-
Publié le par Florian Rouanet
Mgr Louis-Émile Bougaud, évêque de Laval et figure du catholicisme français au XIXᵉ siècle, a effectivement exprimé des réflexions sur l’identité ethnique française, notamment dans ses écrits et sermons, emplis de foi et d’attachement à l’histoire nationale.
En effet, il est important de ne mépriser aucune de ces composantes, contrairement à ce qu’avait fait, en son temps, par exemple Charles Maurras : pro-romain mais anti-germanique.
Avant de le livrer, décortiquions donc un de ses propos, lequel n’a pas perdu une goutte d’actualité, malgré le fait des temps modernes et cosmopolites des sociétés européennes de l’Ouest… !
-*-
La combinaison de quatre éléments du Nord au Sud :
1. Une goutte de sang gaulois/celte : symbolisant le fond des âges, la gaieté, la vivacité et l’esprit railleur, ce qu’il appelle “le sel gaulois” ou “l’alouette gauloise”.
2. Une goutte de sang romain : représentant la solidité, le bon sens, la droiture et la clarté, qualités qui ont façonné la langue, le droit et la magistrature française (composante latine).
3. Une goutte de sang franc : incarnant la force militaire, l’homme libre, illustrée par la francisque, devenue plus tard la baïonnette, la véritable arme française (composante germanique).
4. Le sang chrétien : évoquant le sacrifice, le dévouement et l’indignation face à l’injustice, illustré par le roi franc qui, en entendant le récit de la Passion, souhaitait défendre le Christ avec ses Francs.
Cette citation est extraite du panégyrique de Jeanne d’Arc, prononcé par Mgr Bougaud dans la cathédrale d’Orléans le 8 mai 1865.
« Ce caractère [français], vous le connaissez mieux que moi, et je ne devrais pas le peindre ; mais c’est une joie qu’il faut que vous me laissiez ; il se compose de quatre éléments incomparables. D’abord, à l’origine, une goutte de sang gaulois, [ce] je ne sais quoi de gai, de vif, de railleurs, ce qu’on a si bien appelé le sel gaulois, l’alouette gauloise. L’alouette ! vous savez, quelque chose de gai, de vif, de léger, qui monte en chantant dans la lumière. Ensuite, une goutte de sang romain ; c’est la solidité, le bon sens, la droiture, la clarté, ce qui a fait notre langue, notre droit, notre magistrature, cette incomparable magistrature française dont je suis heureux de saluer ici les nobles représentants. En troisième lieu, une goutte de sang franc. C’est de là que vient notre épée, la francisque, rapide, sûre de son coup, invincible, qui est devenue plus tard la baïonnette, la véritable arme française. Et enfin, le sang chrétien, le sang du Calvaire, le sang du sacrifice et du dévouement, le sang qui bouillonne dans nos veines quand nous voyons le droit enchaîné, la faiblesse outragée, l’honneur méprisé, comme ce vieux roi franc, notre aïeul, qui, entendant le récit de la Passion, mettait la main sur son épée, et disait : « Que n’étais-je là avec mes Francs ! » Voilà la France ! » [5]
[5] Panégyrique de Jeanne d’Arc ; prononcé dans la cathédrale d’Orléans, le 8 mai 1865, p. 16-17
Cela ne contredit pas la culture biblique, dans le livre de l’Ecclésiastique (écrit par Ben Sira Le Sage), on trouve aussi quelques versets sur la race et la morale :
L’Ecclésiastique 10 ; 23 : « La race d’hommes qui sera honorée est celle qui craint Dieu ; mais la race qui sera déshonorée est celle qui néglige les commandements du Seigneur. »
L’Ecclésiastique 8 ; 5 : « Ne fréquente pas un homme ignorant, de peur qu’il parle mal de ta race. »


6 commentaires
Réagissez à cet article !