• Pratique sportive à travers la Muay thaï



    Histoire, sport et conseils

  • Sommaire : tradition, combat, spectacle, Occident et Asie.

    Actualité :

    Voici un sport qui est hélas très prisé par la racaille en France. Les banlieues et adeptes – plus ou moins vagues – de l’islam – tout comme au sein du MMA – si bien que les rites et gestes respectueux thaïlandais de salutations ont été souvent supprimés ou caricaturés pour le plus grand nombre. Avant, un combattant allait faire ses preuves en Thaïlande et s’imprégnait de sa tradition ancienne ; c’est encore une chose qui s’est massivement perdue.

    Édition du jour :

    Cela a été une félicité de lire l’ouvrage des « 9 préceptes du muay thaï » de Novus à Les Pangolins Éditions. Le livre a beaucoup de bon et de l’obscure. L’auteur cerne le fondement de cet art de vivre et de combattre et y introduit assez, nous pensons, la part de l’individu (qui a sa réalité malgré tout). L’auteur est subjectiviste et ésotérique, ce qui de notre bouche ne sont guère des compliments. Cela se marie bien généralement avec les philosophies orientales et la franc-maçonnerie, exotique dès l’origine. Pour le reste, c’est combattif et conscient de bonnes formules et références.

    Arts martiaux et sports de combat :

    Les arts martiaux ont nourri le sport de combat. Ce dernier a dépassé son maître en étant plus efficace dans sa théorie en se conformant aux nécessités concrètes. Trop souvent la théorie se plie aux exigences de la pratique et la tradition se retrouve jugée inefficace ou simple habillage du passé.

    Sans sombrer dans la théorie non plus, il faut que le fait de désarticuler la philosophie de l’art martial cesse et nous sommes en accords ici encore avec le présent auteur. Et inversement, pour ne pas se retrouver avec une tête sans corps. Il est normal qu’un sport ait en quelque sorte ses « rituels » (salutations de départ, avant un combat, etc.).

    Histoire :

    Nous noterons déjà que le pays où cette variante de boxe a vu le jour est la Thaïlande. Il est intéressant de remarquer, un peu comme avec les Francs, que ce nom signifie le pays des hommes libres et que celui-ci est resté indépendant et très fier de cela (par rapport à l’Empire chinois notamment).

    Il y a un héritage propre, également issu de l’Inde védique, ainsi que de la culture indo-européenne, on le retrouve dans la poésie guerrière du Bhagavad-Gîta.

    Son origine historique est celle des moines guerriers, ainsi de religieux. Le fait de gagner de l’argent, de faire du spectacle, de faire de la gymnastique ne doit pas faire oublier l’essentiel.

    Aussi, avant d’être épuré, il s’agissait d’un sport de guerre, né en condition hostile de la part de pays étrangers, et c’est à ce titre, un art de la rébellion, ayant comme but de conserver son indépendance, son autorité communautaire, vivre comme un seul homme, un faisceau d’énergie.

    Tradition :

    Il est logique que les relatives périodes de paix, ainsi que l’utilisation des armes à feu, aient changé la donne par rapport à l’ancien Muay guerrier. La mutation s’est opérée au risque de disparaître de la surface de sa patrie d’ailleurs.

    Mais au lieu de diffuser dans les salles, de la  musique à base de soupe globaliste « rock and rap », nous pourrions reprendre des musiques viriles, de guerre ou simplement régionales (non thaï en Occident). ; le thaïlandais a le « wong pee glong » qui est  pour le coup trop « exotique » pour nous.

    Autorité :

    L’autorité, plus que se décréter, elle se sécrète, et c’est parce que nous avons les qualités et les vertus, que nous dirigeons dans notre domaine.

    Le rapport maître/élève est bien plus bafoué en Occident, ou au grès de la vie « professeurs/élèves » qui manquent de stabilité et de fixité.

    Quand la hiérarchie accepte ses responsabilités (être garant de la transmission de la science et l’intégrité) et que la base humaine est bonne, alors la chose est vraie. Il se constitue un lien semblable à celui de la parenté, entre maître et disciples et les disciples entre eux.

