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Publié le par Florian Rouanet
« Le malaise catholique », extrait de la Documentation des cadres de la Milice française (1944)
Pourquoi nier qu’il existe ? Tout nous le révèle, l’attitude réticente des clercs à l’égard du mouvement révolutionnaire français, comme l’excessive prudence qu’apporte l’Église, sous prétexte de neutralité politique, à prendre parti, à un moment où pourtant l’indifférence apparaît sans excuse.
Il n’y avait pas avant la guerre de malaise catholique ! L’Église s’était depuis longtemps ralliée à un régime qui l’ignorait ou affectait de le faire. La France démocratique et l’Église catholique, sans qu’un Concordat vînt régler leurs rapports, vivaient côte à côte et se supportaient. Les froissements de jadis paraissaient oubliés, ou plus exactement l’Église avait renoncé à en faire état. Par opportunisme politique, elle avait cessé de faire valoir ses griefs contre le régime, qui autrefois tenta de la détruire, mais dont l’anticléricalisme s’était avec le temps sensiblement atténué.
[…]
Le ralliement de l’Église à la République démocratique et parlementaire était total, et ceux parmi les catholiques qui, soit par nationalisme, soit simplement parce qu’ils ne voyaient aucune conciliation possible entre le catholicisme et l’esprit démocratique, avaient refusé de céder à l’entraînement général, n’étaient pas loin de passer pour des révoltés, dont on soupçonnait l’orthodoxie !
[…]
Dans les années qui précédèrent la guerre les catholiques, ou du moins ceux qui s’étaient ralliés à la Démocratie, furent les premiers à défendre les positions les plus insensées qu’adoptèrent les divers gouvernements de la République. Toutes les erreurs de notre politique extérieure, comme celles de notre politique intérieure, n’eurent pas de plus acharnés partisans que ces catholiques dévoyés, toujours prêts à voler au secours d’un régime qui déjà apparaissait comme le fossoyeur de la France, et lui préparait une des plus totales défaites de son histoire. Ils furent pacifistes, quand l’idéologie démocratique le commandait, et que le pacifisme nous préparait la malheureuse armée qui connut en 1940 l’humiliation d’avoir à se mesurer avec la Wehrmacht. Ils furent par contre bellicistes, avec les démocrates et les partis de gauche, au moment où seul un pacifisme intransigeant pouvait sauver la France. Entre-temps ils furent antifascistes et antihitlériens, après avoir été pro-allemands tant que vécut l’Allemagne démocratique de Weimar ! Ils prirent pendant la guerre d’Espagne, le parti des rouges, contre Franco et la Phalange. Ils furent objecteurs de conscience, antiracistes et philosémites. Ils détestaient les pays autoritaires, parce qu’autoritaires, […], et éprouvaient pour la Russie des Soviets une sympathie, qu’en dépit des encycliques pontificales, ils ne dissimulaient que très mal !
[…]
Toujours disposés à soutenir le régime, ces honnêtes gens fourvoyés parmi les pires forbans de notre politique, étaient persuadés que le catholicisme disparaîtrait avec la Démocratie, et que l’indépendance de l’Église comme sa vie même, exigeaient que cette dernière fût sauvée. Dupés et aveuglés par la propagande d’extrême gauche, ils croyaient que la pratique de la foi chrétienne était incompatible avec les régimes autoritaires. Ils gémissaient sur l’état des églises d’Allemagne et d’Italie, dont ils ignoraient tout, et le plus sérieusement du monde parlaient avec horreur de la vague néo-païenne, qui était en train de submerger l’Allemagne nationale-socialiste ! Ils n’étaient pas loin d’imaginer qu’avec le totalitarisme, c’était le règne de l’anté-Christ qui s’instaurait !
Les catholiques à la veille de la guerre étaient mûrs pour une nouvelle croisade ! Ils furent en 1939, du parti de la guerre, et par aveuglement, après avoir été pendant des années pacifistes par conviction religieuse, virent avec joie éclater un conflit où nous étions perdants d’avance, parce que ce dernier symbolisait l’assaut que livraient les Démocraties aux régimes totalitaires, destructeurs du catholicisme, et persécuteurs de la foi.
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Parce que, dans l’avant-guerre, les catholiques avaient pris parti pour la démocratie, ils furent incapables, après l’armistice, d’aligner leur position sur les réalités nouvelles que la défaite aurait dû leur révéler. Inconsciemment ils devaient traîner après eux le boulet de leur foi en la Démocratie, et subir le poids de l’hypothèque dont eux-mêmes s’étaient frappés, en embrassant sans circonspection ni mesure les desseins du régime.
