• Le Père Raffali a été rappelé à Dieu



    Un prêtre éducateur sédévacantiste à Nîmes.

  • Après l’annonce assez récente du trépas de l’abbé Anthony Cekada (1951-2020), c’est au tour du père Raffali de décéder à l’âge de 87 ans, aujourd’hui [07.11.2020] à 13h10 précisément, après avoir été assisté plus de 24 heures au préalable par l’abbé Cazalas, prêtre de l’IMBC. La veille, ses élèves étaient en train de réciter les prières pour les agonisants.

    Le bataillon sédévacantiste et clérical d’une génération est en train de s’envoler sous nos yeux ; et les cercles « non una cum » sont encore si restreins que l’on ne saurait omettre une disparition en son sein – d’autant plus lorsqu’elle est douloureuse et irremplaçable.

    Nous devons avouer ne pas avoir bien connu ce révérend père avant que son état critique nous soit parvenu. Maintenant, nous avons remédié à cette méconnaissance :

    • Il s’agit d’un abbé sédévacantiste proche de Nîmes (commune du Sud-Est dépendante de la préfecture du département du Gard). Il était également éducateur.
    • Il a été ordonné sous Vatican II en 1965 (Montini-Paul VI), nonobstant, de justesse avant les réformes sur le nouveau rite (certainement invalide). Le père fut ainsi ordonné et incardiné par Mgr Rougé (qui le persécutera par la suite) dans le diocèse de Nîmes, avant de faire le simple constat de la vacance du Saint-Siège [un Pape ne pouvant, par essence, dispenser un enseignement contradictoire avec le Magistère précédemment enseigné – lui étant fait pour la Foi, et non l’inverse : la Foi pour le Pape… !].
    • Il fut très proche de Mgr Lefebvre en le soutenant soutenu pour fonder son œuvre. Il espérait ensuite que « Monseigneur » évoluât sur la question.
    • Son édification discrète, mais principale, éducative donc, est l’œuvre des Stellamarines (dont l’association et les locaux existaient légalement depuis 1959). C’était une école basée sur l’instruction des enfants en difficulté scolaire afin de leur permettre, doucement, mais surement, d’avoir une éducation digne de ce nom. Voilà qui change des abbés de Maillard et consorts, désormais représentant de l’aristocratie dégénérée de Vendée.
    • Il y a une communauté de sœurs, de frères autour de lui. Ils sont généralement convaincus de la vacance susmentionnée.
    • L’abbé Cazalas devrait le remplacer dans l’immédiat, en sachant que son successeur est en cours de formation au séminaire de l’IMBC.

    Il convient désormais de ne pas lire les pitreries qui circulent à son égard sur la toile, émanant tantôt de zélateurs de la FSSPX tantôt de sédévac-autistes particuliers. Nous nous en passerons volontiers, car ça n’apporte rien.

    Catholiques, prions désormais pour le repos de son âme.

    En union de prières.

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    Nous pouvons supputer une belle mort, entouré des siens qu’il fut ! De nos jours c’est devenu un privilège, car la plupart des gens âgés décèdent esseulés chez eux ou dans un mouroir rebaptisé « espace de vie » (sic) ; et pour les mieux lotis, ils s’en vont en compagnie d’un poisson rouge dans l’indifférence la plus complète – parfois famille comprise, le scandale !
    C’est le marqueur d’une vie réussie que d’avoir à soi ses enfants, ses petits enfants, ses disciples et/ou ses élèves au moment du départ pour le grand voyage… Cela témoigne que l’on quitte le monde en ayant semé l’amitié ainsi que des graines hautement fertiles. Ce qui, dans l’adversité, a un côté rassurant et donne une légèreté certaine à la gravité des événements.


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