• Droit de réponse face au « Conversanisme »



    Les conflits sempiternels traduisent notre échec.

  • « Je vois qu’il y a un problème de volonté vraiment et de mauvaise orientation de l’énergie, et je le vois particulièrement dans le milieu dissident. Je vais prendre un exemple : est-ce que vous connaissez ce type qui est Florian Rouanet ? C’est l’acolyte de Jérôme Bourbon, il fait des entretiens à ses côtés et lui tend le micro…

    Mettons de côté l’idéologie nationale-catholique très old school, je ne suis plus du tout là-dedans… Mais, Florian Rouanet, je le connais depuis longtemps, c’est un bon militant objectivement, c’est quelqu’un qui a de la discipline, qui peut aller faire du collage, taguer des murs – ce que vous voulez -, qui envoie des mails super-complets où il raconte toutes ses conférences, etc. Donc, il y a clairement un travail, après on aime ou pas le contenu.

    Mais toute cette énergie, n’est pas mise au bon endroit. Parce qu’à ma connaissance c’est un homme célibataire et y a plein de gens comme lui dans la dissidence, chez les sous-fifres(?), qui focalisent sur le non essentiel.

    Le non-essentiel c’est la doctrine et encore la doctrine, remettre en cause la doctrine, théoriser, refaire une vidéo pour reparler d’un sujet qui a été déjà abordé dans une autre vidéo, faire une revue de livre, etc… Mais c’est passionnant tout ça, j’adore ça, à l’exception du fait que ce n’est pas essentiel.

    Donc, pour en revenir au thème du soir : la tradition c’est poursuivre au-delà des dogmes et des croyances qui ne sont plus. L’essentiel pour un homme, le but de la vie, je le répète, est de la transmettre. »

    Daniel Conversano, Extrait transféré depuis son dernier live « Super Danny » de la semaine.

    Il y a globalement deux volets critiques en un dans les propos susdits donc : le célibat et la doctrine.

    1) Daniel Conversano :

    J’eusse préféré ne pas ouïr ces semi-critiques, mais puisqu’il en est ainsi, soit !

    Nous nous connaissons depuis longtemps effectivement, toutefois sans vraiment s’être fréquentés l’un l’autre. Je ne compte pas faire une réponse dure, car 1. Les conflits ne m’intéressent guères et 2. El Conversos a mis les formes nécessaires dans sa vidéo. Par ailleurs, dans un autre de ses lives et sur son forum TeleGram, il m’avait aussi reconnu le fait de durer dans le temps, ce qui est vrai. : cela fait quasiment une décennie que je mène un combat politique radical en me développant chaque année.

    Daniel, quoiqu’il s’en défendrait peut-être, est tout de même le plus sensé et le plus « conservateur » – concernant les principes familiaux notamment – de son équipe. Je trouve également qu’il s’améliore sur la forme et se bonifie avec le temps, car ses premières interventions presque hystériques manquaient à la virilité dans ses séries d’assertions.

    En revanche, il porte en partie la responsabilité d’avoir détaché l’expression « droite nationale » du catholicisme en recherchant tous les arguments possibles et imaginables contre la Foi… Ses propos anti-catholiques « accidentels » et détournés excellent dans le domaine de la sophistique.

     

    2) Mener sa vie :

    Pour ce qui est de fonder un foyer, il fallait plutôt parler de priorité, mais je veux bien accepter cette critique constructive.

    Depuis mon jeune âge, je fais mienne la proposition de Maurice Bardèche in. Qu’est-ce que le fascisme, disant à propos de l’homme néofasciste : « Travail, famille, patrie, on ne m’enlèvera pas l’idée que c’est une devise pour la Suisse. […] J’aime bien les pères de famille (…), ce troupeau estimable et pacifique, ce n’est pas sur lui que je compte pour accoler ces vierges vigoureuses que j’aime: l’énergie, la justice, la foi. […] L’homme que rêve le fascisme est jeune et il est d’abord soldat. C’est entendu, il veut bien être père de famille, et il sera un jour père de famille, et il épousera vos filles devant le maire et le curé, c’est promis: mais ce n’est pas sur ce moment replet de la carrière que le fascisme fait porter la lumière. »

    En effet, je m’estime encore assez jeune pour rester un électron libre en plus de me construire sur le long terme en honnête homme. Comme Daniel l’a compris : ça me permet de prendre plus de temps pour ce que je fais. Ceci n’exclut pas non plus le fait de préparer le terrain en mettant sa vie en ordre avant toute chose, professionnellement parlant déjà, certes.