Leurs réactions devant les possibilités politiques que la victoire allemande laissait à notre pays furent tristement semblables à celles que l’on constata, soit chez les profiteurs de la République parlementaire, soit chez les idéologues les plus intransigeants. Les catholiques démocrates, qui furent parmi les partisans les plus actifs de la croisade des démocraties, se retrouvèrent tout naturellement à leur place dans les rangs de la dissidence. Ils étaient même dissidents avant la lettre, parce que trop amoindris dans leur pensée politique pour résister aux entraînements faciles d’une sentimentalité que l’idéologie démocratique avait exaspérée !
[…] La défense de la démocratie, assimilée autrefois à la défense de la foi chrétienne, devait dans l’après-guerre prendre l’aspect de la « résistance » et de la « libération » et s’incarner dans la germanophobie la plus farouche. Germanophobie d’une nature d’ailleurs particulière, puisque empreinte de sentimentalité, mais aussi de mystique et de religiosité ! Les catholiques démocrates ne pouvaient que haïr l’Allemagne nationale-socialiste, non seulement parce que cette dernière symbolisait l’anéantissement des espérances démocratiques, mais surtout parce qu’à leurs yeux elle symbolisait aussi le recul du catholicisme. Abattre l’Allemagne hitlérienne c’était, à travers le triomphe de la Démocratie, assurer du même coup le triomphe du catholicisme !
La récente aventure survenue aux démocraties bourgeoises et capitalistes, alliées depuis plus de deux années au bolchevisme stalinien, n’a pas encore pleinement modifié cette attitude. Si certains catholiques s’inquiètent timidement des dangers que le communisme fait courir à l’Europe chrétienne, d’autres continuent, contre toute évidence, à espérer dans la victoire finale des Anglo-Saxons, victoire remportée non plus directement sur l’Allemagne, mais sur la Russie après que cette dernière aura elle-même réglé son compte au national-socialisme. […]
[…]
Une pareille position doctrinale justifiait l’indifférence des catholiques démocrates devant les problèmes politiques nouveaux, que l’essor de la Russie soviétique posait aux nations européennes ! L’éventualité d’une bolchevisation totale de l’Europe ne devait pas les rapprocher de l’Allemagne nationale-socialiste ! Persuadés que le national-socialisme est par nature un agent destructeur du catholicisme, et que celui-ci ne saurait connaître d’ennemi plus acharné à sa perte, leur attitude ne pouvait pas ne pas être ce qu’elle fut.
Les raisons qui, en dépit même de dispositions sentimentales souvent opposées, contraignaient les meilleurs des Français à prendre conscience de la mission européenne de l’Allemagne, demeuraient pour eux sans valeur, et ne parvenaient pas à les détacher du camp des Alliés. […]
Frappés de cette espèce de paralysie intellectuelle qui est chez les idéologues une affection bien connue, les catholiques fourvoyés dans les rangs des démocrates restaient insensibles à la réalité. La guerre demeurait pour eux une guerre sainte. L’état d’esprit qui, en 1939, leur avait fait accepter avec joie une guerre qu’ils eussent détestée si elle avait été dirigée contre l’Allemagne de Weimar, restait inchangé, et malgré son aspect anachronique, continuait à les guider. La dissidence était pour ces égarés un refuge naturel. En s’y précipitant, ils crurent sauver et leur pays et leur foi !
(Suite)
Ignorants comme on ne peut pas l’être des dangers du Judaïsme international, ils se dressèrent, cardinaux et évêques en tête, devant les mesures pourtant étonnamment bénignes, que le Gouvernement se décidait enfin à édicter, contre les entreprises malfaisantes d’Israël ! Par un recours grossier à la plus fade des sentimentalités, ils tentèrent d’apitoyer les Français sur le sort des juifs, soi-disant molestés et martyrisés par la police gouvernementale, et insinuèrent que des décrets aussi inhumains n’avaient pu être pris par le gouvernement du Maréchal, qu’à l’instigation des autorités allemandes.
