• Dans les coulisses de Serviam avec Rex – Augustin



    Rencontre avec ceux qui font vivre — non sans foi, intelligence et verve —, l’esprit et la mission de Serviam au quotidien

  • Entretien avec un membre de l’équipe

    L’idée de ces entretiens est de vous donner la possibilité, à vous chers auditeurs/lecteurs, de connaître plus en détails les messieurs (gaulois et catholiques) de la fameuse équipe de Serviam.
    Aujourd’hui, nous accueillons Rex !


     1 — Bonjour Rex, tu as l’honneur d’être un membre apprécié de Serviam et c’est un réel plaisir de faire cet entretien avec toi. Peux-tu te présenter succinctement et surtout nous dire quel a été ton cheminement intellectuel pour en arriver là où tu es actuellement ?

    Mon père a battu le pavé universitaire des années 1980, lorsque le combat révisionniste faisait rage. J’essaie d’actualiser son œuvre à ma manière, en y ajoutant mon propre cheminement, un engagement politique nationaliste et une conversion catholique.
    En quelque trente années, entre la capitale française et mes attaches méridionales, j’ai développé le double visage d’un homme à moitié citadin, à moitié campagnard.

    2 — Quels sont les personnages (familiaux ou historiques) qui t’ont le plus inspirés ?

    Le père joue toujours un rôle essentiel, surtout lorsqu’on est le dernier-né ; plus encore lorsqu’il apporte un héritage immatériel, vous introduisant aux ordres antiques, médiévaux, renaissants et contemporains.
    Côté histoire, je m’inspire volontiers des figures du monde néo-latin : Benito Mussolini, Donoso Cortés et José Antonio Primo de Rivera demeurent, à mes yeux, parmi les plus marquants. Cela dit, des exemples aussi puissants existent ailleurs — notamment chez les Germains — : pensons à un Léon Degrelle belge, pourquoi pas ?

    3 — Quels sont tes auteurs préférés, ou pourquoi pas tes réalisateurs et réalisations préférées ?

    Il n’est jamais aisé de restreindre pareille liste. Retenons l’essentiel : Baltasar Gracián, pour la formation de l’esprit, et Pic de la Mirandole, plaidant pour l’unité des doctrines augustiniennes et thomistes. Ainsi restons-nous dans le littéraire, sans verser trop dans le militant — quoique les deux peuvent se rejoindre !
    Et puisque j’ai promis d’être concis, je vous donne rendez-vous, non pas chez Alice (Cordier) au Pays des *merveilles (mot véritable ci-dessous), mais au cœur du monde merveilleux et christique de Narnia.

    4 — Quels seraient les conseils que tu donnerais à la jeunesse d’aujourd’hui ?

    À la jeunesse française, submergée par le cosmopolitisme et l’empoisonnement numérique, je dirais ceci : recentrez-vous sur l’essentiel. Ne gaspillez ni votre temps, ni votre argent, ni votre énergie en distractions sans mesure et autres ‘bitchies‘. Tous ne méritent pas votre attention : savoir s’en préserver, c’est déjà tenir bon et rester souverain. Et, en effet, commençons par les nôtres également.
    Il est si commode d’appartenir à une époque gavée d’écrans ! Courage donc : revenons à l’enracinement et à la tradition. Ce sont les seules forces qui survivent, comme l’héritage à travers l’oubli. Formons-nous, devenons des chefs de foyer, des pères responsables ; gagnons notre pain et marchons droit, quoi qu’il en coûte, en dépit d’une actualité anxiogène entre les guerres, les taxes et les restrictions.

    5 — Et quels sont ceux, plus particulièrement, auxquels tu n’as pas pu accéder lors de ta propre jeunesse et qui te paraissent primordiaux ?

    Il m’aura manqué la morale catholique, la discipline et le goût du labeur. J’ai grandi dans un foyer aimant et très libre, sans difficultés économiques majeures, quoique modeste. Mais cette liberté laissa un vide : le cadre d’ordre. Je suis allé le chercher dans le combat nationaliste, après le décès de mon père, et je le retrouve davantage aujourd’hui — enfin — au-dedans de moi-même.

    6 — Comment imagines-tu l’avenir de la France et des Français à plus ou moins long terme ?

    Sans jouer les Nostradamus-Glauzy d’arrière-salle, je constate que les planètes s’alignent plutôt mal. Qu’importe ! Tenons bon, conservons ce brin de folie virile qui pousse à l’action et ayons ce courage nécessaire. Commençons par les principes-bannières : une Europe blanche des patries charnelles, et un catholicisme traditionaliste intègre comme fondement de l’unité : voici venir les Etats-Unis d’Europe !

    7 — Peux-tu nous décrire à quoi ressemblerait, selon toi, la France  »idéale » ? Et le Français  »idéal » ?

