-
Publié le par Florian Rouanet
De la souveraineté réelle de Louis XIV — dévaluée par Louis XX, reniée par Léon XIV —
au triomphe d’un primat globaliste courant de Ceuta à l’UNESCO, le symbole abdique devant la matière quand l’eau écologique affronte l’eau baptismale,
soumettant l’arithmétique d’Ancien Régime à une seule épreuve : sommer Léon XIV de répondre devant le « vrai » Quatorze !⁂ 𝔄rène du sceptre en toc
Miroir brisé, 𝔬̂ lecteur, voici venir le vaudeville de nos hobereaux d’antichambre qui confondent le sacre de Reims avec un thé dansant pour douairières mélancoliques.
À contempler les survivances poudrées de nos cercles monarchistes et les révérences compassées qu’ils adressent à des fantômes, l’esprit le plus indulgent hésite entre le fou rire et l’accablement. Les héritiers putatifs d’une grandeur séculaire ne sont plus que des pantins désossés, incapables de soulever une hallebarde, dont toute la ferveur politique s’évapore en querelles généalogiques et en soupers de bienfaisance.
Ainsi, cette faune chamarrée, que nous affublerons sans vergogne du titre de Léon moins quatorze, porte en elle la tare originelle du défaitisme pseudo-clérical et bourgeois : elle a même troqué l’onction royale contre l’illusion démocratique, tout en rêvant d’une restauration sans larmes, sans sang et sans renoncement.Or, la légitimité ne saurait s’accommoder de ces simagrées de diocèses désacralisés. Pendant que nos ducs de pacotille dégustent leur porto tiède, la rude réalité de l’Occident s’écrit sur les parapets de Ceuta, là où le soldat veille, le regard fixé sur le détroit, face à la submersion qui gronde.
Pour régénérer une race – d’hommes occidentaux – capable d’abattre l’édifice républicain et moderniste, point n’est besoin de chimères dynastiques ni de liqueurs sirupeuses : il faut de l’eau tout court. L’eau limpide qui désaltère le lutteur, l’eau glacée qui flagelle les chairs avachies et l’eau baptismale qui arrache l’âme au bourbier du monde comme du siècle.Voici, les arrosés d’eau tiède néo-moderniste !
-
🎯 Quand le prince de carton pérore sur la nappe damassée, seule la sentinelle de Ceuta se souvient du tranchant de l’épée. 🎯
-
📌 Ralliement, Léon XIII, monarchie d’opérette, Ceuta, frontière impériale, ascèse physique, sobriété élémentaire, thomisme.
🎙️ 𝔄ntenna


L’amour du laid…

☧ 𝔏exique martial
Aiguisons notre outillage polémique afin de pourfendre l’équivoque et dissiper les brumes du compromis supra-bourgeois :
« LÉGITIMITÉ », féminin, Droit/Politique : Qualité d’un pouvoir fondé sur le droit divin, la tradition historique ou la conformité à l’ordre naturel des sociétés, s’opposant à la simple légalité de fait.
« PRÉSIDIO », masculin, Histoire militaire : Place forte ou garnison établie par une puissance chrétienne sur une côte étrangère pour surveiller les mouvements adverses et garantir la souveraineté territoriale.
« FRUGALITÉ », féminin, Morale : Vertu qui consiste à se contenter d’une nourriture simple et de ressources modestes, exempte de recherche et de superfluité.
ᛟ 𝔄ncienne école
Du temps des années lumineuses de l’Allemagne on ne se souvient pas d’autant de déchéance morale ! Invoquons la mémoire des siècles d’airain et la sentence des docteurs qui ne pliaient point l’échine devant les idoles du confort :
« Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant, et dont les princes mangent dès le matin ! Heureux toi, pays dont le roi est de race illustre, et dont les princes mangent au temps convenable, pour réparer leurs forces et non pour se livrer à la boisson ! »
— L’Ecclésiaste (X, 16-17, trad. Abbé Crampon).« Alors que notre pays a l’honneur d’accueillir Sa Sainteté le pape Léon XIV, je veux m’associer à la joie simple et sincère de ces millions de Français qui s’enthousiasment à l’idée d’être visités non seulement par une personnalité de premier plan, mais également et surtout par un père… »
— Message du duc d’Anjou pour la venue du pape de pacotille en France dans le JDD…
« La remigration n’est pas une réponse chrétienne. »
– Léon XIV, déclaration du mois de juin.
