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Publié le par Florian Rouanet
Nous disions à propos des « guerardos », que nous avons gentiment dynamité – symboliquement – à la source, via leur père fondateur, en les estampillant « frères ennemis« du lefebvrisme, car proposant de leur fait même, une thèse alternative et intermédiaire, « acceptable » – ainsi ecclésiologiquement très similaire ! –, par rapport au contexte historique français et continental empli du charisme de Monseigneur Marcel Lefebvre, constituant pareillement, une autre bérézina à cause de sa praxis, dans la durée, contre « Vatican II » (src sur le forum de l’abbé Zins, qui n’a pas tous les torts !).
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En lisant et en correspondant, nous nous sommes rendu compte, suite au constat de la vacance du Saint-Siège (qui n’est qu’un volet non moins important du problème), avec des « Papes » de Vatican II posant des actes contraire à la foi, que ladite « solution » du CGI/conclave (canoniste Mgr Joseph Guthlin) avait été envisagée elle-même par quelqu’un comme le Révérend Père Joaquin Saenz y Arriaga, SJ ; un clerc mexicain assez fameux que tout le monde situe à peu près – traditionnaliste de la première heure.
Et en effet, nous n’avons pas trouvé à ce jour une correspondance écrite directe entre Mgr Lefebvre et le Révérend Père jésuite, mais il existe deux témoignages à propos d’échanges tenus dès le début des années 1970. Hélas, le père mexicain décèdera d’un cancer de la prostate en 1976.
D’ailleurs, en 1982, lors d’une retraite d’ordination à Écône, Mgr Lefebvre semblera d’ailleurs rejeter le constat de la vacance du Saint-Siège plus à cause de ses « conséquences » en termes de responsabilité, de juridiction qu’autre chose (vidéo/audio, crainte du conclavisme).
Et, en 1983, Mgr Musey (celui qui a ordonné prêtre le futur Mgr Pivarunas, CMRI) avait d’ailleurs écrit quelque chose de fort intéressant à Mgr Lefebvre, auquel il « recommandait » la notion de Concile afin d’élire un légitime successeur de saint Pierre et ainsi, une tête visible à l’Eglise :
« Le raisonnement de ceux qui nient que nous avons un Pape », écrivez vous, « place l’Église dans une situation inextricable. Qui nous dira qui sera le futur Pape ? Comment, comme il n’y a pas de cardinaux valides, doit-il être choisi ? »
Eh bien, nous dit saint Robert Bellarmin dans son ouvrage classique De conciliis et Ecclesia, I, c. 14, par les évêques de l’Église. En cas de vacance de la papauté à cause de l’hérésie, il leur appartiendrait de se réunir, dit-il, en Concile général – quoique « imparfait » – à cette seule fin, à savoir « fournir à l’Église une tête [visible] ». Pourquoi ne tenez vous pas compte non plus de cette grande autorité ? (…) »
Il semble que, dorénavant, « hélas », il n’y ait plus qu’une petite portion d’évêques qui parle encore explicitement de cela. Bien que même le site Internet anglophone de la CMRI (dont la réputation publique n’est pas de partager la position dite « conclaviste ») a mentionné le thème du concile général [pour élire un légitime successeur sur le trône de Pierre], dans ses réponses aux objections contre le constat de la vacance du Saint-Siège, en effet, nous lisons :
Objection III – c’est-à-dire : Si tous les papes de Vatican II étaient invalides, alors il n’y aurait pas de cardinaux pour élire un futur pape. Ainsi la papauté prendrait fin, ce qui est impossible.
Mais cela existe tout de même, en France et au Mexique par exemple, des clercs à tout du moins, sont plutôt ou carrément pour la tenue d’un tel Concile universel (non gallican !). Il y a des modalités bien sûr, ainsi nous ne validons pas d’éventuelles « élections papales du cagibi » à Palmar de Troya ou ailleurs.
Mais la résolution de dite crise est là devant nous (crise que peut connaître le corps ecclésiale, mais certainement pas l’Eglise, une sainte et apostolique, surnaturellement parlant). L’ironie du sort fait aussi que les anti-Papes médiévaux professaient souvent davantage la foi catholique qu’un Bergoglio ou un moderniste lambda, tout en étant moins nocifs, ce qui constitue une nouveauté depuis le Schisme d’Occident entre autres. Le cas étant davantage ridicule et non crédible pour les cas contemporains en France et ailleurs de Pierre II, de Lin II, du Pope Michael (le laïc fils unique du garage) ou de Léon XIV -sic- (et ses encycliques FaceBook) par exemple.
Joaquín Sáenz y Arriaga

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