    Nous ne reverrons sans doute pas la génétique vigoureuse de 1914 ou de 1918, mais il faut privilégier le bon Gaulois — qu’il soit du Septentrion ou du Midi —, tout en acceptant une part intra-européenne assimilable, chrétienne et blanche.
    L’idéal serait une France patriarcale, de foyers aimants et savants : une aristocratie restaurée par la vertu et la culture. La classe moyenne, ayant tout intérêt à se faire fasciste, formerait cette avant-garde de la vraie civilisation politique — intermédiaire lucide entre deux extrêmes souvent caricaturaux et névrosés, j’ai nommé le prolétariat et la bourgeoisie.

    8 — Aujourd’hui, comment t’identifies-tu (spirituellement, intellectuellement, humainement…, etc) ? Quel est ton apport propre pour l’émission ?

    En tout cas, je ne m’identifie ni comme trans, ni comme pape moderniste materialiter. Sans provocation, je me réclame d’un fascisme politique ferme, orienté vers le Bien commun, tempéré toutefois par un catholicisme intégral.
    La Tradition est centrale : conserver la Foi des pères, incarner sociologiquement les véritables catholiques, se retremper dans l’Évangile, les saints et le Magistère des « Papes d’antan ».
    Quant à mon apport propre, ce dernier se révèle dans mes réponses aux questions.

    9 — En participant activement à l’émission Serviam, qu’espères-tu au fond ?

    Ma « mission » est d’attirer à nous les pères de famille et les jeunes mâles déterminés en quête de sens, « catholique et national ». Qu’ils se forment sans relâche, qu’ils apprennent en notre compagnie fraternelle à rire des dégénérés et des tièdes — comme si nous étions camarades de combat depuis des lustres. Qu’ils se forment aussi hors du studio : par le sport, le travail manuel, l’entraide locale. Qu’ils fondent leurs cercles militants et intellectuels, et qu’ensemble, ils contribuent à la reconquête du pays, autant que nous autres.

    10 — Selon toi, est-ce que le début ou une partie de la solution passera par le vote ? Pourquoi ?

    Je crois davantage aux burnes qu’aux urnes, si vous me pardonnez l’expression. Ce n’est pas de l’arbitraire, mais du réalisme. Néanmoins, la vie de Cité n’est pas pure théologie, même si, comme le rappelle Carl Schmitt, tout principe séculier découle toujours d’une racine religieuse.
    La démocratie post-1945 garde tout verrouillé, mais il n’y a pas à être dogmatique en la matière, là où il n’y a pas raison de l’être. J’entends le fait que certaines formations de droites radicales veuillent se servir du vote comme levier, ne serait-ce que transitoirement. Nul ne sait de quoi l’avenir sera fait ; nul n’est prophète en son pays.

    11 — Le perfection n’étant pas de ce monde, quels sont les domaines au sein desquels tu souhaiterais t’améliorer personnellement ?.

    J’aimerais approfondir l’axe doctrinale révolutionnaire-conservateur, pour mieux équilibrer la fidélité à la tradition, d’améliorer l’existant, ainsi que procéder au nécessaire tri des vieilleries inutiles.
    Sur le plan personnel  ce sera classique et sans éclat : plus de rigueur, de bonnes habitudes, une présence réelle au foyer, un travail approfondi, un engagement politique bien ordonné — et, spirituellement, une pratique plus constante de l’oraison chrétienne.

    12 — Qu’est-ce que tu rejettes intrinsèquement ?

    Je rejette viscéralement la droite molle, sionarde, inepte : cela, afin de commencer par nettoyer l’entourage « politiquement proche ». Ensuite, tout ce qui relève du combat plus évident, des ennemis en face : le post-protestantisme occidental, du libéralisme sécularisé, du modernisme pseudo-catholique, de l’individualisme divinisé, et de son prolongement général judéo-maçonnique et gauchiste — cet ultra-communisme mental que l’on habille d’ »éveil »…

    BONUS — (Éloignez vos enfants et vos proches de vos pensées pour cette dernière et ultime question qui demandera toute votre attention)
    Nous ne cessons de le répéter, tu es membre de l’équipe Serviam, ton courage et ta dévotion pour notre noble cause ne sont plus à prouver. Quelle place tient justement ton service trois pièces, ainsi que le poids de tes joyeuses ?

    Mes bourses pèsent dix tonnes — exactement comme M. Roland Hélie de Synthèse nationale. Plus sérieusement, disons qu’il m’arrive souvent de  poser ces « cojones susdites » sur la table pour imposer mon style lourd ; et, foi de gaulois — à l’instar de Dragon Ball Z —, la table s’en brise ! Mais que l’on se rassure, j’ai toujours prévu un petit « budget table » de côté. Voilà voilà !

    *braquemarts


    Très bien, nous te remercions encore une fois et espérons que tes réponses auront permis à nos auditeurs/lecteurs de mieux cerner ton personnage et ta pensée. On se dit à très bientôt dans une prochaine émission Serviam.

    Propos recueillis par Augustin J.

     

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