Une pareille affirmation aboutissait à un double résultat : elle déconsidérait le Chef de l’État, qui pouvait désormais passer pour un jouet aux mains de l’Allemagne, en même temps, qu’elle déconsidérait du même coup l’antisémitisme officiel, présenté à l’opinion comme une institution d’inspiration exclusivement allemande. C’était oublier trop vite que Drumont ne fut pas un théoricien du National-socialisme, mais bien un homme de chez nous, de notre race et de notre sang, et dont les attaches avec le sol de France n’étaient pas contestables.
Si dès 1941, nous constatâmes avec quelque surprise, que nombre de Français nourris avant la guerre du plus salutaire antisémitisme, cessèrent brusquement de croire au péril juif, et à la nécessité d’écarter ces indésirables de la communauté française, ne cherchons pas ailleurs les raisons de cette étrange volte-face. En attribuant à l’Allemagne une influence politique qu’elle n’eut point, les catholiques savaient ce qu’ils faisaient : un soupçon allait peser sur l’antisémitisme, et en écarter définitivement les Français, déjà trop enclins à assimiler le péril juif, au croquemitaine de notre petite enfance.
Désaxée par l’idéologie égalitaire, que leur adhésion à la Démocratie avait développé en eux, ils se cabrèrent devant le racisme. Ils l’accablèrent de leur sarcasme et oubliant de Gobineau comme ils avaient négligé Drumont, affectèrent de croire que le racisme n’était pas séparable de l’Allemagne nationale-socialiste. Le couvrant une fois de plus de l’autorité de l’Église, ils affirmèrent que la notion de race ne trouvait aucune place dans la doctrine catholique. Persuadés que toute législation raciste, ne pouvait que heurter la foi chrétienne, ils n’hésitèrent pas, au nom d’un spiritualisme mal compris, à prononcer contre le racisme une condamnation sans nuance et sans appel, oubliant ainsi que les rois très chrétiens de l’ancienne France, conscients des dangers que le métissage faisait courir à la race française, n’avaient pas craint de sacrifier autrefois à un racisme avant la lettre, en interdisant les mariages entre Français et indigènes des îles.
Pour condamner le racisme, on arguait de la primauté de l’esprit sur le corps, que personne ne contesta jamais, et l’on feignit d’oublier que si l’âme est la source en nous de facultés supérieures, nous n’en sommes pas moins le produit de son union substantielle avec le corps. Prendre à propos du racisme, la défense de l’esprit, c’était enfoncer avec éclat une porte ouverte, mais c’était surtout déformer la doctrine traditionnelle de l’Église, telle que l’exprime St-Thomas, pour essayer de justifier un point de vue erroné, que seul le plus insensé des égalitarismes, dictait aux catholiques.
(Suite)
Si nous confrontions une à une les positions actuelles du catholicisme français, avec les grandes idées, autour desquelles l’action révolutionnaire moderne est en train de se cristalliser, constamment nous nous apercevrions, qu’à chacun des carrefours où survit l’esprit contre-révolutionnaire et conservateur, l’Église occupe la première place, au milieu d’autres opposants — juifs, maçons et créatures de l’ancien régime [de la IIIᵉ République] — devenus ses alliés naturels ! Face aux valeurs traditionnelles que les révolutions [nationale-socialiste et fasciste] du XXᵉ siècle essayent de restaurer et auxquelles la Révolution de 1789 avait substitué ses mythes abstraits, les catholiques étalent la plus stupéfiante incompréhension. Ils nous révèlent une impuissance presque congénitale à comprendre notre temps, et leur hargne et leur mauvaise humeur, devant les ruines d’un monde, auquel eux-mêmes s’obstinent à rester liés, en sont arrivés à faire d’eux des adversaires méprisables et dangereux. Méprisables, parce que constamment de mauvaise foi, dangereux parce que toujours prêts à s’abriter derrière un texte sacré, et à en donner une interprétation volontairement erronée !
L’Église nous apparaît donc aujourd’hui comme une force contre-révolutionnnaire, avec laquelle il nous faudra compter. Les clercs, comme les fidèles, sont en majeure partie les adversaires de la Révolution nationale, avec encore cette circonstance aggravante que leur attitude contre-révolutionnaire prétend trouver ses justifications dans la foi chrétienne ! Les catholiques de France sont — du moins l’affirment-ils — contre-révolutionnaires parce que catholiques en tant que tels !
