• Contre-révolution: genèse-postérité-doctrines – Pierre de Meuse



    2 conférences pour étayer le sujet

  • Entretien du Cercle Henri Lagrange avec Pierre de Meuse (docteur en droit international, ancien professeur à la faculté de philosophie de l’Institut catholique de Toulouse)

    Au sens large, contre-révolutionnaire décrit celui qui s’oppose à l’essentiel des idées de la Révolution française (Antoine de Rivarol est à la fois « traditionnel », mais très voltairien, il n’est donc pas contre-révolutionnaire !), tandis que la réaction (le réactionnaire) est la vue négative de l’ennemi, elle réagit à la Révolution.
    Le monarchisme et la contre-révolution ne se confondent pas toujours et ne sont pas synonymes en tout cas, bien qu’en France, nous avons certes une révolte chouanne, une tradition (mot sécularisé par Edmund Burke) dynastique nationale et que l’Action française historique, ou encore Joseph de Maistre, ont revendiqué ce dernier point.

    Aussi, la contre révolution est antérieure à la révolution française, dans le sens où, il s’agissait des principes pouvant maintenir la Cité catholique, du baptême de Clovis à la Sainte Ligue en passant par le Corpus thomisme. Cependant, l’après Révolution imposera le fait d’ajuster et d’actualiser ses idées, toutefois sans se renier, avec un Antoine Blanc de Saint-Bonnet.

    À part, on nommera volontiers le général Francisco Franco par exemple, lequel n’est ni phalangiste ni carliste, cependant il a su se baser sur ces forces, en étant pieux et courageux ; sans être toutefois pas un bon doctrinaire ou un home cultivé…

    M. de Meuse semble anti-surnaturaliste (mépris de la nature et de l’action, même quand elle est légitime) ce qui est bien, mais plus gallican qu’ultramontain (politique catholique à travers les temps), en plus de vouloir se distinguer radicalement des squadristes et autres fascistes, ce qui est un défaut hélas, mais il demeure intéressant, et fait le lien entre l’Iliade et Academia Cristiana !

    Il est exacte de dire que l’expression négative de contre-révolution, comme il y eut la contre-réforme hostile aux protestants est une point faible lorsque l’on est censé incarné le bien, le beau et le vrai, et non directement la négation d’un quelconque mal (qui ne doit être qu’un effet du Bien défendu !). Cette faiblesse, l’expression d’intégralisme catholique ne l’a pas !

    Ici, il rajoutera le fait que les contre-révolutionnaires d’autres générations ont puisé dans Burke, dont Donoso Cortès et Carl Schmitt ! Il sera encore question également de Louis de Bonald, rejeté de Napoléon Bonaparte et futur « porte paroles » des royalistes dit Ultra. Mais dans cette intervention nous rejetons sa vague distinction d’une franc-maçonnerie d’antan et actuelle (en présentant le second cas comme plus faible intellectuellement ou autre…) :


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