    Il convient de bien choisir ses maîtres, sa salle, au-delà de la facilité géographique lorsque c’est possible : « Le professeur est comme l’eau, le disciple est comme la jeune plante, si l’eau est de mauvaise qualité ou inadaptée, l’arbre ne se déploiera pas correctement » (cf).

    Voilà une épreuve que le réel nous offre, relevant davantage du monde du père – extérieur – que de la mère. Ainsi, nous passons du monde enfant à celui de l’adulte. Que l’on gagne ou que l’on perde ; et tant que l’on donne le meilleur, sans jamais abdiquer, mentalement avant physiquement, l’honneur est sauf.

    Spectacle affairiste :

    Le monde post-moderne abat la tradition, au nom du commerce. Il est très dommageable et non louable de réduire ce sport à un spectacle profane, affairiste et bagarreur.

    Le sport spectacle, aurait pu être dénoncé par un Guy Debord, pour aggraver le cas, dans le fait qu’est recherché la violence brute au détriment du beau, du stratégique et du technique, de l’humble, et surtout, de la santé des combattants.

    La surdiffusion du sport a peut-être du bon, mais le mauvais étant sa massification, puis le nivellement par le bas qui s’en accompagne. Il devient moins noble, moins aristocratique, et perd de sa saveur, perd ce pourquoi il était fait à la base.

    Tout centrer sur l’incroyable, le spectaculaire, les muscles et le cardio est ridicule, d’autant que la technique et le beau prime. Et encore au-dessus se situe l’état d’esprit.

    Cela dit, il vous faut bonne condition physique pour exécuter avec endurance nombre de mouvements. Le maître du Logos en parle et il a « presque » toujours raison, laul.

    Combat et préceptes :

    Un art simple et efficace, le muay c’est occupé, gérer l’espace, la distance, le moment opportun, avec la bonne percussion/protection/esquive/projection.

    L’art martial c’est de connaître, vouloir se surpasser, avoir du cœur et une bonne âme dans un bon corps. Alors, c’est avoir du cardio certes, mais surtout un bon état d’âme, la grinta, l’enthousiasme ; être généreux et donner de sa personne en tout.

    « L’important est de se montrer à la hauteur de soi-même, et d’avoir appris dans l’intervalle ».

    Nous n’apprenons efficacement que dans la souffrance, en se contraignant pour grandir, tel est l’éducation, on contraint la nature, ainsi provoque la souffrance, car la contrariété est de mise : notre volonté crucifie la paresse.

    Aussi, la douleur est omniprésente, il faut apprendre à ne pas la refuser et à en faire un allier dans sa progression : pas d’expérience et de vie complète sans cela. L’ego/l’orgueil empêche la progression, d’où la nécessité d’une humilité constante (qui n’est pas se dénigrer, mais avoir conscience de ses limites, ce qui écarte toute vaine gloriole). Progresser est un cycle, qui se référence sans fin.

    La vertu de patience, idéale en politique comme en sport, car on acquiert expérience par la répétition des coups et des gestes ; et la mesure de chaque chose permet de savoir quand agir.

    Il faut savoir tenir de même une certaine élégance dans le comportement, à la limite de la nonchalance (sprezzatura), rabattre ses émotions et rester stoïque.

    Le combat est un instant de vérité qui nous plonge purement dans le présent, et dans la vie on vit rarement un moment d’impact psychologique et émotionnel de ce type : il s’agit d’un moment de vérité sur ses capacités.

    Le nom complet du muay thaï traduit littéralement donne : relier, tenir ensemble, homme libre, art, défense, communauté, groupe, nation, royaume. En sommes, l’art qui regroupe les hommes libres en vue de la défense de la communauté (et pas celle dite organisée !).

    Si l’on entrevoit pas tous ces aspects alors on ne tire de ce sport que l’aspect bestial et violent, le côté « robot biologique », allant à la guerre avec un orgueil enflé, rien de plus  abaissant en réalité.

    Et attention, il y a de l’effet tunnel en ce sport, dans le sens où l’on se concentre par rapport à son adversaire, un objet unique, droit devant nous. Cela peut perturber avec le combat de rue ou tout vient de partout !

    Évidemment, ce raisonnement peut généralement s’étendre à nombre de disciplines humaines.

    Religion :

    En chrétien, nous n’allons certainement pas importer le genre de paganisme bouddhiste et animiste thaï.