Et ainsi par leur faute et grâce à l’extravagance de leur conduite, a fait depuis peu son apparition en France, une nouvelle forme d’anticléricalisme, qui tend à remplacer l’anticléricalisme, aujourd’hui expirant des Combes et autres seigneurs du radicalisme. Cet anticléricalisme nouveau est étranger aux considérations qui inspirèrent son prédécesseur. Il ne prétend pas dresser devant le catholicisme, la contre-Église de l’incroyance et de l’impiété, il ne symbolise plus le refus de l’homme de s’incliner devant Dieu. Plus simplement, et sans prétentions dogmatiques, il se fonde sur une réalité que l’Église elle-même a pris soin de nous révéler : son opposition systématique à toute tentative révolutionnaire, opposition qui n’est pas seulement une particularité propre à notre pays, mais qui se révèle à nous sous l’aspect d’un fait européen ! L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, connurent et connaissent encore aujourd’hui cette hostilité de l’Église, tantôt avouée, tantôt sournoise et son inexplicable attachement aux formes périmées de l’ancien ordre social ! […]
[…] ; il [cet anticléricalisme] est la réaction d’une élite, qui, loin de rejeter le concours de l’Église, eût voulu la voir collaborer à ses côtés, à la grande œuvre révolutionnaire, et ne s’écarta d’elle qu’à la suite d’un malentendu douloureux, dont elle-même souhaite qu’il puisse être dissipé un jour prochain. Anticléricalisme provisoire, certes, et que l’Église entretient et justifie pleinement, mais qui risque aussi de dépasser la mesure et d’aller plus loin qu’il ne devrait.
Car, en présence d’une Église, autrefois si indulgente pour les ignominies de l’ancien régime, et aujourd’hui si injustement hostile à l’égard de ceux qui ne veulent que le bien de leur pays, comment éviter que certains se demandent, parfois avec angoisse, si le catholicisme n’est pas une doctrine définitivement vieillie et sclérosée, […] incapable de répondre aux exigences, des âmes bien trempées et des cœurs durs ? Le Catholicisme tend-il à déviriliser l’homme ? Est-il encore capable d’être pour le héros moderne, une règle de vie ? Questions terribles, qu’il faut avoir le courage de poser sans équivoque, parce que nous avons le devoir d’y répondre avec franchise.
(Suite)
L’Église, dont nous avons noté l’étonnante ouverture d’esprit, et la paternelle indulgence pour les partisans d’une des erreurs les plus abjectes de notre temps [le communisme], aurait dû, nous semble-t-il, réserver un accueil empreint au moins de la même bonne grâce, ou à défaut de la même impartialité, aux idées qui commencèrent à se faire jour après l’armistice de 1918, et exprimèrent à quelques variantes près, l’essentiel des aspirations révolutionnaires des diverses nations européennes ! Au lieu du visage souriant que nous nous attendions à lui voir, nous eûmes la surprise de constater chez elle une réserve dans laquelle bientôt nous discernâmes sans peine une hostilité formelle. En dépit de nos espoirs il fallut bien vite nous rendre à l’évidence : l’Église ne nous approuvait pas !
Cette constatation, tous les révolutionnaires la firent avec surprise ! Le fascisme, comme le national-socialisme trouvèrent dans les membres de la hiérarchie catholique, leurs adversaires les plus résolus. Pour une fois l’Église se refusait à leur accorder au moins le préjugé favorable qu’en d’autres circonstances elle avait si généreusement concédé à tant de décevantes nouveautés ! Les clercs qui s’étaient passionnés pour le phénomène communiste, ne s’intéressèrent que pour les combattre aux premiers efforts du fascisme et du national-socialisme. Alors qu’ils avaient voulu à tout prix se rapprocher des communistes et avaient fait maintes tentatives d’ailleurs louables, pour comprendre leur mentalité très particulière, ils n’essayèrent même pas de pénétrer les intentions des fascistes et des nazis ! Ils s’hypnotisèrent sur des points de détail sans intérêt et portèrent de ridicules condamnations sur des propositions secondaires dont ils affectèrent de croire qu’elles constituaient l’essentiel de la doctrine.
[…]
C’est surtout à l’égard du national-socialisme que l’Église révéla son impuissance à rien imaginer au-delà de la médiocrité libérale et bourgeoise : dès que le Führer commença sa prodigieuse ascension, elle ne sut pas prévoir la séduction qu’allait exercer sur l’âme allemande le message national-socialiste ! Grâce à lui chaque jeune allemand put se croire personnellement désigné pour participer à l’œuvre grandiose de la renaissance de sa patrie, et invité à consentir à cet idéal les plus durs sacrifices ! Le Führer suscita partout des vocations de héros ; il embrassa la jeunesse allemande d’une foi nouvelle, capable, avec le goût des tâches nobles, de redonner l’espérance et la joie de vivre à un peuple qui avait failli quelques années plus tôt sombrer dans le désespoir !
