• Pseudonymes royaux ou canins ? De l’échiquier aux autels !



    Ondes d’Oremus Officiel et ses pseudonymes ?

  • Introduction

    Choisir un nom de plume est un art délicat, une sorte de baptême littéraire où l’on se forge une identité nouvelle, plus évocatrice, plus impérieuse – ou plus absurde, selon l’inspiration du moment. Mais voilà que surgit Rex, un pseudonyme qui fleure bon la majesté autant que la polémique !

    Et si Rex oscillait entre majesté et niche bien rembourrée, que dire des autres pseudonymes adoptés à l’antenne ? Chaque appellation est un étendard, une posture, un clin d’œil à un héritage choisi, fut-il peu réfléchi. Tantôt humble, tantôt grandiose, il trahit une influence, un tempérament, un combat.

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    Entre couronne et polémique : l’héritage de « Rex »

    Que convoque ce nom, sinon, semble-t-il, un triple héritage : le sacré, le soulèvement et à la littérature populaire ?

    • Rex, c’est d’abord le Christ-Roi, Christus Rex, proclamé dans l’encyclique Quas Primas (1925) du Pape Pie XI, qui instaura la fête du Christ-Roi pour rappeler que Notre Seigneur ne gouverne pas que les cœurs, mais aussi les nations : Sa Couronne divine est la terreur des démocrates mous. Un nom de Gloire pour Celui qui doit régner et non y jouer le rôle de consultant spirituel à mi-temps, en s’effaçant poliment devant la République.
    • Rex, ce serait aussi le cri de ralliement des partisans de Léon Degrelle ? Fondateur du mouvement Rexiste, qui rêvait d’un État social chrétien fondé sur l’ordre, la force et la foi. Un nom qui a claqué dans l’histoire, suscitant autant de ferveur que de frayeurs et d’indignations chez ceux qui, par nature, s’effraient devant toute fermeté virile et s’émeuvent dès que la politique s’empreint de digne transcendance.
    • Rex, c’est enfin un bon chien… – et c’est là où le bât blesse –, mais ce n’est pas n’importe quel cabot : un célèbre héros de roman ou de polar, où l’on suit les tribulations d’un chien fidèle dans la tourmente. C’est un bon chien, certes, fidèle et noble, mais tout de même un chien ! Le genre de compagnon que l’on imagine aux pieds d’un vieux colonel en retraite, jappant de contentement après une promenade dans un parc aux allées bien entretenues. Un nom confiant et empreint d’autodérision qui, littérairement parlant, hésite entre le sceptre et la gamelle…!

    Alors, que faire ? Accepter la polysémie et trôner à la fois dans le ciel, dans l’histoire et dans une niche bien aménagée ? Ou assumer que, parfois, la grandeur se niche (justement) là où on ne l’attend pas ?

    En vérité, le choix d’un pseudonyme est toujours un pari. Rex, c’est la certitude d’un nom qui impose le Christ, le tribun ou le toutou ? À chacun de juger, selon qu’il le prononce avec révérence, ferveur ou en lançant un bâton !

    De l’échiquier aux autels : un bestiaire littéraire

    Derrière les autres pseudonymes se cachent un hommage et une manière subtile – ou non – d’annoncer la couleur :

    • Bobby, potentiellement en référence à Bobby Fischer, prodige des échecs et esprit insoumis, génie stratège et figure de l’iconoclasme. Il est connu dans notre milieu pour avoir été un brillant « juif antisémite » ! Prendre son nom, c’est se placer sous le signe du calcul rigoureux et de la pensée indépendante, quitte à traumatiser le bourgeois et à frôler la folie totale des esprits trop aiguisés – sans entrer toutefois dans la soucoupe de Laurent Glauzy !
    • Dédé, incarnation du surnom populaire par excellence – ou par populisme ! -, celui que l’on donne à un camarade de longue date, au sein d’un groupe uni aux relations cordiales, à un conteur truculent. Dédé, c’est l’ami (oserais-je dire le shrab ?) qui se moque des idéologues avec la gouaille du bistrot et la sagesse du bon sens paysan. Un nom qui cache une ironie mordante sous des dehors bonhommes brrraaa !
    • Longinus, un nom latin faisant résonner le fer et le sacré. En référence à saint Longin, le centurion romain qui perça le flanc du Christ et, aussitôt après, crut. C’est la signature du converti brutal, du soldat frappé par la Lumière de la Grâce sanctifiante, du polémiste qui tranche avant de guérir. Une voix trempée dans le sang et l’eau du Golgotha.
    • Belloc, hommage probable à Hilaire Belloc, polémiste anglo-français, catholique fervent et pourfendeur infatigable du libéralisme. Un nom qui sent la verve acérée, les pamphlets virulents et la défense acharnée d’une civilisation chrétienne menacée, notamment par l’hydre, ou la tentacule judéo-maçonnique. Signer Belloc, c’est promettre des coups d’épée dans le conformisme et autres faibles postulats.
    • Ludwig, écho aux grands esprits germaniques, à Beethoven et Wittgenstein, au génie torturé et à l’intransigeance intellectuelle. Un nom qui se porte comme une armure, prêt à composer une symphonie de mots ou à bâtir une logique implacable de Jean-Historien.
    • El Zinco, étrange et intrigant, cela renverrait au zing en espagnol, l’étincelle métallique, l’éclat fugace invoquant la clandestinité et la révolte d’un hidalgo. Ce pseudonyme évoque un style incisif, un esprit insaisissable. On l’imagine tracé en lettres nerveuses, comme un graffiti sur le mur d’une vieille ville ibérique, défiant le désordre établi avec panache et désinvolture type sprezzatura. On l’imagine signé au bas d’un manifeste griffonné à la hâte, le vent du désert dans le dos !

    Quel pseudonyme pour quelle mission ?

    Un pseudonyme n’est jamais neutre : il oriente le ton, impose une posture, forge une attente. Bobby le stratège, Dédé le railleur, Longinus le converti, Belloc le polémiste, Ludwig le génie solitaire, El Zinco le conspirateur… chacun joue son rôle dans la comédie du XXIème siècle, ou plutôt dans les ondes radicales et nationales catholiques de l’antenne Oremus !

    Et ce, même si l’intervenant n’est jamais tout à fait lui-même sous son surnom qui est à la fois un masque, une bannière, une déclaration. Que l’on se veuille stratège, prophète ou bretteur, il y a toujours un nom pour porter l’idée et s’y consacrer en se sacrifiant !

    Odysee

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