À l’étranger, en particulier dans les pays scandinaves, on rencontre souvent cette affirmation (répandue parfois même par le clergé) que l’Église serait persécutée dans le Troisième Reich. Pour rectifier cette erreur, nous indiquons ici, à titre de comparaison, l’attitude de l’État vis-à-vis de l’Église aux États-Unis, en France et en Allemagne.
Aux États-Unis, les Églises et leurs organisations sont considérées comme des associations privées. Elles sont soumises à la législation générale sur les sociétés et sur les réunions. Les membres des paroisses ou des communautés religieuses doivent entretenir eux-mêmes leurs prêtres et leurs fonctionnaires ecclésiastiques, et recueillir eux-mêmes les cotisations. L’enseignement religieux n’a pas lieu dans les écoles. Les universités n’ont pas de facultés de théologie.
En France, l’État et l’Église furent séparés de 1794 à 1801, et le sont de nouveau depuis 1905. La fortune de l’Église, estimée à une somme de 400 à 600 millions de francs, est passée aux communes et à l’État. L’enseignement religieux n’existe pas à l’école, et les universités d’État n’ont pas de chaires de théologie. Les Églises ne reçoivent pas de subventions financières de l’État, mais doivent être entretenues par les fidèles. On ne perçoit pas d’impôts pour l’Église, laquelle ne jouit pas de privilèges financiers (exemption d’impôts, etc.). L’acceptation de donations est interdite. Les étudiants en théologie et les prêtres ne sont pas exemptés du service militaire.
En Allemagne, les Églises sont des associations de droit public. L’État dépense annuellement bien des millions de RM pour les Églises et pour les appointements des prêtres. Les services des contributions de l’État perçoivent les impôts pour l’Église. Dans l’exercice de leurs fonctions, les prêtres jouissent de la protection de l’État au même titre que les fonctionnaires. Les prêtres sont exemptés de l’obligation de revêtir des fonctions publiques. Les revenus provenant de leur charge sont insaisissables. Ils sont exemptés du service militaire. L’enseignement religieux a lieu dans les écoles. Aux universités, on compte 17 facultés évangéliques et 15 facultés catholiques d’État, ainsi que des écoles supérieures de théologie.
Les Églises sont exemptées des impôts sur les donations et sur le chiffre d’affaires, ainsi que de l’impôt foncier. Il y a en Allemagne des ordres religieux masculins avec 660 établissements et 15 000 pensionnaires, et des ordres religieux féminins avec 6 000 établissements et 100 000 pensionnaires. La religion et la foi religieuse n’ont jamais été persécutées dans le Troisième Reich. La seule chose que l’État allemand interdise au clergé, c’est l’excitation contre l’État. […]
La position de l’État national-socialiste à l’égard de l’Église catholique a été rendue difficile par l’hostilité du Parti du « Centre » (l’ancien Parti politique catholique), parce que des chefs en vue de l’Église catholique avaient pris position contre le national-socialisme avant 1933. Ces rapports furent ramenés à des formes pacifiques par le Concordat du 10 septembre 1933. Le Concordat a assuré les droits vitaux de l’État et de l’Église, tout en traçant des limites nettes entre les tâches de l’un et de l’autre. […] L’enseignement religieux catholique et les écoles catholiques sont garantis. […] Par ce Concordat, l’autorité suprême du catholicisme a reconnu la révolution nationale-socialiste et confirmé l’anéantissement politique du Parti du Centre. […]
En outre, il a été créé une « Communauté du travail des catholiques allemands » sous la direction de Franz von Papen, alors vice-chancelier. La tâche de cette Communauté de travail est d’affermir la conscience nationale dans la partie catholique de la nation, et de veiller à l’entretien de rapports corrects entre l’Église, l’État et le Parti national-socialiste, afin de « développer et approfondir l’unité nationale malgré toutes les frontières religieuses ».
