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Publié le par Florian Rouanet
Nous vous avons promis d’en parler et d’y revenir.
Mgr Viganò, avant les sœurs Clarisse, avait subi le même sort.Différents clercs au travers de l’abbé Rolland, du père Jacques et de l’abbé Dutertre en ont parlé au bon moment.
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Notes liminaires sur son cas :
Mgr Viganò a publié récemment des documents importants, disant notamment qu’il souhaitait simplement vivre en catholique, partant en considérant que, comme dans le Credo, qu’une seule Eglise existe.
En réalité, Mgr Viganò fait, 30 ans après, du Mgr Lefebvre vis-à-vis de Bergoglio, come naguère, la FSSPX avait un doute sur la légitimité de Paul VI/Montini. Il n’ose pas remonter hélas jusque le décès de Pie XII.
Mgr Viganò a évoqué, en outre, la bulle « disciplinaire » de Paul IV, contrairement aux défenseurs de la thèse (ou Talmud) de Cassiciacum. Cela le fait sortir des sentiers battu.
Ainsi, il y a certes de la confusion, mais aussi une bonne dynamique avec des lignes de démarcations qui bougent et se prononcent.
Cette démarcation radicale se repère d’autant plus qu’avec un François/Bergoglio, il y a un faux Pape LGBT à peine crédible, qui s’oppose, tel un petit diable, véhémentement au rite latin de la messe catholique (Oremus).
Il est intéressant de constater que ces évènements sont des effets directs de Vatican II, avec un clerc faisant chemin inverse, objectivement parlant (il fut réordonné évêque sous condition cette année par Mgr Williamson (Oremus).
Ils ne sont pas nécessaires au gouvernement de l’Eglise certes, mais cela fait toujours plaisir, et ce, à mesure que les ralliés se font de plus en plus dévorer ; ce qui prouve par ailleurs un manque d’unicité au sein de la fausse « église conciliaire » (posant des actes et enseignements contraire à la foi des vrais Papes, pré-« Vatican II »).-*-
Comme le confirme le père Jacques de Saint-Joseph, il faut se rassembler autour de ce type d’évêque, afin d’espérer élire un Pape catholique, universel et légitime, et ainsi de retrouver une Eglise avec une tête visible, un pasteur du troupeau.
Toutefois il n’a pas encore toutes les lumières pour cela.En effet, il demande encore, cette fois-ci 30 ans après l’abbé Georges de Nantes, à des « cardinaux » largement modernistes et choisis par Bergoglio, de déposer leur propre chef : ce qui n’existe pas dans la doctrine/le Droit canon catholique (on ne dépose pas la plus haute autorité humaine sur terre qu’est le Pape, en revanche, elle se dépose d’elle-même par le fait de l’hérésie ou du schisme ; c’est une sécurité absolue, une protection logique et infaillible de la foi).
La seule étrangeté de l’intervention est cette demande de chercher à tout prix des anciens conciliaires.
Mgr Viganò ne dépasse pas tant que cela l’opinonisme, ou croit à la déposition d’un Pape. Il y a du vétéro-guérardisme là-dedans, un côté abbé Belmont : sur le fait d’attendre un soi-disant « cas régulier », une légitimité, de la part des cercles romains modernistes extérieurs à la foi.Nous semble-t-il, la légitimité de l’Eglise, se trouve chez les derniers évêques, prêtres et fidèles (en dernier), professant et vivant de la foi catholique.
On dirait que chacun fini par être décevant, comme lorsque Maxence Hecquard n’assume plus en confondant le mysticisme conclaviste des palmaristes avec la notion conclaviste de la juridiction universelle (tout ça pour ça, même si certes, aucun catholique n’a envie de se voir affubler de pareils mots horribles comme cela…). Tout le monde n’a pas le courage de Mgr Squetino.
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L’abbé Rolland, ex abbé Grossin, dit juste aussi. Avec Mgr Viganò, on quitte davantage la partie théorique avec un cas pratique, du concret.
Et il n’y a nulle besoin de faire 6 ans de séminaire (à finir éventuellement déformé ici ou là) pour le saisir.Il faudra suivre dans le temps et laisser mûrir Mgr Viganò, malgré son âge avancé et sa réaction tardive, voir comment le tout évolue !
Cependant, il s’est fait connaître en partie avec le conspirationnisme : la pédomanie de réseau, et, lors de la crise covid, il a cru au moins temporairement en la « sainte Russie » de Poutine, et ce, après avoir pratiqué lui-même l’œcuménisme pendant des décennies… Aussi, nous ne savons pas quelle étendue « surnaturaliste » (lot d’articles à découvrir), il donne audit Secret de la Salette.
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Autrement, nous rejoignons ainsi l’abbé Dutertre sur ce point précis : celui d’être prudent et de ne pas voir en lui un sauveur impeccable, car avec sa « pensée propre » et son isolement, il ne pourra pas faire grand-chose.
Il est remarquable aussi de constater la différence de traitement entre le « père » du LGBTisme américain (James Martin, ce dernier mêle Vierge Marie noire et drapeau LGBT, fait l’éloge de telles « pratiques » pour les catholiques…), très soutenu de François/Bergoglio, tandis que Mgr Viganò serait « anathème ».
Nous éviterons seulement d’affirmer les innovations/âneries selon lesquelles il y auraient deux entités dans une seule Eglise divine, entre les conciliaires matérialiter (juridiction, conclave) et les traditionnalistes de constat sédévacantiste conservant la foi seule (style Mgr Sanborn).
Toutefois, il est vrai que Mgr Viganò semble avoir plus de clairvoyance que Mgr Lefebvre en son temps, mais ce n’est plus le même contexte, et il est plus facile de se rendre compte du mal lorsque l’on est plus dans le feu de l’action. Maintenant, Mgr Musey, c’est le minimum !
La logique implacable est confrontée au même dilemme suivant entre le rejet ou l’acceptation – total – de Vatican II.-*-

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