L’Église ne comprit rien à cette extraordinaire renaissance ! Sa méfiance, sa réserve hargneuse lui valut de passer à côté de l’occasion magnifique, qui lui était offerte de faire du héros nazi un héros chrétien. Au lieu d’essayer de comprendre le national-socialisme et de faire à son sujet l’effort qu’elle n’avait pas craint de faire en faveur du communisme, au lieu de chercher les points où l’entente était possible plutôt que de mettre pesamment et avec une joie mauvaise l’accent sur ceux qui révélaient des divergences, l’Église manifesta ouvertement sa réprobation, puis plus tard, lorsque le Führer prit le pouvoir, et consacra la victoire du national-socialisme sur les vieilles idéologies sclérosées, s’enferma dans une indifférence glacée dont elle ne sortit plus.
Ce que nous venons de dire de l’Allemagne n’est pas moins vrai pour l’Italie, l’Espagne et la France ! Partout où la Révolution s’est faite, elle s’est faite sans l’Église, malgré elle, et contre elle ! Là où elle a échoué, comme en Italie, l’Église occupe en revanche la première place, dans la coalition des responsables de cet échec.
(Suite et fin)
[…] On l’a soutenu avec quelque apparence de raison, et il nous faut bien reconnaître que le type d’homme courant que produit actuellement la formation catholique, celui que nous qualifierons de catholique moyen, est physiquement et moralement très éloigné du type d’homme qu’avait voulu façonner le fascisme mussolinien, et que le national-socialisme paraît avoir réussi à former ! L’éducation chrétienne ne semble pas à l’heure présente fabriquer des héros pour les futures luttes civiques. Elle nous paraît au contraire lâcher dans la vie, des êtres peut-être fort bien armés pour résister aux sollicitations du péché, mais moralement incapables de jouer dans la cité le rôle qu’on serait en droit d’attendre d’eux. […] Le catholique de notre temps, oubliant qu’il eut les croisés pour ancêtres, n’aime rien tant que la mesure, trop rapidement confondue avec la sagesse. Tout projet qui contient une part d’imprévu, un grain d’aventure, l’inquiète. Il est toujours à mi-chemin entre le bien et le mal, entre le beau et le laid !
[…]
Le catholique de nos temps, formé par les œuvres de la jeunesse de l’Église, est, il faut bien le dire, le type même de l’homme fait pour vivre dans ces sociétés où il semble que la vertu elle-même veuille prendre le visage réjouissant de la médiocrité ! Comment, une telle formation eut-elle permis aux catholiques de goûter toute la grandeur de l’altière et orgueilleuse formule du fascisme : « Mieux vaut vivre une journée de la vie d’un lion, que la vie entière d’une brebis » — qui exprime en termes colorés le dessein qu’avait conçu Mussolini de sauver le peuple italien de la médiocrité où il s’enlisait et lui redonner le goût des entreprises nobles et aventureuses.
[…]
Les jours rudes et âpres que nous vivons, imposent un nouveau type de héros, une nouvelle chevalerie ! Le Moyen Âge vit fleurir le chevalier, qui fut le type même de l’homme adapté à son temps et faisant corps avec lui. Ces siècles, dont la grandeur aujourd’hui nous échappe, furent des siècles de luttes et de combats, en même temps que des siècles de foi où l’homme pieux savait être le plus rude des combattants ! Les croisades, triomphe de la chevalerie, furent l’œuvre de ces hommes étonnants, qui savaient allier aux plus pures vertus chrétiennes, les qualités qui font les grands aventuriers et les grands conquérants. […]
[…]
Quoi qu’il advienne le passé est mort ! Un monde nouveau naîtra des convulsions actuelles ! Que l’Europe de demain soit soviétique ou nationale-socialiste, l’Église est assurée de perdre sur les deux tableaux à la fois, si par un coup de barre énergique elle ne se rapproche pas des milieux révolutionnaires vers lesquels elle devrait se sentir attirer d’instinct, et qui de leur côté verrait avec joie cette recrue de choix venir vers eux.
