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Publié le par Florian Rouanet
Et sa Divine constitution !
Pour faire écho à notre propos sur le Concile de Constance, entre autres, la romanité, qui est en effet un thème omniprésent dans l’Église catholique, ne relève pas de ses notes en tant que telles. Ou du moins, elle est universelle, et « romaine » dans tous les cas, sans que l’argument soit spécifiquement géographique.
Les ralliés comme Matthieu Lavagna dont nous avons déjà parlé, ou encore l’ « abbé » Raffray, ne devraient pas se baser dessus. Ces deux compères, en outre, trouvent normal que, d’un seul coup, ce qui tient lieu d’Église, se mette à produire des textes équivoques, ce qui est pourtant une marque diabolique (« Que votre parole soit oui ou non »).
Que sont « les notes de l’Église » ? C’est ce grâce à quoi nous pouvons la reconnaître, objectivement, en sommes.
L’Église catholique est caractérisée par plusieurs marques donc, les principales dites positives étant l’unité, la sainteté, la catholicité (universalité) et l’apostolicité.
Les murs de Rome et l’hérésie moderniste qui y culmine prouvent que l’Église, l’unique présente dans le Credo, n’est pas là. Les papes de Vatican II posent clairement des actes contraires à la foi, dans son leur « juridiction » comme dans leurs « enseignements ».
Ses notes, à l’Église, ne peuvent résider, par la force des choses, que chez les clercs (évêques, prêtres) et les fidèles qui professent la vraie foi, effectuent les rites et vivent des sacrements qui la représentent depuis « toujours ».
Pour aller plus loin, par le passé, oui notre sainte mère l’Église pouvait bien être à Avignon en tout état de cause. Rome est certes le siège historique et « naturel » de l’Église. Spirituellement, aujourd’hui, nous constatons bien que ce n’est pas Elle, au Vatican. Aussi, l’Église romaine est l’Église de Jésus-Christ. Elle pourrait se déplacer géographiquement à Avignon ou dans la steppe patagonienne, qu’elle resterait l’Église romaine, dont le chef est « l’évêque de Rome », successeur de saint Pierre.
Ces « notes » sont basées sur les enseignements bibliques, la tradition chrétienne et le droit canonique. Et effectivement, la particularisation romaine n’est pas présente dans ses notes !
Le canal Tradition catholique détail le sujet avec justesse:
⛪️ À ceux voyant les chapelles dites « sédévacantistes » (catholiques en somme, rappelons-le !) comme des sectes ou qui auraient peur de franchir le pas !
Nous sommes véritablement catholiques, les fidèles de nos chapelles :
⇒ sont baptisés ;
⇒ Croient et professent 100% des dogmes de la Foi catholique ;
⇒ Participent aux mêmes sacrements que ces millions de Français depuis des siècles ;
⇒ Reconnaissent l’autorité papale.
Nous sommes donc pleinement catholiques. Nous prions chaque jour pour la conversion de ces messieurs de Rome, car nous n’acceptons tout simplement pas les changements substantiels et anticatholiques introduits depuis 1962 dans « l’église », ou plutôt contre l’Église, parce qu’il « vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes. » (Actes 5:29)
Il est également facile de reconnaître dans les chapelles « non una cum » les notes de l’Église catholique :
• L’Unité : nous gardons l’unité de Foi, de culte et de gouvernement, refusant de nous couper de l’enseignement traditionnel de l’Église.
• La Sainteté : nous prêchons et essayons de vivre la sainteté de l’Église catholique, malgré nos faiblesses et péchés personnels.
• La Catholicité : l’enseignement catholique que nous répétons est valide pour tous les hommes, d’âges ou de pays différents.
• L’Apostolicité : notre enseignement est le même que celui des Apôtres et de l’Église de toujours.
• Persécutée : parce que nous refusons l’esprit humaniste, libéral et maçonnique du Concile Vatican II.
La question des notes se pose au tout début de la théologie, c’est le b.a.-ba (les tout premiers chapitres des livres de théologie). En effet, après avoir prouvé que la Religion existe, qu’elle est nécessaire, que l’homme doit rechercher quelle est la vraie ; après avoir montré que la vraie se prouve et se révèle par des miracles, intervient le problème de reconnaître la communauté qui détient cette vraie révélation.
Il n’est pas question de doctrine difficile, ni de sacrements, car ces éléments sont trop compliqués, et réservés aux savants.
Les notes sont la manifestation d’une propriété que l’Église doit nécessairement avoir.
4 sont dites négatives : d’autres communautés peuvent les avoir aussi : Autorité, indéfectibilité, perpétuité, visibilité.
4 sont dites positives : l’Église est seule a les posséder, elles servent à la distinguer : unité, sainteté, catholicité, apostolicité.Pourquoi ce rappel ? Parce que la question des notes n’est pas une question de théologiens, ni même une question de baptisés, mais une question qui se pose et qui peut se résoudre par n’importe qui, par le plus simple des hommes, par l’homme qui n’est pas encore catéchisé. Le moins savant, le moins lettré des hommes est capable de répondre et de trouver l’Église, de la distinguer de toutes les autres sociétés. Là est aussi la pureté et la simplicité de l’Évangile. C’est pourquoi, on peut être sûr que celui qui ne la distingue pas, et qui feint de la méconnaître est un hypocrite. Et ils sont nombreux, à ne pas respecter la note d’unité, pour ne citer que cette note… !
Cardinal Louis Billot s.j.
L’Église – I
Sa divine institution et ses notes
Préface de l’abbé Jean-Michel Gleize
EN SAVOIR PLUS
Cette première traduction française du maître ouvrage du cardinal Billot n’a d’autre ambition que d’éclairer les esprits, en leur donnant accès à ce qui reste l’une des meilleures sources de la théologie de l’Église.
Le présent volume offre à la lecture la première des trois parties dont se compose ce traité, et qui ont pour objet l’aspect proprement apologétique de l’Église, avec la question de son institution divine et de ses notes.
L’auteur : Cardinal Louis Billot s.j.Haute figure de la théologie thomiste du XX° siècle naissant, Louis Billot (1846 – 1931) est inséparable du pontificat de saint Pie X, qui le créa cardinal et en fit son proche collaborateur.4E DE COUVERTURE
Le jésuite Louis Billot (1846-1931) fut appelé à Rome par le pape Léon XIII, qui voulait donner une orientation nettement thomiste à l’enseignement. Saint Pie X l’élèvera au cardinalat en 1911, après l’avoir nommé, l’année précédente, consulteur du Saint Office.
Principal artisan du renouveau thomiste, défenseur réputé de l’orthodoxie dans le contexte de la crise moderniste, le cardinal Billot est demeuré surtout célèbre à cause de son cours d’ecclésiologie. Le Traité de l’Église du Christ paru en 1900 est en effet la dernière grande synthèse théologique, grâce à laquelle, pendant plus de cinquante ans, des générations d’étudiants, prêtres et séminaristes, pourront trouver l’expression achevée de la pensée de l’Église, sur l’un des points où les remises en cause de la nouvelle théologie devaient se faire plus durement sentir.
Depuis le concile Vatican II (1962 – 1965) la constitution Lumen Gentium sur l’Église et le décret Unitatis Redintegratio, sur l’œcuménisme n’ont fait qu’entretenir la confusion.


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