• Dans les coulisses de Serviam avec Parsifal — Augustin



    Parcours, convictions et vision du monde d’un nationaliste catholique français de longue mémoire

  • Merci de répondre à ces questions avec beaucoup de sérieux et d’honnêteté.
    Répondez-y comme si c’étaient vos propres enfants ou des proches aimés qui vous posent ces questions.

    L’idée de ces entretiens est de vous donner la possibilité, à vous chers auditeurs/lecteurs, de connaître plus en détail les messieurs (Gaulois et catholiques) de la fameuse équipe de Serviam.

    Aujourd’hui, nous accueillons Parsifal.

     1 — Bonjour Parsifal, tu as l’honneur d’être un membre apprécié de Serviam et c’est un réel plaisir de faire cet entretien avec toi. Peux-tu te présenter succinctement et surtout nous dire quel a été ton cheminement intellectuel pour en arriver là où tu es actuellement ?

    Ave Augustin ! Je suis un père de famille, enraciné dans le terroir français aussi loin que les recherches généalogiques me l’ont prouvé, au moins depuis le XVe siècle dans le Rouergue du côté paternel et en Gascogne de celui maternel. Pas besoin de chercher plus loin l’accent qui me caractérise !
    Baptisé depuis le berceau, je viens d’une famille pratiquante mais non traditionaliste, à l’orientation politique à la fois socialiste et racialiste. Un mélange étonnant, qui s’explique probablement par les jeunes années de mon père qui a vu débarquer dans son Midi natal les nombreux naufragés de l’Algérie Française et leur connaissance charnelle de l’Arabe et de sa psychologie.
    J’ai néanmoins construit ma pensée politique assez solitairement, m’éloignant par réflexe adolescent de la vénération paternelle pour la Résistance et pour la combativité d’Israël (ces grands pourfendeurs de Musulmans, selon son logiciel superficiel).
    Ces pérégrinations intellectuelles m’ont amené tour à tour à la Révolution Nationale du maréchal Pétain (dont la devise Travail, Famille, Patrie me paraissait d’instinct bien plus organique que celle de la République Française), puis au traditionalisme catholique et au légitimisme et enfin, la maturité aidant, aux fascismes – mot que j’emploie ici volontairement au pluriel.

    2 — Quels sont les personnages (familiaux ou historiques) qui t’ont le plus inspirés ?

    Bien évidemment, l’exemple familial n’est jamais innocent. Il forge les caractères par l’exemple, bon ou mauvais. Le bon sens paysan et la foi catholique de mes grands-parents m’accompagnent toujours, et malgré des désaccords de fond important avec mon père, je lui suis reconnaissant de m’avoir transmis des valeurs fortes, et de m’avoir poussé très jeune dans les livres et dans l’Histoire.
    D’un point de vue historique – la transition se fait d’elle-même ! je pourrais lister des cohortes de personnages capitaux pour ma construction intellectuelle. Pour n’en citer qu’un et sortir un peu des sentiers battus, je vous parlerai du lion des Pyrénées : Gaston III de Foix, seigneur de Béarn, dit Gaston Fébus, modèle du despotisme éclairé occitan, diplomate, poète, chef de guerre victorieux et protecteur de son peuple.

    3 — Quels sont tes auteurs préférés, ou pourquoi pas tes réalisateurs et réalisations préférées ?

    Ici en revanche il va m’être très difficile de garder la liste compacte ! Je suis un lecteur éclectique qui se passionne autant pour les romans que pour les essais politiques, sans oublier poésie et théâtre.
    La littérature est, comme tous les Arts, un moyen d’expression fabuleux qui dépasse les clivages politiques pour tendre vers le Beau.
    Bien qu’éprouvant un vif intérêt pour la littérature antique ainsi que la poésie médiévale des troubadours, c’est le XXe siècle qui est à mes yeux le plus riche, les bouleversements rapides et d’une ampleur inédite qui s’y déroulent étant un terreau formidable pour les formes et les idées.
    Pour citer quelques noms sans ordre particulier : Milan Kundera, Curzio Malaparte, Mikhaïl Boulgakov, Hermann Broch et bien sûr, le plus grand des romanciers français de l’entre-deux-guerres : Pierre Drieu la Rochelle.

    4 — Quels seraient les conseils que tu donnerais à la jeunesse d’aujourd’hui ?

    Tout d’abord, faites des enfants ! La situation démographique du monde blanc est catastrophique, avec des taux de natalité extrêmement bas et une société dramatiquement vieillissante, double réalité que l’immigration extra-européenne à outrance n’arrive même pas à masquer.
    Mais ne faites pas ces enfants pour faire des enfants, encore faut-il les éduquer et les instruire dans de bonnes conditions. Il vaut mieux avoir deux ou trois enfants et s’en occuper réellement qu’en vouloir mettre au monde six ou sept à tout prix et les abandonner à la télévision et aux réseaux sociaux car votre vie ne vous permet pas de leur consacrer suffisamment de temps. Lisez avec eux, jouez avec eux, inculquez-leur les valeurs fondamentales du Bien et du Beau, pour qu’ils deviennent les maillons suivants de la chaîne.