[…]
Le catholicisme fait trop intimement partie de nos traditions nationales les plus vivantes pour que froidement nous envisagions sa disparition, et que nous n’entreprenions rien pour l’aider à se sauver ! Nous croyons qu’il n’est pas pour nous de meilleur moyen de le faire que de le mettre lui-même en garde avec violence contre les dangers qu’il courut et qu’il court encore en s’acoquinant avec la démocratie, et de dénoncer sans ménagement ses faiblesses et ses déviations actuelles.
Nous savons que celles-ci ne constituent pas la substance même du catholicisme, mais seulement un accident et que l’accident peut disparaître, sans que sa présence même prolongée ait altéré la substance. Et nous savons aussi que le catholicisme, dépouillé de ce qu’il doit à l’apport de l’esprit démocratique, et ramené à sa véritable nature, peut être non pas seulement l’auxiliaire, mais une des composantes essentielles des forces révolutionnaires modernes.
[Photo colorisée par Nqatzy Supremacy]
Extrait du discours du prêtre catholique et président de la République slovaque Jozef Tiso à l’occasion de la fête de la moisson, prononcé sur la Place principale (Hlavné námestie) de Bratislava le 1er septembre 1940
Nous construisons une Slovaquie fondée sur le peuple, au rythme du national-socialisme. Mais pour qu’il en soit réellement ainsi, nous devons tous nous régénérer dans l’esprit de la nouvelle Slovaquie. Comment cela est-il possible ? Voyez, l’histoire se répète. Ils se fient à leur raison et doutent. Notre Divin Maître, le Christ, a apporté un programme fondé sur un principe unificateur. Est-il possible d’unir le programme du Christ avec celui du national-socialisme ? Pour ceux de l’ancien monde, cela n’est pas possible. Ceux qui veulent comprendre doivent renaître. De l’eau et de l’Esprit. Voilà qu’une nouvelle controverse surgit : comment peut-on naître de l’eau et de l’Esprit ? Est-ce que je veux comprendre, ou pas ? L’eau de l’union nationale-socialiste est celle qui nous purifie des anciens internationalistes, des judéo-bolcheviks et des marxistes. Dire que c’est de l’eau ne suffit pas : c’est bien plus que cela. Le Führer Adolf Hitler a déclaré, au début de la guerre : « Cette guerre est une guerre sociale et non impérialiste. C’est une lutte contre les ploutocraties et contre le marxisme. Menée selon de tels objectifs d’ordre social, cette guerre est un désastre pour le capitalisme comme pour le bolchevisme dans leur ensemble. »
Écoutez donc ce qui se passe dans le monde, et surtout en Europe occidentale. L’ancien monde est en train de s’effondrer. L’eau du national-socialisme mène un combat résolu, et son esprit deviendra notre esprit slovaque, notre esprit chrétien, afin que nous soyons davantage fiers que le Seigneur Dieu nous ait créés en tant que Slovaques, et afin que nous ressentions mieux ces grandes forces vitales que nous puisons dans la vision chrétienne du monde. L’eau et l’Esprit : voilà ce qui sera notre régénération, la renaissance de nous tous. Et si nous avançons sous cette eau et cet esprit de renaissance, aucun Slovaque n’aura d’autre désir qu’un État slovaque indépendant, une nation slovaque souveraine. C’est dans cet esprit de renaissance que progressent nos dirigeants. Dans notre État régénéré, aucun Slovaque ne doit plus jamais être opprimé, mis à l’écart ou exploité par des éléments étrangers. Nous devons être unis et conscients dans cet esprit. C’est ainsi que je conçois le nationalisme, le socialisme et le national-socialisme.
[Photo colorisée par Nqatzy Supremacy]
Extrait du discours d’Adolf Hitler sur les accords du Latran, prononcé le 18 février 1929 à la brasserie du Mathäser à Munich
Il est admirable de voir avec quelle détermination l’homme d’État italien [Benito Mussolini] rassemble toutes les forces de son peuple et aplanit tous les antagonismes. Mais si la Curie fait aujourd’hui la paix avec le fascisme, cela prouve que le Vatican accorde sa confiance à ce système politique. En tout cas davantage qu’à l’État libéral-démocratique d’autrefois, avec lequel il n’avait pas réussi à conclure la paix.
Si aujourd’hui, des organes du Centre ou, à Munich par exemple, le Bayerischer Kurier, tentent d’expliquer que la démocratie reste préférable pour les catholiques, ils se placent ainsi en contradiction ouverte avec l’esprit de ce traité que le Saint-Siège a conclu aujourd’hui avec l’État fasciste.
