• L’humanisme catholique de saint Thomas d’Aquin



    Pour un humanisme concret, philosophique et historique.

  • Pour les extra-terrestres qui suivent le site, mais qui, débarquant littéralement, n’auraient toujours pas vu la dernière conférence sur les Humanités gréco-latines, ni même la lecture des citations employées dans celle-ci, voici un rappel pour attirer votre regard sur les définitions objectives que je propose de « l’humanisme catholique » tant au sens 1. Philosophique (La nature de l’homme et de la société qu’il compose) qu’au sens 2. Historique (L’étude des humanités classiques et sa purification par le christianisme).

    1) Définition philosophique avec Guy Augé de Vive Le Roy, in. Saint Thomas d’Aquin ou la foi et la raison :
    « La théologie thomiste est humaniste dans la mesure où elle redécouvre une certaine autonomie de la nature, où elle souligne la grandeur de l’homme créé à l’image de Dieu et la dignité de son intelligence (…) Le thomisme est une vision globale où la philosophie prépare les voies de la théologie, tout comme la théologie conduit cette philosophie à son terme puisque la nature existe pour la grâce de même que l’homme existe pour Dieu. »

    2) Définition historique avec le  Professeur Werner Jäeger, in. Humanisme et Théologie (conférence donnée à l’Aristotelian Society aux États-Unis d’Amérique, laquelle fêtait alors saint Thomas d’Aquin aux alentours du 7 mars 1943).

    « Le point de départ de tout humanisme doit être cherché dans sa manière propre de concevoir la nature humaine. Ce concept est un héritage des Grecs que saint Thomas et l’humanisme ont en commun. D’autre part, saint Thomas et l’humanisme ont encore en commun cette façon d’appréhender rationnellement le réel et même la réalité de Dieu ; ceci aussi est un héritage des Grecs. La nature humaine et la raison sont les colonnes de la culture grecque. (…) Nous devons dire au moins qu’il existe chez saint Thomas un élément important d’humanisme : (…)il est héritier de la tradition classique qui a exercé une influence profonde sur lui ». « (…) Sans lui, la Renaissance du XVe siècle n’aurait sûrement pas été ce qu’elle fut » « Saint Thomas se montra aussi véritable humaniste dans le souci qu’il eut d’aller de l’Aristote des commentateurs arabes à l’Aristote authentique et dans les efforts qu’il multiplia pour remplacer les vieilles versions arabo-latines par de nouvelles traductions faites directement du grec original. » 

    Un prêtre entrain de discourir sur le sujet.

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    […] L’honnêteté nous enjoint à reconnaître que le site de Vive le Roy – malgré qu’il soit tenu en bonne partie par des blancs embourgeoisés à moitié conformistes, et  noyés dans une imagerie royale ultra-nostalgique -, produit parfois de bons documents dignes d’intérêt, notamment en matière de corporatisme et de thomisme. […]


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