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Publié le par Augustin J
Extraits de texte tirés de l’ouvrage »Les raisons d’un engagement. Mémorandum écrit par Robert Brasillach pour la préparation de son procès. » :
Le texte présenté ici est un mémorandum écrit par Robert Brasillach à la prison de Fresnes dans l’attente de son procès. Le prisonnier se préparait, avec l’aide de ses compagnons de cellule, à répondre aux questions qui pourraient lui être posées au tribunal. À la barre, Robert Brasillach ne put s’expliquer que sur certains points ; le Mémorandum détaille ces points et il contient des développements sur les questions qui ne furent pas abordées durant le procès. Il permet de comprendre les motivations de Robert Brasillach durant la Collaboration et éclaire la destinée de l’écrivain entraîné dans la tourmente de la guerre, fasciné par la force des jeunesses fascistes mais fermement attaché aux principes du nationalisme français. Dans ce document, plus politique et biographique que judiciaire, Robert Brasillach revient sur ses relations avec les Allemands depuis son retour de captivité jusqu’à son refus de partir en Allemagne en 1945, son soutien à la Légion des volontaires français, sa méfiance vis-à-vis de la Milice, ses rapports avec le gouvernement de Vichy, la crise de Je suis partout, la justification de son antisémitisme, etc. Ce Mémorandum n’était pas destiné au public, mais son intérêt explique sa publication dans les Œuvres complètes de Robert Brasillach. L’original a été perdu, le texte a été reconstitué à partir de deux copies dactylographiées. Quelques mots manquants, insérés entre crochets, ont été restitués par Maurice Bardèche, dont nous avons conservé les notes. Elles ont été intégrées avec la mention « NDMB » avec celles que nous avons ajoutées en fin de livret. Les commentaires inscrits dans la marge par Robert Brasillach ont été transformés soit en inter-titres, soit en notes de bas de page.
REGRETS, FLEURS ET COURONNES
D. : Vous vous êtes trompé sur les faits. N’aurait-il pas mieux valu ne pas écrire ?
R. : D’autres se sont trompés avant moi, depuis M. Blum qui en 1932 écrivait que Hitler était éloigné de l’espérance même du pouvoir jusqu’à M. Paul Reynaud qui s’écriait en 1940 que la route du fer était définitivement barrée, jusqu’à M. Schumann de la radio de Londres qui affirmait que 1942 serait 1918 – il va y avoir deux ans –, sans parler de ceux qui en 1914 annonçaient la mort du Kaiser comme on annonce depuis trois mois celle de Hitler.D. : Regrettez-vous ce que vous avez écrit ?
R. : Si je vous disais oui, vous penseriez que c’est pour sauver ma peau et vous me mépriseriez. Je n’ai rien à regretter des intentions qui m’ont fait agir. J’ai pu me tromper, comme tout homme, sur les faits ou sur les personnes, mais je me dis qu’il y a,à l’heure qu’il est, des jeunes gens et des jeunes filles qui pensent avec amitié à ce que j’ai écrit, même s’ils ne sont pas d’accord avec moi sur la politique. Je pense qu’il y en a sur le front en Lorraine, qui ont été déjà sur le front tunisien ou italien, qui portent dans l’armée Leclerc l’uniforme français et qui savent que je n’ai jamais voulu leur apprendre autre chose que l’amour de la vie, le courage devant la vie, que j’ai voulu économiser leur sang, et cela me suffit pour ne rien regretter de ce qui a été moi-même.D. : Ne regrettez-vous pas d’avoir engagé des jeunes gens dans cette voie ?
R. : S’ils ont à le regretter aujourd’hui, ce n’est pas à moi qu’ils doivent en demander compte, c’est à ceux qui remplissent les prisons et les camps de 300 000 Français, dressent partout des poteaux d’exécution, donnent au monde stupéfait l’image d’une France qui ne cherche pas la réconciliation de ses fils (la presse anglo-saxonne témoigne de cet étonnement), mais s’acharne à ajouter aux blessures de la guerre étrangère les horreurs de la guerre civile. Voilà les vrais ennemis des jeunes gens que vous m’accusez d’avoir entraînés. La cinquième colonne, c’est vous qui la faites en traquant des Français qui se disent que, perdus pour perdus, il vaut mieux prendre un fusil. En tout cas ceux qui m’ont écouté, ou qui sont même allés au-delà de ce que je leur ai dit, pourront me rendre cette justice qu’à l’heure du danger, je n’ai pas fui ailleurs et que je suis resté volontairement parmi eux pour courir les mêmes risques qu’eux.
Robert Brasillach.
Vous pouvez retrouver gratuitement ce vieux livre en PDF sur le lien intégré
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