Ainsi, ces organes se permettent, pour des raisons de politique partisane, d’apporter une correction à la conception idéologique du Saint-Père.
Car si l’Église parvient aujourd’hui à un accord avec l’Italie fasciste, accord qui aurait été inconcevable avec l’État libéral-démocratique, cela prouve indubitablement que la pensée fasciste est plus proche du christianisme que la pensée judéo-libérale ou même athée-marxiste, à laquelle le prétendu parti catholique du Centre se sent aujourd’hui si étroitement lié, au détriment de tout christianisme et de notre peuple allemand. Si le Pape parvient aujourd’hui à une telle entente avec le fascisme, alors il estime au moins que le fascisme, et par conséquent le nationalisme, sont acceptables pour les croyants et compatibles avec la foi catholique. Mais comment alors, par exemple, le Bayerischer Kurier de Munich, en tant que prétendu « organe catholique », peut-il semer le doute dans l’esprit des croyants quant à leur propre attitude face à la politique du Pape ? Je vois encore venir le temps où le Pape se réjouira que les Églises soient un jour protégées par le national-socialisme contre les partis du Centre.
Une chose est certaine, et c’est là que je vois la grande importance du traité conclu entre le Pape et Mussolini : il est désormais démontré par un événement historique que le nationalisme n’est pas, comme le prétendent de façon mensongère le Centre allemand et ses organes, intrinsèquement antichrétien et hostile à l’Église. La conception nationaliste du monde — qu’elle soit fasciste en Italie ou nationale-socialiste en Allemagne — est une conception positivement chrétienne, et tout bon catholique peut […] être un adversaire du parlement et un partisan de la dictature de l’idée nationale.
[Photos colorisées par Nqatzy Supremacy]
Extrait d’un article d’Adolf Hitler paru dans l’Illustrierter Beobachter, le 23 février 1929
La paix conclue entre le Vatican et l’État italien marque non seulement la fin du conflit entre le Royaume unifié d’Italie et l’Église romaine, mais aussi la fin de la période libérale. Il est remarquable de voir avec quelle facilité l’État et l’Église sont désormais venus à bout de difficultés qui, il y a encore dix ans, étaient considérées comme insurmontables. […] Si l’Italie d’autrefois fut incapable de parvenir à une entente avec l’Église romaine, ce n’était pas parce qu’elle n’avait pas eu de Mussolini comme négociateur, mais parce que cette Italie, tout comme les autres États européens, ne possédait pas de grand dessein collectif capable de mobiliser l’ensemble du peuple. Pas de grande et noble mission, pas de mission nationale et populaire mettant en mouvement toutes les forces de la nation. Mais cette situation ne touchait pas seulement le Royaume, elle affectait indirectement aussi le Vatican. Car la puissance d’une idée nationale fondée sur le peuple est immense, et ses forces rayonnent même à travers les murs d’un palais ecclésiastique. Si l’Italie actuelle a pu mettre fin à ce conflit, ce n’est donc pas parce qu’elle disposait d’un habile négociateur du nom de Mussolini, mais parce qu’elle trouva en sa personne un chef qui libéra le peuple italien de la stérilité des luttes intérieures (et uniquement tournées vers l’intérieur) et qui, à la place, concentra les forces de la nation dans la lutte pour la vie du peuple et de l’État italiens dans leur ensemble. Et c’est là que réside la différence avec le passé. Le théoricien libéral épuise la force de son peuple dans des querelles internes autour des dogmes ; dans le poing du dictateur populaire, les dogmes deviennent des armes pour le combat vers l’extérieur. L’un considère l’absolution du pécheur terrestre de ses fautes par le prêtre comme un point de litige d’une importance vitale majeure, tandis que pour l’autre elle apparaît comme un renforcement des régiments et profite ainsi au peuple qui […] doit se battre sur le champ de bataille pour son existence et son avenir. […] En donnant au peuple italien la foi en un avenir, le fascisme lui a donné la force de surmonter mille difficultés internes, de les maîtriser et même de mettre au service de la lutte pour la survie de la nation ce que les libéraux considéraient autrefois comme scientifiquement faux mais psychologiquement utile. L’État libéral, dont toute l’action était uniquement tournée vers l’intérieur, devait donc également craindre l’Église ; pour l’État fasciste, celle-ci peut devenir une puissante alliée sur la scène extérieure.
