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Publié le par Ugo
Merci au camarade pour cette deuxième contribution, à nouveau d’excellente facture, venant nourrir notre ligne éditoriale avec concision et conviction.
Après son analyse stimulante de la question raciale chez le Duce du fascisme italien, Benito Mussolini, cette nouvelle parution s’attaque à un thème brûlant, souvent galvaudé : une lecture à découvrir sans tarder pour qui veut dépasser les caricatures et interroger les faits.
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Introduction
Les opposants à l’anticommunisme nous qualifient de « conspirationnistes » lorsqu’il est question d’évoquer le concept de « judéo-bolchevisme ». Ainsi, ils remettent en question l’influence significative de personnalités juives dans la révolution bolchevique, au sein du parti communiste et dans la création de l’Union soviétique (URSS) en minimisant leur nombre et influence, ou en niant totalement leur existence. Cet article vise à examiner et à réfuter ces affirmations en nous appuyant sur les travaux de plusieurs chercheurs. Nous défendrons ainsi l’idée que certaines figures juives ont effectivement joué un rôle important, voire disproportionné, dans l’émergence du bolchevisme, ce qui a contribué à façonner — à juste titre — la perception du communisme, dans le monde occidental, comme un mouvement d’inspiration juive.
Le rôle des Juifs en URSS
Comme dit précédemment, ces personnes soutiennent que le bolchevisme ne pouvait être influencé par des caractéristiques juives ou que les Juifs n’auraient pas pu contribuer de manière significative à son essor. Les réfutations générales et imprécises de la discussion pourraient écarter aisément le concept de « judéo-bolchevisme » en examinant n’importe quel département soviétique et en constatant une absence de présence juive. Cependant, Richard Lynn étayera notre contre-argumentation en montrant qu’ils y étaient en réalité surreprésentés et qu’ils ont joué un rôle crucial dans le succès initial du bolchevisme:
« Les Juifs occupaient une place importante parmi les bolcheviks pendant la guerre civile entre les Russes rouges et les Russes blancs de 1917 à 1921. L’Armée rouge était dirigée par Trotski, qui était juif, et les Juifs représentaient 40 % des hauts fonctionnaires élus de l’armée. Au premier Congrès panrusse des Soviets en 1917, 31 % des délégués bolcheviks étaient juifs. Au deuxième Congrès des Soviets, ils représentaient 37 % des délégués bolcheviks. Les deux premiers chefs de l’État soviétique – Lev Kamenev (né Rozenfeld, 1883-1936) et Iakov Sverdlov (1885-1919) – étaient tous deux juifs, tout comme les premiers chefs bolcheviks de Moscou et de Petrograd – Kamenev et Zinoviev. De 1919 à 1921, les Juifs représentaient environ 25 % du Comité central du Parti . »
— Richard Lynn, Le peuple élu : une étude de l’intelligence et des réalisations juives
Arkady Vaksberg quant à lui, documenté dans son livre Staline contre les Juifs :
« À l’occasion du troisième anniversaire de la Révolution d’Octobre, un album haut en couleur a été publié, s’ouvrant sur un photomontage d’une galerie des fondateurs de la révolution : Lénine entouré de ses plus proches camarades. À droite de Lénine se trouve Zinoviev, à gauche Trotski. Soixante et un hommes figurent sur les photos, mais Staline n’y figure pas. On imagine sa frustration et sa colère. Parmi les bolcheviks représentés, plus d’un tiers, soit vingt-deux, sont juifs. De plus, la photo ne comprend pas Kaganovitch, Piatnitski, Goloshchekin et bien d’autres qui faisaient partie du cercle dirigeant, et dont la présence sur cette page d’album aurait accru encore davantage le pourcentage de Juifs . »
Les Juifs occupaient des postes importants au sein du cercle le plus proche de Lénine. Dans son article « La Révolution russe était-elle juive ? » , Seth Frantzman évoque le voyage de Lénine à Thayngen, en Suisse, à bord d’un train plombé, accompagné de ses plus proches alliés et membres du parti. Selon Frantzman, le train transportait 19 membres du parti bolchevique de Lénine, des alliés de la faction menchevique et six membres du Jewish Labor Bund, dont près de la moitié étaient juifs. Cette présence significative de Juifs au sein du parti bolchevique naissant et leur étroite proximité avec Lénine ont joué un rôle crucial dans la formation de ses opinions favorables à l’égard du peuple juif.
