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Publié le par Florian Rouanet
Petite tactique, après un article chrétien, voici un article fascisant !
Dans cet ouvrage, Jean Daluces (Jacques Benoist-Mechin ?) nous présente une synthèse claire et complète de l’histoire du national-socialisme. L’auteur a le grand mérite de mettre en lumière des aspects généralement négligés par la masse et les médias. Il excelle à nous faire comprendre les points de vue des différents protagonistes en s’appuyant toujours sur des faits précis et des témoignages indiscutables.
Une source livresque telle que celle-ci sera toujours plus impartiale et intéressante que les délires déconnectés et archi-conspi tel que les échanges de lettres entre Pike et Mazzini qui prétendent dénoncer le communisme et le nazisme au temps de Cavour (sic) : crédibilité : 0%.
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Sachez tout d’abord que les régimes vaincus ne sont pas directement responsables de toutes les manipulations qu’entreprend le régime d’après. Et les vainqueurs qui salissent Louis XVI et les Vendéens, sont les mêmes qui rejettent allègrement le Maréchal Pétain et plus encore les fascismes européens. En cela, le régime ne se trompe pas et demeure logique avec lui-même : 1945 est sorti de 1789, la Ve gueuse est tirée de la 1ère, ce n’est que le train qui revient sur ses rails via le Tribunal de Nuremberg. Tribunal international qui, à travers le « national-socialisme », a condamné en réalité les Blancs, leur civilisation, ainsi que toute notion d’ordre naturel par définition.
Adolf Hitler avait sorti l’Allemagne de la déchèterie. Les Allemands étaient au troisième sous-sol, dégénérés, se roulaient dans la boue et sombraient dans les partouzes, la zoophilie, et j’en passe… Nous n’avons pas idée de ce qui se tramait dans la population avant 1933, sous la République de Weimar.
De plus, c’est toujours en rétablissant le contexte qu’il faut parler d’un événement. Le chancelier ne s’explique pas sans le Traité inique de Versailles, la découverte de la biologie moderne, l’héritage pangermaniste et bismarckien du pays (un homme est souvent le fruit de son époque, même quand il s’oppose à la situation globale), etc.
L’histoire humaine obéit à d’autres ressorts que de pures conspirations (il serait réducteur de n’évoquer que ce genre de trame), comme avec la tyrannie19 : bons à rien vénaux des institutions, technophilie primaire, risque zéro bourgeois, peur de la mort de 68arde, etc.
Hélas, de nos jours, nous n’avons plus le matériel humain de l’entre-deux-guerres à dispositions, et il va falloir nous débrouiller avec cela…
Broché : 450 pages, sorti en 1994.
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Face à la désinformation à laquelle se trouvent confrontés tous ceux qui s’intéressent au IIIe Reich, le « Daluces » est l’outil indispensable pour comprendre les enjeux de cette époque. Cet ouvrage, devenu introuvable, a pris valeur de référence pour tous ceux qui refusent de se satisfaire des idées reçues, véhiculées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Jean Daluces nous présente une synthèse claire et complète de l’histoire du national-socialisme. La matière abordée est somme toute classique et elle a été traitée en de multiples ouvrages, mais l’auteur a le grand mérite de mettre en lumière des aspects généralement négligés. Il excelle à nous faire comprendre les points de vue des différents protagonistes, en s’appuyant toujours sur des faits précis et des témoignages indiscutables. Le lecteur peut ainsi accéder à une meilleure compréhension de la période et découvrir un certain nombre de faits généralement passés sous silence. Ainsi, qui se souvient que c’est la France qui a donné, dès avril 1934, le signal du réarmement allemand en renonçant officiellement à tout projet de sécurité collective qui l’aurait obligée à réduire elle-même ses armements ? On a également oublié dans quelles conditions fut réalisé en janvier 1935 le plébiscite de la Sarre qui se termina par un triomphe de l’Allemagne. Certaines déclarations révèlent le degré de sottise et d’aveuglement de nos gouvernants de l époque. Ainsi, Léon Blum qui, en novembre 1932, prophétise que « Hitler est à jamais écarté de l’espérance même du Pouvoir », deux mois avant l’entrée de l intéressé à la Chancellerie… Mieux que tout autre historien, Jean Daluces a su distinguer quels étaient les ressorts principaux de la lame de fond brune. Un phénomène bien étranger aux caricatures qu’en proposent alors ses adversaires. L’auteur propose la synthèse la plus complète existant à ce jour sur ce qui a fait l’originalité de l Allemagne national- socialiste et explique la fascination qu’elle exerça alors sur bon nombre de jeunes Européens : de Robert Brasillach, l’intellectuel de droite séduit par le « fascisme immense et rouge », à Marc Augier, un des responsables des Auberges de jeunesse socialistes et futur écrivain sous le nom de Saint-Loup, qui, lui aussi, entendait « aller au devant de la vie ». Bref, le « Daluces » est sans conteste l’ouvrage indispensable pour comprendre ce que fut le phénomène hitlérien qui fit trembler l’Europe et le monde. Une lecture utile et enrichissante.

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