[…]
[…] Ce qui se déroule en Italie depuis octobre de l’année 1922 est la plus remarquable mobilisation d’un peuple en vue de l’accomplissement de ses grandes missions vitales. L’Église toutefois finira par reconnaître qu’elle ne peut remplir au mieux sa mission suprême que dans ces États qui, conscients de leur force intérieure, sont capables de défendre les intérêts de leurs peuples sur la scène internationale d’une manière grandiose et capable de transformer le monde. […] L’Italie, puissante et dotée d’une conscience nationale affirmée, tourne aujourd’hui son regard vers l’extérieur et ne peut donc voir dans la religion qu’un puissant allié. Puisse le mouvement national-socialiste en Allemagne réussir à établir la paix entre les deux Églises et avec elles, afin de mettre également ainsi ces forces incommensurables au service de la lutte décisive et de la régénération intérieure de notre peuple. Cependant, la première tâche reste toujours l’anéantissement de ce parti qui, en Allemagne, sous le couvert d’aspirations religieuses, a toujours servi les intérêts des ennemis du christianisme et de la patrie.
Source
Lettre d’un volontaire néerlandais de la Waffen-SS (1941/1942)
À l’époque où l’Allemagne était déjà au bord du gouffre, un homme se leva, cherchant sa voie sans compromis, voyant devant lui une tâche difficile, mais sachant quelles forces positives sommeillaient au sein du peuple allemand. Cet homme voulait se débarrasser des traités de paix imposés afin d’offrir un avenir meilleur à son peuple. Il était pleinement conscient que ce n’était la volonté d’aucun Allemand que ces traités soient acceptés. Le gouvernement révolutionnaire avait signé sa propre condamnation à mort. Cet homme solitaire, par sa foi en lui-même, a atteint son noble objectif. Il a redonné au peuple allemand la foi, sa force et son droit, et l’a soudé en une formidable unité.
Mais plus il réussissait, plus la résistance du reste du monde grandissait contre lui ; car il ne pouvait en aucun cas être question de collaboration. Pourtant, au lieu de vous intéresser à cette œuvre de reconstruction, vous n’avez montré ni compassion ni empathie envers ce pays durement frappé. Vous vous êtes laissés entraîner par la propagande rusée judéo-anglaise. Au lieu de respecter les succès impressionnants d’Adolf Hitler, vous vous êtes joints aux rires et aux moqueries, en disant « crucifiez-le ». Vous avez prié Dieu de délivrer le monde de cet homme, parce qu’on vous a fait croire qu’il était un païen, une bête ou l’Antéchrist. Vous avez cru tout cela sans remarquer à quel point vous avez tous été habilement trompés par cette propagande mensongère. Je sais qu’il y a encore des milliers de Néerlandais qui ont agi de bonne foi, mais ils sont tous victimes d’agitateurs sans scrupules, qui n’ont épargné ni l’habit sacerdotal ni l’Église pour séduire le peuple.
Je vous le dis : il est encore temps de proclamer la vérité, mais on préfère se draper dans le silence et hurler avec le communisme mondial plutôt que de prendre parti pour la juste cause. On préfère chuchoter et saboter plutôt que d’aider le peuple. Quelle lourde responsabilité repose désormais sur les pasteurs d’âmes ! Maintenant ils négligent leur devoir en répandant des soupçons et en agissant de manière très mystérieuse.
Mais viendra le jour où notre peuple se retrouvera, même si aujourd’hui tant de mensonges circulent et tant d’efforts sont déployés pour y faire obstacle. Alors, ils voudront volontiers collaborer, mais ce ne sera plus un exploit, car cela ne demandera plus de courage particulier. Ils voudront alors jouir des mêmes droits ; je vous le demande : par quoi ces gens ont-ils mérité ces mêmes droits ? Ils ont utilisé leurs talents pour la cause qu’ils considèrent juste. Mais un jour, eux aussi devront rendre des comptes.
D’ici peu, je partirai au front pour combattre aux côtés des meilleurs soldats du monde, dont vous étiez vous-mêmes fiers pendant la guerre mondiale. Nous combattons avec la conviction que notre sang coulera pour la libération de nos chers Pays-Bas. Un jour, notre peuple honorera aussi ses héros tombés. Nous faisons notre devoir ; faites le vôtre également. Priez Dieu pour la sagesse, mais surtout pour la justice, et alors tout ira bien. Nous vivons une époque grandiose qui vaut la peine d’être vécue, mais pour laquelle il vaut aussi la peine de donner sa vie.

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