• L’Église réunie au Concile de Constance



    Un conclave historique valide, hors de Rome

  • Ici nous parlons d’une ville allemande, en dehors de Rome et de la Cité vaticane donc. Et en plus d’un contre-conclave réussi, à l’inverse de celui de Pise (cinq ans plus tôt, tenu plutot pour conciliabulle).

    Et ainsi, dans l’absolu, la question du Conclave n’est guère une question limitée géographiquement contrairement à ce que nombres de thèses ecclésiologiques « traditionalistes » énumèrent avec au premier chef le guérardo-lefebvrisme qui enferme le « Credo » entre deux églises se partage l’une la foi et les sacrements (traditionalistes et/ou sédévacantistes), et l’autre, la juridiction et la validité de l’élection (Vatican II).

    Rappelons que lors du schisme d’Occident, nous avions de faux/anti Papes en termes d’élections douteuses et non de fausse profession et faux enseignements de la Foi. Ce qui est hautement plus grave aujourd’hui. De prochains articles traiteront de ce cas historique et théologique.

    « Mais le concile de Constance n’a-t-il pas formellement proclamé « que le concile général a, du Christ, une autorité immédiate, à laquelle tous sont tenus d’obéir, même ceux qui sont revêtus de la dignité pontificale ».

    A cette difficulté des gallicans, S. Robert Bellarmin donne deux réponses :

    [la première réponse] « Le concile de Constance n’a pas défini absolument que le concile avait du Christ l’autorité sur le pape ; mais seulement dans le cas où l’on se trouvait, c’est-à-dire dans le cas de schisme, alors qu’on ne sait pas quel est le vrai pape. En effet, un pape douteux n’est pas regardé comme vrai pape ; et avoir sur lui l’autorité n’est pas avoir l’autorité sur le pape ». 

    A ceux qui regardent la théorie énoncée par le concile de Constance comme absolue, et non pas seulement hypothétique, on peut répondre autrement. S. R. Bellarmin :

    [la deuxième réponse] « Le concile de Constance n’était pas œcuménique, et capable de définir les questions de foi, quand il promulgua cette doctrine ; car il ne représentait qu’un tiers de l’Église, l’obédience de Jean XXIII, contre laquelle s’élevaient les deux autres. Il n’y avait pas de pape certain dans l’Église, pas de pape présent au concile, puisque Jean XXIII, qui l’avait ouvert, s’était enfui avant le commencement de la quatrième session. Il n’est pas vrai, enfin, que Martin V ait confirmé ce décret. Lui-même, en effet, dit expressément qu’il confirme seulement « ces décrets sur la foi qui ont été faits conciliairement », c’est-à-dire suivant la coutume des autres conciles, après mûr examen ; or ce décret fut porté sans aucun examen. Martin V entendait donc confirmer seulement la condamnation de Wyclif et de Huss. (…)

    Quant au concile de Bâle, qui dans sa trente-troisième session, déclara de foi catholique la supériorité du concile sur le pape, ce concile avait été commencé légitimement, mais dans ses dernières sessions il était en pleine révolte contre le pape ; non seulement les décrets par lesquels il définissait sa supériorité ne furent pas approuvés, mais plusieurs papes les condamnèrent expressément. »

    Rév. P. de La Servière, SJ, La théologie de Bellarmin, ayant reçu Nihil Obstat et Imprimatur, 1907, éd. Sainte Agnès, p. 168 « L’Église réunie en concile ».

    Lorsque « l’Antéchrist » (Grégoire IX désignant ainsi Frédéric II, empereur du Saint-Empire), Frédéric II cherchait à renverser l’Église et à se faire Pape (lui qui avait fait tuer prêtres, moines, évêques, etc.) et voici comment un saint Roy écrivait aux cardinaux : 

    « Pour la liberté de l’Église, soyez assurés de l’appui de la France ; ne craignez ni la haine ni l’astuce d’un prince qui voudrait être, à la fois, roi et prêtre. L’Empire et le Sacerdoce doivent être confiés à des personnes distinctes. Pour quel motif voudrait-on joindre l’un à l’autre ? Espère-t-on peut-être usurper le siège vacant ? A vous d’y pourvoir. Prétendrait-on vous acheter ? mais la religion ne se vend pas. Considérez ce qu’à votre prudence il convient de faire. Demeurez fermes, suivez la vérité, craignez Dieu et ne subissez pas le joug sous lequel vous avez déjà trop courbé la tête. »
    Saint Louis.

    Sources dans : Le Conclave, origines, histoire, organisation, législation ancienne et moderne, Lethielleux éditeur, chapitre 3, p. 87, de Mgr (titre honorifique, il était prêtre) Joseph Guthlin (publié sous le pseudonyme de Lucius Lector).

    Nous le répétons derechef, ainsi donc, la situation est toute autre de nos jours, et bien pire… que « Bergoglio » ne soit pas pape relève d’une conclusion théologique ; à partir de cet extrait ci-dessus, on peut trouver raisonnable que tous ceux qui s’opposent – je ne parle pas des laïcs, c’est à part… surtout du « corps » de l’Église enseignante, ou supposée telle, supposé membre de celle-ci – à la tenue d’un CGI aujourd’hui admettent au moins tacitement que « François » est pape légitime de l’Église catholique ; ce sont seulement des degrés de lefebvro-guérardisme qui différencient les clercs, à quelle congrégation – ou pas – ils appartiennent… !

    Plus de références tirées de cet ouvrage seront bientôt présentes dans nos colonnes. Restez connectés !

    Posterazzi: Council Of Constance 1414 Nbohemian Religious Reformer Jan ...


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  • 14 commentaires




    […] C’est donc plus la faute des hommes que celle de la législation et le Concile de Constance témoigne.  […]


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    […] mené en tête par les évêques, avec la plus grande universalité et publicité possible. Une solution tout à fait historiquement et doctrinalement fiable, vérifiée notamment avec le Concile …. L’ordre et le bien supérieurs le demandent (multiples articles en […]


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    […] faire écho à notre propos sur le Concile de Constance, entre autres, la romanité, qui est en effet un thème omniprésent dans l’Église catholique, […]


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    […] qu’il faut au gouvernement de l’Église une tête visible pour tous les fidèles. Tout comme au concile de Constance, avec l’église une fois réunie, nous mîmes fin au grand schisme d’Occide…, après quelques échecs de forme, à Pise notamment. Vous avez, parmi les fidèles, et même […]


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    […] Le Pape Martin V a été élu lors du Concile de Constance en 1417, ce qui a mis fin au schisme d&#8…. Et ses enseignements sur la question, d’une relevant d’une situation à la fois délicate et d’extrême urgence, constituent une énorme bombe pour le Tradistan et Catholifat actuel. […]


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    […] Cependant, l’Eglise catholique est romaine par définition, ainsi même la géographie n’y fait rien, comme on le voit lors du Concile de Constance par exemple. […]


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    […] article va retracer les actions majeures de Sigismond pour sauver l’Église, notamment par l’organisation du concile de Constance et son intervention auprès des […]


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    […] que l’Empereur Sigismond avait mis fin au Grand schisme d’Occident par l’élection de Martin V à Constance (actuelle Allemagne) ; bien que la ville de Rome soit évidement la situation privilégiée et « […]


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    […] conflit perdure jusqu’au concile de Constance (1414-1418), qui met fin au schisme en élisant Martin V, par l’action pour une bonne partie de l’Empereur romain germanique Sigismond. Avant […]


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