— Johannes Öhquist, dans Le National-socialisme, des origines à la guerre (1938)
[Photo colorisée par Nqatzy Supremacy]

Σ 𝔓lan d’attaque
Déploiement stratégique de notre réquisitoire contre les chimères du royalisme de salon :
Sommaire
Ⅰ. 🧭 La cour des miracles et les orphelins de l’onction
Ⅱ. ⚔️ Ceuta la fière ou l’épreuve du sanglier frontalier
Ⅲ. 🛡️ L’eau de source contre le kir royal : manuel d’hygiène réfractaire
Quand le carrosse se mue en citrouille républicaine 2.0

Ⅰ. 🧭 La cour des miracles et les orphelins de l’onction
Il est des spectacles comiques qui finissent par inspirer une sourde mélancolie, tant la déchéance y transparaît sous le fard des apparences. Nos cours de récréation légitimistes et orléanistes offrent précisément ce contraste saisissant entre la pompe des discours et la vacuité absolue des actes comme de la doctrine. Dans leurs salons feutrés garnis de velours élimé, des personnages hors du temps s’octroient des titres mirifiques, se congratulent mutuellement et dressent des plans sur la comète pour le couronnement de quelque prétendant exilé dans la finance internationale.
Car le péché originel de cette droite mondaine réside dans son amour immodéré des compromis douillets. La royauté française n’est plus qu’un bibelot commémoratif, une plaisanterie de fin de banquet où l’on chante la gloire des lys tout en payant docilement l’impôt qui finance la destruction de la famille et la profanation des sanctuaires.
Ces orateurs de tréteau et ces théologiens de circonstance ignorent royalement que la monarchie traditionnelle ne fut point un régime de coteries parlementaires ni un décor de théâtre pour rentiers oisifs. Elle fut une création permanente de l’effort, une lignée de capétiens cuirassés chevauchant par monts et par vaux, rendant la justice sous le chêne et frappant l’hérétique de leur estoc. Prétendre restaurer le trône en courtisant les suffrages d’une démocratie dégénérée relève de l’hallucination pure ou de l’imposture commerciale. Quand le prétendant s’affiche sur papier glacé comme un modèle d’intégration aux normes du mondialisme apatride, il cesse d’être un recours pour devenir un complice grotesque de l’opprobre national.
Ⅱ. ⚔️ Ceuta la fière ou l’épreuve du sanglier frontalier
À mille lieues de ces conciliabules poudrés où l’on s’écharpe sur des questions de préséance nobiliaire, la réalité vivante de la civilisation chrétienne ne s’embarrasse point d’arguties de cuistres. Quiconque désire comprendre ce qu’est un ordre organique et souverain doit tourner son regard vers le Sud, par-delà les collines d’Andalousie, vers ce rocher battu par les vents que l’on nomme Ceuta. Enclave hispanique fichée en terre africaine, sentinelle solitaire dressée en face de Gibraltar, Ceuta incarne/incarnait la vérité brute de la politique traditionnelle : une terre sacralisée par le sang des croisés, défendue pied à pied contre le ressac incessant de la barbarie et de la décomposition.
Sur ces remparts crénelés où flottent encore les étendards de la Reconquista, il n’y a nulle place pour les mignardises de salon dite antiraciste. La frontière n’y est pas un concept abstrait débattu par des sociologues en rupture de ban, mais un réseau impitoyable de barbelés et de fossés où le légionnaire monte la faction sous un soleil de plomb. Là-bas, l’Espagnol héritier des Tercios ne s’interroge point sur la validité des traités cosmopolites de Bruxelles ; il charge son fusil, conscient d’être l’ultime digue séparant l’héritage gréco-latin du gouffre migratoire qui menace encore d’engloutir l’Europe. Ceuta nous enseigne que la royauté véritable ne s’achète pas avec des flatteries électorales : elle se conquiert et se maintient par la force des armes et la rectitude du commandement.
Tandis que nos princes pour rire publient des manifestes tièdes rédigés dans le jargon aseptisé de la communication d’entreprise, les défenseurs du présidio africain rappellent au monde la primauté du réel. La légitimité historique ne vaut que si elle possède la trempe nécessaire pour faire face au sanglier barbare qui fouille nos frontières. Une communauté d’hommes qui abandonne ses marches militaires pour se réfugier dans l’individualisme consommateur est déjà morte, quand bien même elle conserverait les portraits de ses ancêtres sur les cheminées de ses manoirs. Ceuta demeure l’antidote sanglant au crétinisme des pacifistes et la preuve irréfutable que la vigueur d’un empire se mesure à l’âpreté de ses sentinelles.