    Ensuite, formez-vous intellectuellement, pour vous et pour eux. La politique ce n’est pas débattre sans fin sur X, ni répéter inlassablement les slogans de quelque influenceur. C’est s’interroger sur le monde, le comprendre avec l’aide des penseurs qui nous ont précédé, et créer sa propre vision-du-monde (du terme allemand de Weltanschauung !), synthèse de ses réflexions et boussole de ses combats.
    Persévérez, ne vous arrêtez pas aux premières difficultés, et ne craignez pas d’ouvrir vos horizons de lecture. Vous comprendrez mieux la nocivité du communisme en lisant Marx qu’en vous contentant de l’avis de ses détracteurs.

    5 — Et quels sont ceux, plus particulièrement, auxquels tu n’as pas pu accéder lors de ta propre jeunesse et qui te paraissent primordiaux ?

    Ce qui m’a manqué dans mes jeunes années c’est avant tout le militantisme de terrain. Avec le recul, j’aurais beaucoup eu à gagner à rejoindre un groupe bien organisé : entretien physique, apprentissage de la discipline, découverte de l’esprit de corps, formation doctrinale.
    J’encourage ici les plus jeunes, en particulier ceux qui n’ont pas encore de famille à charge, de franchir le pas et de rejoindre un groupe nationaliste de qualité. Et attention à ceux qui ne cherchent que la bagarre sans se soucier réellement d’idéologie, c’est une voie plus dangereuse et moins productive. Nous sommes trop peu nombreux pour nous disperser dans les mauvais combats.

    6 — Comment imagines-tu l’avenir de la France et des Français à plus ou moins long terme ?

    Je l’imagine assez mal à vrai dire. Les vents sont contre nous : démographie autochtone en berne, immigration légale comme clandestine en hausse, baisse du niveau scolaire et de la capacité de réflexion, perte des valeurs morales…tous ces éléments pris indépendamment sont déjà intrinsèquement des cercles vicieux, alors quand on les combine tous ensemble, imaginez les dégâts ! À simple vue d’homme, l’avenir que l’on promet à nos petits-enfants semble catastrophique.

    Voyons le bon côté des choses maintenant : malgré l’immigration massive, le substrat racial européen – et français en particulier – est toujours largement majoritaire, et nos valeurs morales bien que corrompues par le système matérialiste post-1945 sont toujours ancrées dans nos cœurs et dans nos âmes. Il n’est pas trop tard pour un sursaut de vitalité, à condition que le peuple prenne enfin ses responsabilités et qu’il sécrète les chefs dont il a besoin pour le mener au renouveau.

    J’aime beaucoup dire que je suis un pessimiste heureux : pessimiste par réalisme, mais heureux par nature. Tout semble contre nous ? Allons de l’avant, courons à la rencontre du danger le sourire aux lèvres, et emportons la victoire sur la décadence avec panache.

    7 — Peux-tu nous décrire à quoi ressemblerait, selon toi, la France idéale ? Et le Français idéal » ?

    La France est devenue la France car son territoire est au carrefour de l’Europe. S’y sont brassés intellectuellement et génétiquement Celtes, Latins et Germains au fil des trois derniers millénaires. Les invasions africaines des soixante dernières années, qui vont en s’accélérant, sont une anomalie totale aux yeux de l’Histoire qu’il est urgent de contrecarrer par une politique de remigration pacifique.

    Mais un territoire et une population ne suffisent pas : il faut que ce peuple soit mu par un idéal commun et des valeurs partagées sans quoi son génie ne peut s’exprimer, étouffé par l’individualisme et l’appétit matérialiste.

    Cet idéal a longtemps été porté par la monarchie capétienne, mais s’est peu à peu dissous dans le faste de Versailles avant d’être brisé par la révolution et ses filles les républiques. Il y a bien eu quelques sursauts très imparfaits, mais aujourd’hui il a totalement disparu. Le Français ne rêve plus. Il défend vaguement par habitude des anti-valeurs mal comprises, érige le suffrage universel en finalité, et craint de perdre ses acquis sociaux par une rébellion un peu trop franche.

    Mon Français idéal est toujours là, au fond de chacun de nous. Il faut simplement lui redonner le goût d’exprimer ce qui fait de lui un être si particulier : courageux, inventif, fidèle, mais aussi indépendant, obstiné et bavard. Il a enfin, et peut-être surtout, besoin d’un Chef à son image pour le conduire, et d’une Foi commune pour le lier à ses semblables.