Le professeur Kevin MacDonald abordé également ce sujet dans son livre La culture de la critique:
« Par exemple, Lénine a ouvertement et à maintes reprises loué le rôle des Juifs dans le mouvement révolutionnaire ; il fut l’un des membres les plus inflexibles et les plus constants du parti dans ses dénonciations des pogroms et de l’antisémitisme en général. Après la révolution, il abandonna sa résistance antérieure au nationalisme juif, acceptant que, sous le régime soviétique, la nationalité juive puisse être légitime. Sur son lit de mort, Lénine parla avec affection du menchevik juif Julius Martov, pour lequel il avait toujours gardé une affection particulière malgré leurs profondes divergences idéologiques. »
Avant sa création officielle en 1919, le Politburo appelé à l’époque le Comité central du Parti bolchevique était composé de 5 membres dont 4 juifs (Lénine, Trotsky, Zinoniev et Kamenev). En 1924, le Politburo s’étant élargi en incluant plus de membres estimait environ 45% de Juifs en son sein. Cette représentation significative — lorsque l’on sait que les Juifs n’étaient pas plus de 2% durant cette période — souligne le rôle prépondérant joué par les Juifs au début du pouvoir soviétique, durant une période cruciale de formation et de consolidation du pouvoir de l’URSS. Ces données soulignent l’influence des dirigeants juifs dans l’élaboration des politiques et de l’orientation soviétiques dans les années qui ont suivi la révolution bolchevique.
En ce qui concerne la police secrète soviétique autrement dit la Tchéka, Richard Lynn affirmait :
« […] en 1918, les Juifs représentaient 19 % des enquêteurs ; ils représentaient 50 % des enquêteurs employés au département de lutte contre le terrorisme. En 1923, la Tchéka fut remplacée par l’OGPU ; les Juifs représentaient 15 % des hauts fonctionnaires et la moitié (quatre sur huit) du Secrétariat . »
— Richard Lynn, Le peuple élu : une étude de l’intelligence et des réalisations juives
Pour rappel, la Tchéka était connue pour ses actions brutales et inhumaines et a lancé la Terreur rouge comme politique d’État, entraînant au moins 10 000 morts en quelques mois. En poursuivant la discussion sur la brutalité de la Tchéka, on en vient inévitablement aux goulags, dont le nombre de morts est estimé entre 2,3 et 17,6 millions et dont les figures clés de leur création et de leur gestion furent Naftaly Aronovich Frenkel et Matvei Davidovich Berman, tous deux juifs. Le NKVD, successeur de la Tchéka, était supervisé par son premier chef, Genrikh Yagoda, qui était juif. De plus, les Juifs constituaient 63 % des hauts dirigeants du NKVD.
