• Nouveau né et Systema Naturae – Roberto Fondi



    Organisme vivant et courants scientifiques

  • Voilà une assertion rappelant une pensée de Charles Maurras à propos du petit de l’homme entre autres choses. L’humanisme politique d’aujourd’hui se doit être racial, national et universel :

    Quant au fait que l’homme vient au monde dans une phase de développement beaucoup plus précoce que celle de tous les autres animaux – phase qui selon Koestler frustrerait le nouveau-né et contribuerait dès le départ à le maintenir dans un état névrotique permanent, dans la mesure où elle le rendrait pour très longtemps totalement dépendant de ses parents ou d’autres êtres humains adultes («Le lavage de cerveau commence au berceau», dit-il ‘9) – on ne voit vraiment pas quelle autre alternative Koestler est capable de proposer. Comme l’ont bien montré Adolf Portmann  » et Arnold Gehlen.

    Il et Arnold Gehlen 12, la phase de développement précoce a une importance fondamentale chez l’homme, car c’est elle qui lui fait acquérir la station debout, apprendre le langage proprement dit et recevoir l’habitude à la pensée et à l’action techniques. Abandonnons un nouveau-né à lui-même, et il mourra très vite. Eloignons-le des hommes pour le confier a des loups, des singes, etc., et il ne deviendra certainement pas un Romulus, un Mowgli ou un Tarzan, mais un enfant destiné à vivre très peu de temps et dans des conditions semi-animalesques bien plus tarées – sur le plan psychologique – que la condition que Koestler assigne à l’humanité « normale ». (…)

    Ou principe de totalité avec ordre hiérarchique stratifié en vue du bien commun :

    Ce Systema Nature est donc une structure dynamiquement statique, avec un dynamisme qui ne se déroule pas de façon linéaire et indéfinie, mais bien dans le cadre de «cercles de formes» (pour reprendre une expression du zoologiste allemand Otto Kleinschmidt, qui vécut à la fin du XIXème siècle et au début du XXème) spécifiques comparables aux holons de Koestler. Cela revient aussi à reconnaître que la hierarchie de holons dont se compose la réalité biologique n’est pas constituée seulement de formes au sens spatial, mais aussi de «formes temporelles», lesquelles, étant cycliques, sont justement tout aussi bien définies que les premières : de sorte que chaque cycle temporel particulier d’un holon donné s’intégrera dans le cycle temporel du holon de niveau supérieur dont le premier est une partie inséparable. »

    Vie et organicisme :

    La naissance et la mort apparaissent donc, maintenant, comme constituant un aspect central de l’auto-organisation, l’essence même de la vie (…) Puisque nous aussi sommes nés et destinés à mourir, cela signifie-t-il que nous faisons partie de systèmes plus vastes qui se renouvellent constamment ? Cela semble bien être le cas. Comme toutes les autres créatures vivantes, nous appartenons à des écosystèmes et nous formons également nos propres systèmes sociaux. Finalement, à Un niveau beaucoup plus large, il y a la biosphère, l’écosystème de toute la planète, dont notre survie dépend totalement».

    La révolution organiciste

    Les deux articles précédents en rapport avec l’ouvrage !


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