    Je me marierai volontiers à l’avenir, et je rattraperai possiblement Daniel en nombre de gosses (il n’en a qu’un ou deux je crois, ça ne rénove pas une race ça) si Dieu me prête vie. Cela dit, si ce qui est pensé en filigrane est que j’aurais un problème avec la gent féminine, alors là je refuse catégoriquement la critique, car ce n’est pas décemment le cas…

    Pour ce qui est de la Religion enfin, j’estime que le catholicisme est universel et ainsi vrai partout et en tout temps. : que l’on fabrique des avions pour aller dans le Ciel ou pas ne change rien à la nature de Dieu. L’expression de national-catholique (qui renvoie au général Franco) me sied assez mal, car je suis de tendance néo-fasciste.
    A ce titre, si l’intéressé me connaissait mieux, il aurait vu que je suis un homme de mon temps et pas du tout un dinosaure (ce que m’a avoué il y a peu, agréablement surpris, un journaliste de gauche). Et tout cela, malgré ma profession d’un idéal radical et étiquettée ultraréactionnaire.

    Σ

    3) La doctrine n’est pas négligeable :

    C’est une occasion de rebondir et de ne pas laisser ce sujet filer.

    Pour commencer, j’observe une contradiction insoutenable dans les propos précédemment cités : c’est un mensonge d’opposer à la doctrine une « anti-doctrine ».

    En effet, j’ai pu ouïr à maints reprises les petits gamins de « Parlons Peu, Parlons Blanc » (émission radio) faire le coup de sacrifier la doctrine à l’action : or, on a tous une doctrine puisque ce mot veut dire posséder « un ensemble d’idées » (les leurs sont très limitées il faut dire !). Et pourquoi pas, tant qu’on y est, renoncer à son libre-arbitre et devenir une Bête irréflechie à l’image du Talmud dans ce cadre-là ?!

    Il n’y a rien de choquant au terme de doctrine, ainsi il ne doit pas constituer un repoussoir pour nous. En outre, avoir un socle doctrinal est la moindre des choses, c’est nécessaire, « essentiel », contrairement à la survie des petits commerces selon la politique Golem19 d’Emmanuel Macron.

    Ce qui embête un peu ou déplaît au Sicilien susnommé c’est que, semble-t-il, quoique l’on soit de la même génération, je perpétue, à mon humble niveau, et en l’actualisant, le combat nationaliste de Pierre Sidos.

    Il est pour moi essentiel de former les gens de surcroît, notamment à la culture européenne, car je ne vois pas comment redresser un peuple sans cette base solide et enracinée, ni même comment restituer une nouvelle aristocratie digne de ce nom : ce dont nous ont privés les sales boomers dégénérés. Il faut de tout pour faire un monde, chacun à sa place.

    Alors oui, la tradition implique de recevoir quelque chose et de le transmettre aux générations futures. Cela signifie que nous sommes bien plus débiteurs de nos ancêtres que créanciers par rapport à eux. Bien sûr, chaque génération ajoute sa touche, toutefois sans porter atteinte à l’ensemble des principes qui ont animé la communauté (la société trifonctionnelle indo-européenne a ainsi survécu à la période médiévale). A contrario, tout foutre en l’air serait ni plus ni moins qu’un raisonnement de gauchiste cosmopolite, aussi sûr que la volonté suit notre pensée, car nous faisons (volonté) ce que l’on est (être, pensée).

    PS. Ce qu’il y a d’étonnant à ce sujet c’est que son proche camarade Thomas Ferrier joue son « Jean-Doctrinal » à mort. C’est que j’ai quand même autre chose à faire de ma vie que d’être dans le virtuel pur me concernant.

     

    4) Conclusion :

    Les lives privés et clash de 6 heures par semaine ne me semblent pas être plus essentiels qu’un extrait de livre littéraire. Tout cela fleur le bavard autodidacte.

    Et j’ai toujours eu du mal avec les projets voulant revenir à la « liberté » mythifiée de Mai 68, tout en restant entre Blancs. Refaire ce projet, ce serait recommencer les mêmes erreurs qui nous ont menées là où nous en sommes. Il faut s’arracher à cela avant de finir par être des ruines consommées. 

    Enfin, pour conclure sur la « concentration d’énergie » (sic), tout un chacun ferait mieux de la garder bien haute pour combattre l’ennemi qui est en face un moment donné. Les éternels conflits humains et les histoires de mœurs à l’Est sont exténuants. La liste de Schindler des conflits de Conversano à droite est interminable : Ryssen, Soral, de Lesquen, Lespingal, Merkado, Amalek, DP, etc.

    Amalek, pourtant ultra-complotiste à l’extrême inverse, rejoint Conversano dans la critique et les conflits permanents. Nous retrouvons des liens d’affinité un peu partout de nos jours. Il fut une époque où l’on aurait honte de palabrer à tout vent à cause de la présence d’un centre aristocratique (Ernest Renan) et de possibles réactions physiques bien plus violentes. C’est au retour de ce monde (ancien, mais pas dépassé grâce à son universalité, encore elle) que j’essaie de travailler, et je ne fais pas semblant.

    Voilà pour ma réponse de fin gourmet, me tâtonnant les mains, à l’instar de M. Bourbon – dont je suis l’ami et le collaborateur et non pas le caniche servile ; PS. Il n’a rien à avoir avec l’article – devant un restaurant cinq étoiles ouvert avant la tyrannie19 !

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    Sans rancunne aucune et Sieg !

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