    8 — Aujourd’hui, comment t’identifies-tu (spirituellement, intellectuellement, humainement…, etc) ? Quel est ton apport propre pour l’émission ?

    Je suis un Français de longue mémoire. J’accepte ce que cela signifie et ne rejette pas l’héritage de ma race. Cette Histoire est ancienne et tumultueuse, mais c’est elle qui nous a construit en tant que Peuple. Rejeter le catholicisme qui a fait la grandeur de la France est stupide, mais nier le socle que constituent les siècles qui précèdent son introduction l’est tout aussi. Dénoncer les erreurs de la réforme et les horreurs de la révolution est nécessaire, mais il faut aussi reconnaître leurs apports intellectuels et accepter qu’elles aient fait partie de l’histoire de la France et de l’Europe.

    Dans l’émission, je m’efforce d’apporter cette mesure et cet équilibre qui sont essentiels à la compréhension et l’analyse des sujets, tant d’actualité que de fond.

    9 — En participant activement à l’émission Serviam, qu’espères-tu au fond ?

    J’ai rejoint l’équipe de Serviam pour deux raisons : personnellement tout d’abord, participer à une émission régulière oblige à travailler avec constance et profondeur les sujets d’actualité, et ne pas se contenter de les survoler ou de consommer sans beaucoup de recul les analyses des autres. Ensuite, à titre collectif, je pense qu’il est important de témoigner de son expérience, et la force de notre équipe de chroniqueurs est d’offrir des vécus et opinions variés – dans un cadre nationaliste et catholique, cela va de soi – qui se complètent dans la bonne humeur.

    10 — Selon toi, est-ce que le début ou une partie de la solution passera par le vote ? Pourquoi ?

    Je vais aller droit au but et répondre par la négative. Le vote fait office de réacteur pour le système démocratique post 1945. C’est un mirage qui justifie tous les excès du système, et qui empêche une vraie solution radicale, révolutionnaire, de voir le jour. C’est à la fois un divertissement puissant et épuisant : les forces vives du pays s’entredéchirent sur l’union ou la dissidence de tel ou tel mouvement, les militants suent et saignent pour faire élire quelque bourgeois ingrat qui sitôt élu oubliera leur sacrifice pour songer à son enrichissement et sa prochaine réélection.

    Les générations se succèdent, et les mêmes schémas se répètent. Peu importe l’offre électorale, ce sont toujours les mêmes qui tirent leur épingle du jeu. Et sitôt la déception du résultat passée pour le nationaliste de bonne foi, il remet une pièce en se persuadant que la prochaine fois sera la bonne. Or, plus le temps passe et plus la scène politique s’aseptise. Même les fondamentaux du combat nationaliste sont abandonnés les uns après les autres.

    Non, je ne crois pas que la solution passera par le vote. Le vote n’est pourtant pas inutile en soi, mais il doit venir dans un second temps pour aider à gérer des problématiques locales. Le combat national et continental est trop important pour laisser sa place au pathos électoral.

    11 — Le perfection n’étant pas de ce monde, quels sont les domaines au sein desquels tu souhaiterais t’améliorer personnellement ?

    La discipline personnelle est cruciale, et c’est un champ d’amélioration permanent. C’est là que je dois continuer inlassablement mes efforts pour conserver un bon équilibre de vie et développer ma droiture morale.

    Sommeil, alimentation, sport, lecture, émotions, transmission des savoirs à ses enfants… tant d’axes sur lesquels il faut inlassablement travailler et s’obliger. C’est à ce prix que l’on grandit en tant qu’homme.

    12 — Qu’est-ce que tu rejettes intrinsèquement ?

    Cette part de faiblesse, d’obscurité, que nous avons tous en nous. Il faut réussir à se dominer et à se maîtriser pour toujours donner le meilleur de soi-même, sans tomber dans nos travers par facilité. Si je n’arrive pas à combattre ce qu’il y a de mauvais en moi-même, comment voulez-vous que je sois légitime à combattre ce qu’il y a de mauvais chez les autres ?

    BONUS — (Éloignez vos enfants et vos proches de vos pensées pour cette dernière et ultime question qui demandera toute votre attention)
    Nous ne cessons de le répéter, tu es membre de l’équipe Serviam, ton courage et ta dévotion pour notre noble cause ne sont plus à prouver. Quelle place tient justement ton service trois pièces, ainsi que le poids de tes joyeuses ?

    Des valseuses bien lourdes m’offrent deux avantages : perpétrer ma lignée sans effort et servir de balancier pour garder l’équilibre quand mon bras se tend bien haut.

    Très bien, nous te remercions encore une fois et espérons que tes réponses auront permis à nos auditeurs/lecteurs de mieux cerner ton personnage et ta pensée. On se dit à très bientôt dans une prochaine émission Serviam.

    Propos recueillis par Augustin J.

    Partie 1 (Dans les coulisses de Serviam avec Rex – Augustin)

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