-
Publié le par Florian Rouanet
Nous sommes les seuls de toute la galaxie nombreuse des influenceurs de droite radicale à aborder toute une série de thèmes entre le provincialisme, fascisme clérical et autres.
En restant à la fois traditionnel et novateur, continuons sur notre lancée grâce à quelques propos de Joseph Merel.En effet, sans pousser le principe jusque la Vendetta italo-corse, mais en gardant éloge de l’adrénaline et de la téstostérone, le pardon ne sert à rien s’il n’est que le reflet de notre lâcheté, tel un surnaturaliste, condamnant toute action par avance et faisant éloge d’un attentisme impuissant, demandant encore et encore des claques, car il aime cela au fond.
Collez ce sujet avec le tyrannicide selon la doctrine thomiste, et la présentation « burnée » que l’abbé Rioult en avait fait avec le colonel Bastien-Thiry et le tour est joué !
« La justice appelle des vertus annexes : de religion, de piété, de vérité, de gratitude et de vindicte (Somme théologique, IIA Ilae q. 80). À propos de la vertu de vengeance (II° IJae q. 108), il est nécessaire de venger les offenses quand l’honneur de Dieu ou le bien commun ou l’honneur du prochain est en cause; quand on est seul en cause, il faut supporter l’offense avec patience, « à moins d’avoir des raisons d’agir différemment. Car ces préceptes de patience s’entendent en ce sens qu’il faut avoir l’âme prête à les observer quand les circonstances l’exigent, comme le dit saint Augustin. » Or, dans la question 30 a. 3 de la II° II, consacrée à la miséricorde, saint Thomas rappelle l’enseignement de saint Augustin : « Ce mouvement de l’âme obéit à la raison, lorsqu’on fait miséricorde, la justice étant sauve ; soit qu’on secoure l’indigent, soit qu’on pardonne à celui qui se repent. » Au reste, saint
Thomas précisait (IIª ITe q. 107 a. 4) : « Si cependant multiplier les bienfaits n’aboutit qu’à accroître et à aggraver l’ingratitude, il faut alors cesser de faire du bien. » En II° II q. 108 a. 2, il est précisé: « Celui qui ménage la baguette hait son fils » (Prov. 13, 24).
L’Aquinate y explique que nous sommes naturellement portés à repousser les choses nuisibles, d’où la différence réelle entre concupiscible et irascible ; l’homme suit naturellement l’irascible en repoussant les offenses pour ne pas en être atteint, ou en les punissant s’il en a été atteint, afin d’éviter d’en être victime; la vertu de force est alors l’auxiliaire de la vertu de vengeance pour dominer la crainte du danger à braver. »
Joseph Merel, Paganisme versus christianisme.
-*-
La justice vindicative selon la Doctrine Catholique Thomiste :
La question de la vertu de vengeance, ou de justice vindicative, est effectivement abordée par saint Thomas d’Aquin dans ses œuvres, notamment dans la *Somme théologique*. Pour comprendre cette vertu, il est important de la situer dans le cadre plus large de la vertu de force (ou courage), et plus précisément de la vertu de justice, dont elle est une sous-catégorie.
La Vertu de Force
Saint Thomas définit la force comme la vertu morale qui assure la fermeté dans les difficultés et la constance dans la poursuite du bien. Elle est nécessaire pour affronter les dangers et les épreuves sans dévier du bien. La force soutient les autres vertus en leur permettant de résister aux tentations et aux obstacles.
La Vertu de Justice
La justice, pour saint Thomas, consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû. Elle régule les relations entre les individus en assurant l’équité et l’harmonie dans la société.
La Justice Vindicative
La justice vindicative, ou la vengeance, est un aspect spécifique de la justice. Saint Thomas aborde cette question dans la *Secunda Secundae* (II-II), Question 108 de la *Somme théologique*. Selon lui, la vengeance est la rétribution d’un mal commis, visant à restaurer l’ordre de la justice. Elle peut être légitime si elle est exercée avec modération et dans le but du bien commun.
Conditions de la Vengeance Juste
1. **Intention Droite** : La vengeance doit être motivée par le désir de justice et non par la haine ou la rancœur. Elle doit viser la correction du coupable et la protection de la société.
2. **Autorité Légitime** : La vengeance doit être exercée de préférence par le haut, par ceux qui ont l’autorité légitime pour le faire, comme les magistrats ou les autorités établies. Elle ne doit pas être un acte privé de représailles ou d’émeute anarchique.
3. **Proportionnalité** : La peine infligée doit être proportionnée à la faute commise (autodéfense). Une vengeance excessive ou injuste deviendrait elle-même une injustice.
4. **Bien Commun** : La vengeance doit viser le bien commun, c’est-à-dire la restauration de l’ordre social et la prévention de futurs maux.
L’Aquinate insiste sur le fait que la vengeance, en tant qu’acte de justice, doit être tempérée par la charité. La finalité ultime de toute action chrétienne étant la charité, même la justice vindicative doit être exercée avec amour et miséricorde, sans chercher à nuire primairement et inutilement.
Conclusion
En résumé, selon saint Thomas d’Aquin, la vengeance peut être une vertu lorsqu’elle est exercée de manière juste, proportionnée et avec une intention droite. Elle est une expression de la justice et doit être guidée par la charité pour contribuer au bien commun. Cette perspective thomiste souligne l’équilibre entre la fermeté nécessaire pour maintenir l’ordre et la douceur de la charité qui doit imprégner toutes nos actions.

3 commentaires
Réagissez à cet article !