Le rôle des Juifs dans les exactions de l’URSS ne se limite pas à leur participation au NKVD et aux goulags : ils ont également été impliqués dans des tragédies comme l’Holodomor qui désigne la famine artificielle provoquée en Ukraine et qui a entraîné la mort de millions de Russes et d’Ukrainiens (entre 7 et 10 millions selon le gouvernement Ukrainien et le Comité public pour la commémoration des victimes du Holodomor-Genocide). Certains communistes tentent de justifier l’Holodomor en arguant qu’il ne visait pas spécifiquement les Ukrainiens. Cependant, des recherches historiques contemporaines ont démenti cette affirmation :
« Le biais anti-ukrainien dans la politique soviétique explique jusqu’à 92 % de la mortalité due à la famine en Ukraine et 77% en Russie et en Biélorussie ; environ la moitié de l’effet total provient du biais dans la politique d’approvisionnement alimentaire planifiée de manière centralisée. »
— Andrei Markevich, Natalya Naumenko, Nancy Qian, Les causes de la mortalité due à la famine en Ukraine, 1932-1933
Lazar Kaganovitch, personnage clé proche de Staline et apparenté par alliance à la troisième épouse de ce dernier, qui était juive, occupa une position unique dans les années 1930 en tant que seul membre juif du Politburo. Son influence fut considérable : il fut envoyé à Kharkov, alors capitale de l’Ukraine, pour imposer un quota d’approvisionnement en céréales de 356 millions de pouds par an. Malgré les appels du Politburo ukrainien à réduire les réquisitions auprès des paysans, Kaganovitch, aux côtés de Molotov, rejeta fermement ces demandes. À la suite de cela, le Politburo émit une directive prévoyant une augmentation des objectifs de production céréalière, assortie de sanctions sévères en cas de non-respect. Un décret adopté par Staline et Kaganovitch érigea en crime capital le vol ou le sabotage de biens de l’État ou des fermes collectives. Les actions de Kaganovitch — notamment ses directives sur l’approvisionnement en céréales et son rôle dans la destruction d’édifices religieux emblématiques, comme la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou — ont été scrutées pour leur sévérité. Elles ont été citées par la cour d’appel de Kiev lors d’une enquête sur la famine de l’Holodomor de 1932-1933, comme preuves de son implication dans des actions génocidaires contre les Ukrainiens.
La brutalité des politiques bolcheviques est illustrée de manière flagrante par la Terreur rouge. Le Juif Iakov Sverdlov, président du Comité exécutif central panrusse de 1917 à 1919, fut salué par Lénine comme un révolutionnaire exemplaire. En août 1918, il appela à une « terreur de masse impitoyable » contre les adversaires de la révolution, et sa résolution en faveur d’une répression généralisée fut adoptée peu après, témoignant de la sévérité des mesures mises en œuvre par les dirigeants bolcheviques. Par ailleurs, le rôle central joué par Sverdlov dans l’exécution du tsar Nicolas II et de sa famille illustre l’ampleur de ces actes.
Youri Slezkine dans son livre The Jewish Century déclare :
« Au début de la guerre civile, en juin 1918, Lénine ordonna l’assassinat de Nicolas II et de sa famille. Parmi les hommes chargés d’exécuter ces ordres figuraient Sverdlov, Filipp Goloshchyokin et Yakov Yurovsky. »
Il est aussi intéressant de constater que tout les individus cités étaient d’origine juive. Yurovsky, supervisa les aspects clés de ce sinistre événement, de la distribution des armes à l’élimination finale des corps. De tels cas mettent en évidence non seulement la présence significative de Juifs dans les rangs bolcheviques, mais aussi leur implication dans des actions critiques et controversées sous l’URSS. Les Juifs se retrouvèrent à des postes influents au sein de l’Union soviétique, un changement largement attribué à la position favorable de Lénine à leur égard, leur permettant d’atteindre un niveau d’influence culturelle jusqu’alors inaccessible. La Constitution soviétique de 1918, notamment son article 22, garantissait les droits de tous les groupes ethniques, tandis qu’un décret de Lénine du 25 juillet 1918 condamnait explicitement l’antisémitisme, le qualifiant de « contre-révolutionnaire ». Ce soutien juridique et étatique ouvrit la voie aux Juifs pour accéder à des positions culturelles et sociales importantes.
Les Juifs sous Staline
Malgré sa réputation d’antisémite — à tort — Joseph Staline répudie l’antisémitisme qu’il décrit comme une « forme extrême de chauvinisme raciale » et qui « profite aux exploiteurs, car il sert de paratonnerre pour détourner les coups portés par les travailleurs au capitalisme ».
« Le chauvinisme national et racial est un vestige des coutumes misanthropiques caractéristiques de la période du cannibalisme. L’antisémitisme, en tant que forme extrême du chauvinisme racial, est le vestige le plus dangereux du cannibalisme.
