• Ferdinand Foch : portrait d’un Maréchal catholique



    Convergences avec Pétain et divergences morales

  • Résumé

    Ferdinand Foch, Maréchal de France, demeure l’un des artisans majeurs de la victoire alliée de 1918 et on ne lui pas retiré ce point, contrairement au Maréchal Pétain, pour des raisons idéologiques. Grand stratège et fervent catholique, il se distingua par sa piété et son sens moral. Bien que partageant des origines et des idées semblables au Maréchal Pétain, notamment monarchiste et militariste, leurs parcours révèlent des nuances, notamment dans leur rapport à la foi.

    Sommaire

    I. Ferdinand Foch : stratège de la victoire
    II. Un homme de foi et de vertus familiales
    III. Parallèle avec Pétain : similitudes et divergences
    IV. Maréchal Joffre : une figure républicaine autres
    V. Références historiques et sources complémentaires


    I. Ferdinand Foch : stratège de la victoire

    Ferdinand Foch (1851-1929) naquit dans une famille profondément catholique des Pyrénées. Ses origines modestes forgèrent en lui une rigueur morale et un attachement aux valeurs traditionnelles, éprouvées par les siècles. Entré à l’École Polytechnique en 1871, il opta pour l’artillerie, secteur militaire d’une importance capitale dans les conflits modernes.

    Pendant la Première Guerre mondiale, sa carrière atteignit son apogée lorsqu’il fut nommé commandant en chef des forces alliées en 1918. Sa vision stratégique, articulée autour d’une guerre de mouvement et d’une offensive coordonnée, permit de repousser les offensives allemandes et de mener la contre-offensive victorieuse de la deuxième bataille de la Marne.

    « Une armée sans ordre ni discipline n’est qu’une bande de brigands. »
    — Ferdinand Foch, Mémoires pour servir à l’histoire de la guerre 1914-1918.

    Sa stratégie s’inscrivait dans une filiation intellectuelle héritée de Napoléon Bonaparte. Admirateur du génie militaire de l’Empereur, Foch en adopta l’idée que l’offensive (la meilleure défense c’est l’attaque !) était la clef de la victoire, bien que tempérée par les nécessités d’un conflit industriel et mécanisé.


    II. Un homme de foi et de vertus familiales

    Catholique convaincu, Foch pratiquait sa foi avec assiduité. Durant la guerre, il encourageait la récitation du chapelet, y compris auprès des soldats et des familles. On rapporte qu’il récita souvent le Rosaire avec des enfants lors de ses rares visites dans des villages proches des lignes de front, considérant la prière collective comme une arme spirituelle par elle-même et d’autant plus contre l’adversité.

    À ce titre, il diffère de Pétain, dont la foi semblait plus distante. Il l’a perdu à l’adolescence, comme Mussolini, pour le retrouver plus tard, dans ses vieilles années. Il fera des galipettes même pendant la Grande guerre.
    Foch incarna la vertu morale, se rapprochant volontiers d’un catholicisme social et monarchiste, encore en phase avec la tradition légitimiste française.


    III. Parallèle avec Pétain : similitudes et divergences

    Similitudes :

    • Foch et Pétain étaient issus de la même génération (1850-1860) et partagèrent une vision d’une France enracinée dans son héritage catholique et patriotique.
    • Tous deux reconnurent la nécessité de rétablir l’ordre après les épreuves de 1914-1918.

    Divergences :

    • Foi et moralité : Alors que Foch vivait sa foi de manière authentique, Pétain se montra plus tiède sur le plan spirituel, avec une vie privée parfois entachée de controverses.
    • Héritage historique : Foch devint un symbole d’unité nationale, incarnant la victoire morale autant que militaire, tandis que Pétain, chef de l’État français sous Vichy, fut dénoncé par les conformistes d’après-guerre comme marqué par « l’ambiguïté et/ou la compromission ».

    IV. Le Maréchal Joffre : une figure républicaine autre

    Si Foch s’inscrivait dans une tradition monarchiste et catholique, Joseph Joffre (1852-1931), lui, probablement franc-maçon, représentait davantage l’esprit républicain de la IIIe République.

    • Caractère républicain : Fils de vigneron, également de pauvre extraction, Joffre incarna l’idéal méritocratique républicain.
    • Leadership militaire : Il fut surnommé le « Père de la victoire » pour sa gestion de la bataille de la Marne en 1914. Cependant, il manquait parfois de la vision stratégique que Foch déploya en 1918.

    En dépit de ces différences, les trois Maréchaux incarnèrent des facettes contemporaines de la France de leur époque, si l’on veut : Foch, la tradition ; Pétain, la controverse ; Joffre, la République…


    V. Références historiques et sources complémentaires

    1. Bibliothèque nationale de France (Gallica)
    2. Autres sources historiques
      • « Ferdinand Foch et la victoire de 1918 », Revue des deux mondes (1920).
      • Témoignages sur la foi du Maréchal dans La Croix (1915-1920).
    3. Liens externes

    Lors de son séjour au Grand Quartier Général à Bombon en 1918, Foch assistait régulièrement à la messe dominicale dans l’église paroissiale, priant avec ferveur et communiant :

    Dans la matinée du 17 X 1918 (Fête de la Bienheureuse Marguerite-Marie), jour de la prise de Lille, jour où le G.Q.G. quittait Bombon, Foch se présentait au presbytère pour faire ses adieux à son curé. Voici le texte littéral des questions et des réponses, échangées entre eux (contrôlé et vérifié) :

    « Quand vous avez fait la consécration des armées au Sacré-Coeur, étiez-vous seul ? »
    « Non, nous étions, je crois, deux ou trois. »
    « Devant laquelle des statues du Sacré-Coeur avez-vous fait la consécration ? Devant la petite, à gauche en entrant, ou de­vant la grande, au fond de l’église, à droite ? »
    « Je l’ai faite devant la Grande qui est près du Maître-Autel, à droite. »
    « N’avez-vous pas fait alors une neuvaine ? »
    « Oui, peut-être bien. »

    En conclusion, Ferdinand Foch se distingue comme une figure majeure de l’histoire de France, incarnant un équilibre entre tradition catholique et excellence stratégique. Son héritage, moralement exemplaire, contraste en partie avec celui de Pétain, bien que les deux hommes soient presque identiques en politique.

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