    Nous entendons ici, par opposition à l’ésotérisme, de croire aux prodiges contre Dieu, faisant appel à des amulettes ou tout autre objet dit magique se nourrissant de superstition (et dont les jeux vidéos raffolent,  mais également les romans médiévaux justes à titre d’imaginaire).

    L’ésotérisme de l’auteur l’expédie sur la lune, le rend inaudible, car le fait d’accepter toutes traditions, exotiques qui plus est, de danses rituelles ne sauvera jamais notre race et nos peuples en faisant appellent à cela avec outrance. Même si, dans l’absolu, nous n’interdisons pas la moindre chose exogène à l’Europe et à la chrétienté. Cela dit, il a raison de vouloir redonner un sens à la vie de l’homme dans son cosmos, ne se faisant pas ronger par l’omniprésence et l’omnipotence de la technologie.

    Par ailleurs, en note positive, la dualité de la confrontation du muay thaï, en deux camps, rappelle le combat entre la Cité de Dieu et la Cité des Hommes de saint Augustin : entre le vainqueur et le perdant, entre les bons et les mauvais esprits, entre les puissances célestes et le chaos, entre Apollon et Dionysos. Soyons des âmes qui brûlent !

    Occident :

    L’auteur a l’intelligence de dire que notre thaï ne sera jamais le leur, car on ne va pas faire « d’offrande aux esprits », ou adopter une attitude trop étrangère, bien que le « culte des morts », à degrés relatifs, soit chose naturelle et universelle.

    Aussi, privilégions en France, le vocabulaire français, ainsi parlons de manches et non de « round », ou de coups de pied bas contre le « low kick » qui par exemple.

    Pour cela, il faut déjà garder l’homogénéité de nos salles de combat (entende qui pourra !).

    « Et moi, et moi, et moi » :

    C’est amusant, mais j’ai commencé par un trimestre de Muay thaï dans la salle d’André Zeitoun à République (Paris), à 19 ans, il est cité dès le chapitre 1. Depuis, j’ai bien plus pratiqué l’anglaise sur une décennie, ou encore   entre camarades dans les forets d’Île-de-France, pour enfin opérer un grand retour dans la thaï – très utile et puissante et proche du MMA.

    P-S. Pour terminer par la connaissance du corps, trop peu sont ceux qui se rendent compte que les massages, voire l’automassage, tout comme l’échauffement et l’étirement sont hyper importants pour le bien-être et la santé, dans les os et dans les muscles, ainsi que pour être constant et pouvoir se renforcer sans s’autodétruire.

    Foi :

    Le fait de réciter des prières avant un combat est idéal, cela se perd trop de nos jours (à moins de contre-religions comme l’islam par exemple.

    Prières chrétiennes personnalisées avant la pratique d’un sport de combat :

    Seigneur tout-puissant, accordez-moi la force dans l’arène, protégez mon corps et mon esprit, pour que je puisse combattre avec honneur et courage. Ainsi soit-il.

    Dieu éternel et tout-puissant, ô Vous qui avez forgé l’âme et le corps de l’homme pour triompher des épreuves, je Vous implore avant le combat. Donnez moi la sagesse de discerner le juste du faux, la force pour affronter mes adversaires avec intégrité, la volonté de surmonter la peur et la douleur, et la grâce pour combattre avec respect et humilité. Que ma quête ne soit pas celle de la gloire personnelle, mais un chemin vers la maîtrise de soi et l’honneur de Votre nom. Accompagnez moi dans chaque coup donné et reçu, et gardez mon âme pure et mon cœur intrépide.
    Dans Votre miséricorde, veillez sur moi ainsi que sur tous les participants, afin que nous puissions nous élever au-delà de la simple confrontation, dans un esprit de fraternité. Je Vous dédie ma force et mon courage, et que ma lutte soit un témoignage de Votre grandeur. Ainsi soit-il.

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    Documentaires traditionnels et importation en France :


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  • 7 commentaires




    […] une cause juste et de bander l’énergie des nations à cet effet, c’est plus sportif (boxe, autodéfense) […]


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    […] Pratique sportive à travers la Muay thaï Désarmer la violence – B. Giraudon Justice vindicative, vertu de vengeance thomiste […]


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