L’antisémitisme profite aux exploiteurs, car il sert de paratonnerre pour détourner les coups portés par les travailleurs au capitalisme. Il est dangereux pour les travailleurs, car il les éloigne du droit chemin et les conduit dans la jungle. C’est pourquoi les communistes, internationalistes convaincus, ne peuvent qu’être les ennemis jurés et irréconciliables de l’antisémitisme.
En URSS, l’antisémitisme est puni avec la plus grande sévérité, car il s’agit d’un phénomène profondément hostile au système soviétique. Selon la loi soviétique, les antisémites actifs sont passibles de la peine de mort. »
— Joseph Staline, Réponse à une enquête de l’Agence de presse juive aux États-Unis
Des témoignages suggèrent que l’Union soviétique a bel et bien pris des mesures contre les antisémites. Le Dr Norman F. Cantor en parle dans son ouvrage L’Expérience juive, où il déclare :
« L’establishment soviétique était si sensible à la question juive que la moindre allusion à un prétendu « antisémitisme caché » suffisait à provoquer l’expulsion du Parti communiste. Critiquer une personne juive suffisait à entraîner de graves conséquences. Par exemple, deux dirigeants ukrainiens, Grigori Petrovski et Vlas Tchoubar, se rendirent à Moscou pour se plaindre personnellement auprès de Staline des mesures draconiennes prises par Kaganovitch en Ukraine, qui exterminaient tous les travailleurs les plus compétents. Staline défendit Kaganovitch et accusa Petrovski et Tchoubar d’antisémitisme. Tchoubar fut finalement fusillé, Petrovski arrêté et le fils de ce dernier exécuté. »
Sans oublier le fait que Staline ait soutenu la création de l’État d’Israel en le reconnaissant officiellement le 17 mai 1948, deux jours après sa déclaration d’indépendance et qu’il a fait livrer, via la Tchécoslovaquie — un satellite soviétique —, des armes aux milices juives (Haganah) entre 1947 et 1948 ce qui permit à Israël de gagner la guerre contre les États arabes.
Le financement des bolcheviks
Cette dernière partie s’appuie principalement sur « Wall Street et la Révolution bolchevique » d’Antony Sutton. Bien que certains de ces ouvrages — à juste titre — ont fait l’objet de nombreuses critiques, tel que « Wall Street et l’Ascension d’Hitler » affirmant que les capitalistes de Wall Street soutenaient également le Führer. Mais ce n’est pas pour autant que cela retire de la valeur aux preuves convaincantes que Sutton fournit dans cet ouvrage afin de montrer que les banquiers new-yorkais soutenaient effectivement les révolutionnaires bolcheviques. Notre démonstration commence par le voyage de Trotsky à New York.
Comme le documente Sutton :
« Joseph Nedava estime les revenus de Trotsky en 1917 à 12$ par semaine, « complétés par des honoraires de conférences ». Trotsky séjourna à New York en 1917 pendant trois mois, de janvier à mars, ce qui représente 144$ de revenus provenant de Novy Mir et, disons, 100$ supplémentaires de frais de conférences, pour un total de 244$. Sur ces 244$, Trotsky put donner 310 $ à ses amis, payer l’appartement new-yorkais, subvenir aux besoins de sa famille et retrouver les 10 000$ qui lui furent confisqués en avril 1917 par les autorités canadiennes à Halifax. Trotsky prétend que ceux qui prétendent qu’il avait d’autres sources de revenus sont des « calomniateurs » répandant des « calomnies stupides » et des « mensonges », mais à moins que Trotsky ne joue avec les chevaux à l’hippodrome de Jamaïque, c’est impossible. De toute évidence, Trotsky avait une source de revenus non déclarée. »
Où Trotsky a-t-il acquis ces revenus non divulgués ? Ce montant, 10 000$ en 1917, équivaut à environ 241 000$ aujourd’hui. Sutton présente des preuves suggérant que les fonds provenaient d’Allemagne:
« Un montant de 10 000$ d’origine allemande est également mentionné dans le télégramme officiel britannique adressé aux autorités navales canadiennes à Halifax, qui demandaient que Trotsky et son groupe, en route vers la révolution, soient débarqués du SS Kristianiafjord. Un rapport de la Direction du renseignement britannique nous apprend également que Gregory Weinstein, qui allait devenir en 1919 un membre éminent du Bureau soviétique de New York, collecta des fonds pour Trotsky à New York. Ces fonds provenaient d’Allemagne et étaient acheminés par le biais du Volks-zeitung, un quotidien allemand de New York, subventionné par le gouvernement allemand. »
Il n’est pas surprenant que les Allemands aient financé les bolcheviks. Il est désormais largement admis parmi les historiens traditionnels que l’Allemagne pré-hitlérienne a effectivement soutenu financièrement les bolcheviks. Ceci est corroboré par un télégramme du secrétaire d’État à l’officier de liaison du ministère des Affaires étrangères au quartier général.
