• Cas de l’Abbé Firmin Udressy & silence de la FSSPX



    Clerc qui se fragilise & silence hiérarchique

  • Le départ de l’abbé Firmin Udressy de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, après deux décennies de service et des postes de haute responsabilité, vers la Communauté de Saint-Martin (100% rallié, semi-tradi’), est un événement suscitant une grande tristesse, mais aussi de vives interrogations au sein des fidèles attachés à la Tradition catholique.

    Si la Fraternité a exprimé publiquement sa « profonde tristesse », face à cette séparation, sans plus, il est à regretter que la hiérarchie de la FSSPX n’ait pas pris le soin d’analyser plus en profondeur les causes de ce départ, ni d’y répondre avec la transparence et la clarté que ce cas impose : et encore moins en le fustigeant afin d’avertir les fidèles !

    En effet, c’est comme s’il s’était ralliée à juste titre à « l’Eglise régulière » ! Il ne nous faut plus garder d’attaches et donner à la Rome moderniste de la légitimité « juridictionnel : chez les guérardiens/sédéprivationnistes, il aurait en quelque sorte, simplement rejoint son Eglise/Autorité materialiter !)

    Cet événement met en lumière un malaise latent, révélateur d’une tension permanente entre l’attachement à la Tradition et la sentiment d’illégitimité, lequel conduit au Ralliement avec ladite autorité romaine post-conciliaire.

    Une décision qui bouscule la Tradition

    En quittant la Fraternité, il tourne le dos à la ligne intransigeante de Mgr Lefebvre, mais surtout, il met en lumière une forme de « schizophrénie » spirituelle qui marque depuis les origines, la FSSPX…
    Ce terme n’est pas employé à la légère, car il traduit la tension presque intenable que vivent certains clercs, tiraillés entre une obéissance revendiquée à l’autorité romaine et la fidélité à ce qu’ils appellent la « foi de toujours ».

    Il est bien d’être dans l’immutabilité par rapport aux réformes de Vatican d’eux.
    Mais sans le constat sédévacantiste, la vacance du Siège de Pierre, et, suite à ce vide, offrir la réponse juridique entière des évêque de tradition, dite conclaviste, on en devient simplement impuissant.

    La loi du silence : une absence de réaction inquiétante

    Ce qui étonne et désole dans ce cas particulier, c’est le manque de réaction appropriée de la part des autorités de la FSSPX, le manque de « condamnation », morale au moins.

    Si l’institution a officiellement publié un communiqué de reconnaissance et de prière, il manque une véritable analyse, voire une remise en question.

    Est-il suffisant de simplement prier pour la persévérance des prêtres, sans aborder les racines profondes de ces départs ? En omettant d’interroger les causes qui poussent certains de ses membres à « rallier », la hiérarchie de la Fraternité laisse entrevoir une forme de résignation, voire de silence embarrassé.

    Ce mutisme fait écho à un sentiment de malaise croissant chez les fidèles qui, tout en demeurant attachés aux rites traditionnels, et à son maintient ainsi que son enseignement, commencent à douter de la capacité du phare traditionnaliste la Fraternité à répondre aux enjeux spirituels et doctrinaux actuels.

    Lefebvrisme face à lui-même : une fidélité en question

    Le départ de l’abbé Udressy est-il un signe des temps, révélateur d’une contradiction profonde au sein du lefebvrisme ?

    Mgr Lefebvre, en créant la FSSPX, avait fondé une œuvre pour sauvegarder la Tradition catholique face à ce qu’il percevait comme les dérives modernistes du Concile Vatican II.

    Par rapport à cette perspective initiale, la position de la FSSPX apparaît de plus en plus fragile, oscillant entre le refus obstiné de toute compromission (bien), ainsi que l’acceptation implicite de l’influence conciliaire sur les consciences sacerdotales.

    Conclusion : la nécessité d’un réveil spirituel et doctrinal

    L’absence de débat ouvert et l’attitude prudente de la hiérarchie FSSPX face aux départs de figures comme l’abbé Udressy constituent une forme de faiblesse.

    Plus qu’un simple cas individuel, cette triste défection soulève des questions cruciales pour l’avenir de la Frat. Que se passera-t-il si elle ne réagit pas vite et bien ?
    Dans le temps, elle risque de voir son rôle se marginaliser, non seulement face à la fausse Église œcuménique conciliaire, non seulement par rapport au combat traditionnaliste, mais également, aux yeux de ses propres fidèles.

    Appelons à un réveil doctrinal et spirituel, à l’image des grands moments de l’histoire catholique (Basilique de Montmartre !) où, face aux épreuves, les âmes fidèles se sont toujours tournées avec fermeté vers la lumière du Christ et la défense authentique de la foi de toujours, lesquels sont sédévacantistes ET conclavistes catholiques.

    L’ancien supérieur de District d’Allemagne et de Suisse de la FSSPX rentre à la Communauté Saint-Martin – Riposte Catholique


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  • 4 commentaires




    […] disions tout récemment, avec la nouvelle affaire abbé Udressy, que ce manque réel de vigueur allait faire perdre dans le temps, à la FSSPX, le fait de tenir la […]


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    […] pas à nous dire si vous souhaitez que Rex renouvelle cette revue d’actualité des tradis (abbé Udressy FSSPX, Mgr Devila) […]


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    […] ses propres évêques, si elle passe d”hémorragies plus ou moins légère en hémorragies : abbé Udressy, Mgr Viganò, […]


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    […] et nous évoquions dernièrement du mexicain Mgr Devila (autre cas à part…), ou encore de l’abbé Udressy (ex district de la FSSPX), mais notre homme du jour a encore beaucoup de chemin à parcourir, et bien plus que l’abbé […]


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