Ⅲ. 🛡️ L’eau de source contre le kir royal : manuel d’hygiène réfractaire
Ce rétablissement de l’ordre politique et territorial demeurera toutefois lettre morte tant que l’homme soja croupira dans l’avachissement corporel et les plaisirs frelatés. Regardez ces fins de réunions légitimistes où des sexagénaires ventripotents et des jeunes gens prématurément voûtés s’abreuvent de kir royal tiède en piquant des petits-fours industriels : comment ose-t-on prétendre régénérer la France avec des tubes digestifs en capilotade et des foies saturés d’alcool de grain ?
Cette bourgeoisie décadente divague en prenant ses digestions laborieuses pour des élans contre-révolutionnaires.À ces poisons de cocktails mondains et aux mixtures chimiques dont s’empoisonne souvent la jeunesse des métropoles, nous opposons une thérapie impitoyable : l’eau tout court, mais pas celle de Léon moins quatorze. L‘eau limpide qui jaillit des roches granitiques, bue à la régalade après une marche harassante sur les crêtes ; l’eau glacée de la cascade dans laquelle on plonge sans barguigner pour cingler le système nerveux et expulser la mollesse citadine ; l’eau enfin qui lave la sueur du labeur physique sur le ring ou au fond du sillon. L’honnête homme chrétien n’a que faire des élixirs sophistiqués qui engraissent les négociants et engourdissent le jugement. Il lui faut un breuvage frugal qui maintienne le sang pur, le jarret sec et la vue perçante.
Cette discipline de la fontaine et du torrent s’enracine directement dans la plus haute théologie de l’Église. Le corps humain n’a pas été façonné par le Créateur pour servir d’outre à vin aux rentiers ou de réceptacle aux succédanés chimiques du commerce démo(n)cratique. Il est le temple de l’Esprit et le vassal immédiat d’une volonté sanctifiée par la grâce. Saint Thomas d’Aquin a rappelé que la tempérance n’est point une privation stérile, mais le frein rationnel imposé aux appétits désordonnés afin de libérer l’énergie de l’âme. Renoncez donc aux alcools mondains et aux sucreries mortifères ; saisissez la cruche d’eau pure, chargez vos épaules du fardeau quotidien et apprenez à dompter votre carcasse. C’est à ce prix, et à ce prix seul, que nous forgerons les phalanges de fer dont la cité catholique a désespérément besoin pour balayer la tourbe républicaine.
☩ ℭoup de grâce
Le rideau tombe sur la comédie des prétendants clownesques et leurs couronnes en carton-pâte. La farce a trop duré : on ne relève point une nation bimillénaire par des embrassades d’antichambre, des nouvelles messes Paul VI ou celles commémoratives sans lendemain et des soupers arrosés de mauvais mousseux. Il est temps de renvoyer Léon moins quatorze à ses études notariales et d’abandonner les nostalgies poussiéreuses aux amateurs de brocantes parlementaires.
L’heure exige le réarmement total de l’être. Que l’esprit s’imprègne de la dureté altière des sentinelles de Ceuta, que la gorge rejette les poisons sirupeux pour ne boire que l’eau claire des sources vives, et que les muscles s’endurcissent au feu d’un combat sans merci contre le siècle. Seuls des hommes sobres, instruits de la vraie foi dite préconciliaire et trempés comme l’acier des lames toledanes mériteront de voir refleurir sur notre terre le sceptre immaculé du Christ-Roi.
Si Louis XIV est le faîte de la légitimité, Louis XX n’en signe que l’étiolement et Léon XIV la profanation !
— La Rédaction pugilistique-lettrée !
« Léon XIV : de l’espoir au doute, du doute à la déception », FSSPX entre demi-molle et réveil ?
La querelle des Anciens & des Modernes, au prisme tragique sous le règne de Louis XIV
🎙️ Papes Vatican II (de Jean XXIII à Léon XIV) & combats pour la Tradition — Florian Rouanet
-

Réagissez à cet article !