« La rupture de l’Entente et la création subséquente de combinaisons politiques qui nous conviennent constituent l’objectif de guerre le plus important de notre diplomatie. La Russie apparaissait comme le maillon le plus faible de la chaîne ennemie. Il s’agissait donc de la desserrer progressivement et, lorsque cela était possible, de la supprimer. Tel était le but de l’activité subversive que nous avons menée en Russie à l’arrière du front : en premier lieu, la promotion des tendances séparatistes et le soutien aux bolcheviks. Ce n’est que lorsque les bolcheviks ont reçu de nous un flux régulier de fonds par divers canaux et sous différentes étiquettes qu’ils ont pu développer leur principal organe, la Pravda, mener une propagande énergique et élargir sensiblement la base initialement étroite de leur parti. Les bolcheviks sont désormais au pouvoir ; on ne peut pas encore prévoir combien de temps ils le conserveront. Ils ont besoin de la paix pour consolider leur position ; d’autre part, il est de notre intérêt de tirer parti de leur courte période au pouvoir pour obtenir, en premier lieu, une armistice et ensuite, si possible, la paix. »
— Documents des archives du ministère allemand des Affaires étrangères, L’Allemagne et la révolution en Russie 1915-1918
Dans The Russian Revolution: A New History , Sean McMeekin affirme que les fonds allemands ont joué un rôle crucial dans l’achat d’une nouvelle presse à imprimer pour les bolcheviks, une dépense qui équivaudrait à environ 12,5 millions de dollars en monnaie actuelle. Le processus d’acheminement de l’argent allemand vers les bolcheviks impliquait plusieurs intermédiaires, dont le communiste juif Alexander Parvus, une figure notable. Parvus a contribué à la mise en place d’un réseau financier, soutenu par les services secrets allemands, qui opérait via des comptes offshore à Copenhague. Ce réseau a facilité le transfert de fonds allemands vers la Russie par le biais d’une série de transactions fictives impliquant des sociétés écrans. Si de nombreuses transactions de ces sociétés étaient légitimes, elles servaient de couverture pour acheminer discrètement des fonds vers les bolcheviks. Ce stratagème profitait de l’infrastructure fiscale et douanière inadéquate de la Scandinavie, submergée par les activités du marché noir pendant la guerre dans la région.
