vaincrons même sans leur encouragement et leurs applaudissements, crie-le que nous avons voulu la guerre, nous qui étions le petit nombre, et que nous aurons la victoire, nous qui aujourd’hui sommes nombreux parce que nous sommes forts. (…) Fustigez sans merci tous les lâches, défendez contre tous l’œuvre que notre gouvernement et de notre armée, ne permettez pas que l’on discute.
Aux miracles que nous avons accomplis, il faut en ajouter un autre : celui de ne pas bavarder, de vouloir, d’oser.
(…) Jusqu’au dernier, jusqu’à la victoire, jusqu’à la mort.»
11-3-1916
« La discipline : voilà la grande force ; mais pour l’aimer, il faut la respecter. »
15-4-1916
« Pâques s’approche… Pour être vraiment joyeuses, nos Pâques doivent être des Pâques de complète résurrection. Tout ce qui est honteux doit être mort définitivement ; tout ce qui est lâche, faible, égoïste, n’est plus à nous. Une beauté idéale de sacrifice éclaire toutes les cimes ; chaque tourment, chaque mort, chaque douleur s’élève jusqu’à devenir une foi.
Quel que soit notre destin, nous voulons chanter enfin l’hymne de notre vraie et grande liberté.
Quiconque a peur, craint, hésite, ne peut être avec nous. Il faut que chacun éprouve le dégoût de cette engeance… »
18-4-1916
« Un peu de repos après quinze jours d’anxiété et de combat. Mon bon capitaine et quelques-uns de mes plus chers frères d’armes sont tombés. Mais aucun de nous ne compte ; il faut vaincre, repousser l’ennemi. »
29-7-1916
(…) Je ne te cacherai pas que j’aime la guerre : nous avons grandi avec un désir insatisfait de grandeur, désir qui se repaissait de duels moyenâgeux, d’exploits garibaldiens ou mieux, de gestes garibaldiens, de rébellion, de panache et de chansons, et nous nous sommes trouvés obligés de faire les comptables et les lettrés de revues à vingt centimes. »
10-9-1916
« Tu es triste, trop triste . Tu continues à souffrir du mal dont nous souffrions ensemble. Moi aussi, je sais ce que tu sais, mais cela ne me fait pas peur, je n’en souffre pas. Il me semble que toutes ces vilaines gens sont trop bas, trop sales pour pouvoir vraiment faire du mal à qui sait combattre et à qui sait mourir. (…) »
17-9-1916
« (…) J’ai eu un instant de faiblesse et j’ai pleuré. Puis j’ai pensé que tous ces morts marquent les étapes de notre victoire.
Que comptons-nous, que vaut notre jeunesse devant la nécessité de vaincre ? Ceux qui ont douté peuvent pleurer, mais non pas nous, jeunes gens qui avons souffert hier et rêvé d’une Italie forte et libre.
(…) Tu resteras pour dire que tous ceux-là sont tombés et savaient pourquoi ils tombaient. Je te l’assure, aucun d’eux n’a jamais tremblé, aucun d’eux n’a eu un instant d’hésitation. (…) »
21-10-1916
« (…) Ici je suis bon dans le sens que j’attribue à ce terme : bon parce que je sais travailler.
Et toi, ne crains pas : tant que tu sentiras en toi la joie d’être et d’agir, tu ne peux être mauvais. Et crois-moi : le secret réside dans la bonté. (…) »
30-11-1916
« (…) L’amour de la patrie est comme la foi religieuse : je voudrais que l’un et l’autre fussent muets, purement une exaltation et une élévation, faite de timidité, de silence, d’attente. Il y a trop de gens qui braillent leur amour pour la patrie mais tremblent à chaque instant et sont toujours lâches. Mieux vaut travailler en sa taisant et laisser aux autres le soin de constituer le chœur. »
2-5-1917
« (…) Nous sommes enfin seuls, visage contre visage, baïonnette contre baïonnette. Si nous en sortons, nous suivrons, à partir de maintenant, notre plus lumineux destin. Chaque sacrifice est bien petit, chaque renonciation un don bien misérable. Ici, on ne fait ni devis ni bilan : on joue sa dernière carte qui peut vous sauver ou vous perdre définitivement.
Parmi les brigades héroïques, citées à l’ordre du jour, se trouvent les chers compagnons de notre enfance et de notre jeunesse : je les savais prêts à tout et sûrs d’eux-mêmes. Jeunes gens que j’ai dirigés dans les manifestations, que j’ai incités à l’amour de l’art, de l’énergie, de la liberté… Je savais qu’ils ne manqueraient pas… bravo ! Je souris et j’attends mon tour. »
26-5-1917
« Une chose est nécessaire : que nous soyons complètement victorieux, et pour cela, il faut avant tout que nous puissions nous dire à nous-même la vérité. (…) Cessons une bonne fois de croire qu’il y a quelqu’un qui se sacrifie pour nous.
»Il faut tuer », voilà la terrible nécessité. »
3-9-1918
« (…) Ici, nous sommes prêts du premier au dernier, possédés par une seule idée mais bien claire : l’Italie doit être grande, libre, forte.
Nous pouvons discuter sur tous les points, mais non pas sur celui-là.
Un jour, en présence de la mort, nous avons pensé et voulu cette chose pleine d’assurance et d’audace : n’être qu’une flamme vivante. (…) »
13-12-1918
Reflets de l’âme fasciste. Augusto Turati. Éditions Reconquista Press. 2019.
Augusto Turati nous offre, à travers ces quelques correspondances, ce qu’est véritablement l’âme fasciste. Pleine de bonté, de bravoure, de droiture et de sacrifices pour une cause qui lui est supérieure. Nous pouvons ici facilement constater qu’Augusto Turati, à une époque où le fascisme n’existait pas encore, avait déjà naturellement toutes les qualités d’un grand fasciste. Là, dans la boue sanguinolente des tranchées, ce héros de guerre nous écrit le fond de sa pensée avec une sincérité qui ne pourrait être autrement.
Des temps durs, naissent les grands hommes.
Augustin.

«Qu’est-ce que le fascisme ?» de Maurice Bardèche (seconde partie internationale – extraits)

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