Olof d’Aschberg, un banquier Juif d’origine russe a eu un rôle important dans la mobilisation de soutiens financiers pour les bolcheviks comme le témoigne Sutton :
« Nous avons désormais dépassé ces preuves pour établir une relation de travail continue entre le banquier bolchevique Olof Aschberg et la Guaranty Trust Company, contrôlée par Morgan, à New York, avant, pendant et après la Révolution russe. À l’époque tsariste, Aschberg était l’agent de Morgan en Russie et négociateur des prêts russes aux États-Unis ; en 1917, il fut l’intermédiaire financier des révolutionnaires ; et après la Révolution, Aschberg prit la direction de la Ruskombank, la première banque internationale soviétique, tandis que Max May, vice-président de la Guaranty Trust, contrôlée par Morgan, devint directeur et chef du département des affaires étrangères de la Ruskombank. »
Sutton développe davantage dans son résumé des preuves dans quelle mesure Wall Street et les grandes entreprises américaines ont soutenu financièrement les bolcheviks:
« De plus, il existe des preuves de transferts de fonds de banquiers de Wall Street vers des activités révolutionnaires internationales. Par exemple, William Boyce Thompson – directeur de la Réserve fédérale de New York, actionnaire important de la Chase Bank, contrôlée par les Rockefeller, et associé financier des Guggenheim et des Morgan – affirme avoir contribué à hauteur d’un million de dollars à la révolution bolchevique à des fins de propagande .
Outre les aspects financiers, nous avons identifié d’autres preuves, peut-être plus significatives, de l’implication de Wall Street dans la cause bolchevique. La mission de la Croix-Rouge américaine en Russie était une initiative privée de William B. Thompson, qui apporta publiquement son soutien partisan aux bolcheviques. Les documents du Cabinet de guerre britannique, désormais disponibles, indiquent que la politique britannique fut détournée vers le régime de Lénine-Trotsky par l’intervention personnelle de Thompson auprès de Lloyd George en décembre 1917. Nous avons reproduit des déclarations du directeur Thompson et du vice-président William Lawrence Saunders, tous deux de la Réserve fédérale de New York, qui soutenaient fermement les bolcheviques. »
Conclusion
Les Juifs étaient considérablement surreprésentés et ont joué un rôle crucial dans la formation du parti bolchevique et le développement de l’URSS.
Lénine (Vladimir Ilitch Oulianov) fut le chef de la révolution bolchevique de 1917 en Russie et le fondateur de l’État soviétique. Théoricien marxiste, il a instauré une dictature du prolétariat sous l’égide du parti communiste.
Trotsky (Léon Trotski, de son vrai nom Lev Bronstein) fut son principal bras droit durant la révolution, organisateur de l’Armée rouge et intellectuel marxiste. Opposé à Staline après la mort de Lénine, il fut exclu du pouvoir puis assassiné en exil en 1940.

Le marxisme, depuis ses origines avec Karl Marx, est étroitement lié aux traditions intellectuelles juives. Bien que la famille de Marx se soit convertie au christianisme, il est important de reconnaître que Moses Hess, connu comme le père du sionisme travailliste, a eu une influence significative sur la pensée de Marx. Son biographe attribue également à Hess une implication essentielle dans la conversion d’Engels au communisme. Malgré les nombreuses accusations, provenant de divers horizons politiques, qualifiant Marx d’antisémite, ces affirmations négligent des nuances essentielles. Par exemple, l’ouvrage de Marx, Sur la question juive , était en réalité une réponse aux opinions antisémites de Bruno Bauer, servant de défense des Juifs non religieux plutôt que d’attaque. Cette perspective est soutenue par le sociologue britannique Robert Fine dans son analyse, Karl Marx et la critique radicale de l’antisémitisme:
« L’essai de Marx de 1843, Sur la question juive, en est un exemple important et précoce. Dans cet essai, Marx entendait défendre le droit des Juifs à une pleine émancipation civile et politique (c’est-à-dire à l’égalité des droits civils et politiques) au même titre que tous les autres citoyens allemands… Marx affirmait la revendication des Juifs à la plénitude des droits civils et politiques, qu’ils choisissent ou non de rester juifs. Bien que Marx fût un critique de toutes les religions et sectes religieuses, y compris le judaïsme, il affirmait le droit de chacun à pratiquer librement sa religion, sans privilège ni discrimination de l’État. Il n’y avait aucune raison de faire une exception pour les Juifs. Il ne pouvait y avoir de liberté religieuse sans la liberté d’être catholique, protestant, juif, musulman, etc., tout en étant citoyen à part entière de l’État. Alors que Bauer reprenait la représentation généralement préjudiciable du Juif comme « marchand » et « homme d’argent », la réponse de Marx était que, dans le monde moderne, « l’argent est devenu une puissance mondiale et l’esprit pratique des Juifs est devenu le « L’esprit des peuples chrétiens. » Autrement dit, pourquoi s’en prendre aux Juifs ? »
En réalité, Marx a toujours entretenu des relations respectueuses avec les communautés juives et nourrissait une vision positive de l’identité juive. Jerrold Seigel, dans son livre Le Destin de Marx , souligne cet aspect:
« Marx a toujours entretenu de nombreux liens positifs avec les Juifs et la judéité. Parmi ses amis les plus proches figuraient les Juifs Heinrich Heine et Ludwig Kugelmann ; il fut un temps proche de Moses Hess et aida l’ancien communiste de Cologne Abraham Jacoby à émigrer en Amérique (où il devint un médecin influent). »
Marx prônait l’intégration et l’émancipation des Juifs au sein des sociétés non juives, se concentrant non pas sur la critique des communautés juives, mais sur une critique plus large visant à démanteler les normes et institutions dominantes des cultures chrétiennes et juives religieuses européennes. Son idéologie, le marxisme, a été interprétée par Kevin Macdonald comme une protection des intérêts juifs laïcs, en fournissant un cadre essentiel pour comprendre et transformer les structures sociétales.
« De plus, une idéologie utopique universaliste telle que le marxisme est un véhicule idéal pour servir les tentatives juives de développer une identité positive tout en préservant leur identité positive de juifs et leur évaluation négative des structures de pouvoir non juives. Premièrement, la nature utopique de l’idéologie radicale, contrastant avec les systèmes sociaux existants dominés par les non juives (qui sont inévitablement imparfaits), facilite le développement d’une identité positive pour le groupe. L’idéologie radicale favorise ainsi une identité de groupe positive et un sens de la rectitude morale en raison de sa défense des principes éthiques universalistes… L’idéologie universaliste fonctionne ainsi comme une forme laïque de judaïsme. Les formes sectaires de judaïsme sont rejetées comme « stratégie de survie » en raison de leur tendance à produire de l’antisémitisme, de leur manque d’attrait intellectuel dans le monde post-Lumières et de leur incapacité à séduire les non juives et, par conséquent, à modifier le monde social non juive d’une manière qui favorise les intérêts du groupe juif. En effet, bien que l’idéologie universaliste soit formellement conforme aux idéaux des Lumières, le maintien du séparatisme juif traditionnel et des modèles d’association parmi ceux qui épousent cette idéologie suggère un élément de tromperie ou d’auto-illusion. »
— Kevin Macdonald, La culture de la critique
De plus, certains marxistes juifs ont avancé que les théories de Marx avaient été élaborées dans une perspective spécifiquement juive. Isaac Deutscher, dans son essai Le Juif non juif , soutenait que Marx, aux côtés d’autres figures notables comme Heine, Rosa Luxemburg, Trotsky et Freud, s’inscrivait dans une tradition juive laïque. Cette tradition, ancrée dans la philosophie de Spinoza, était axée sur la libération universelle.
Deutscher développe cette idée :
« Ont–ils peut-être autant marqué l’humanité grâce à leur « génie juif » particulier ? Je ne crois pas au génie exclusif d’une race. Pourtant, je pense que, par certains aspects, ils étaient bel et bien juifs. Ils possédaient en eux quelque chose de la quintessence de la vie et de l’intellect juifs. Ils étaient a priori exceptionnels en ce sens qu’en tant que Juifs, ils se situaient aux frontières de diverses civilisations, religions et cultures nationales. »
Marx est souvent reconnu comme un penseur juif, et ses idées sont souvent considérées comme faisant partie d’un héritage intellectuel juif plus large. Ainsi nous pouvons constater la vision juive profondément messianique du communisme comme société utopique (le Paradis sur Terre).
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Géopolitique contemporaine – André Gandillon
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