• Comment sanctifier le dimanche en l’absence de ministres sacrés



    Lecture du missel, communion spirituelle, rosaire, etc.

  • Résumé introductif :

    Dans des circonstances où, l’accès à une messe tridentine « véritable » et ses ministres de Dieu, se trouve impossible, les fidèles catholiques, en respect de l’obligation du troisième commandement, doivent sanctifier le dimanche par des pratiques pieuses.
    L’étude des enseignements traditionnels et des écrits de figures comme Dom Guéranger ou saint Alphonse de Liguori révèle les modalités d’une sanctification conforme à la foi catholique, sans protestantisme aucun du « la foi seule sauve ».

    Sommaire :

    I. Obligation de sanctifier le dimanche
    II. Moyens traditionnels en l’absence de messes accessibles
    III. La structure de la sainte messe et son application spirituelle
    IV. Prière de communion spirituelle


    I. Obligation de sanctifier le dimanche

    Dans des temps difficiles pour les catholiques, comme cela arrive actuellement, et pas seulement lors des vacances pour certains. Mais encore, dans les cas troublés de guerres, de révolutions ou lorsqu’un fidèle part en mission, notamment dans des contrées lointaines achrétiennes/antichrétiennes. 

    La sanctification du dimanche découle directement du troisième commandement de Dieu : « Souviens-toi de sanctifier le jour du sabbat » (Exode 20, 8), et des préceptes de l’Église.
    Saint Thomas d’Aquin souligne que cette obligation implique principalement le culte divin public, mais aussi, en son absence, une piété privée. Le Concile de Trente (Session VII, Canon IV) rappelle que, bien que les sacrements soient essentiels au salut, leur privation pour des raisons indépendantes de la volonté humaine ne condamne pas l’âme à la perdition si celle-ci persévère dans la grâce.

    Dom Guéranger, dans L’Année Liturgique, précise que « lorsque les fidèles ne peuvent assister à la sainte messe, ils doivent remplir ce devoir par des actes de piété particuliers, afin de ne pas oublier leur obligation envers Dieu ».

    Autres citations longues – Comment sanctifier le dimanche loin de toute sainte Messe ? – I.O.


    II. Moyens traditionnels en l’absence de messes accessibles

    Saints et théologiens, offrent des moyens concrets pour sanctifier le dimanche :

    1. La prière et la lecture spirituelle :
      Saint Alphonse de Liguori conseille la récitation du Rosaire (chapelet, ou les 15 mystères complets) et l’oraison comme actes de piété. La lecture des Écritures saintes, des Vies des Saints ou de sermons d’auteurs confirmés est également recommandée.
    2. La communion spirituelle :
      Lorsqu’il est impossible de recevoir l’Eucharistie physiquement, la communion spirituelle est un moyen puissant d’union à Dieu. Saint Thomas d’Aquin explique que « le désir ardent de recevoir le sacrement produit en l’âme des effets similaires, pourvu que celle-ci soit en état de grâce ».
    3. La sanctification des heures :
      Suivre les heures de l’Office divin ou méditer sur les mystères du Rosaire est un moyen de vivre en communion avec l’Église universelle.
    4. Actes de charité et mortifications…

    Les manuels de théologie pastorale, tels ceux du Père Augustinus Lehmkuhl (1834-1918), insistent sur l’importance d’imiter autant que possible l’esprit et la structure de la messe, même dans un cadre privé, seul ou par l’homme, en famille, lequel est « prêtre » en cet état, sans tomber dans l’obligation systématique dudit sédévacantisme solitaire, car nous avons actuellement une autorité résidant dans les évêques de tradition, lesquels doivent se retrouver universellement.


    III. La structure de la messe et son application spirituelle

    La sainte messe, véritable cœur de la vie chrétienne, se divise en cinq phases principales :

    1. L’Introït : L’entrée dans la présence de Dieu par des prières préparatoires. Cette étape est l’occasion de réciter le Confiteor ou les psaumes.
    2. Le Canon : Moment solennel d’union avec l’Église universelle, particulièrement avec le Saint-Siège et l’évêque local ou rattaché, par la prière pour leurs intentions.
    3. L’Offertoire : Offrande spirituelle par le célébrant de l’oblation pure, en union avec le saint sacrifice renouvelé du Christ.
    4. La Communion : Désir ardent de recevoir Jésus dans le sacrement, réalisant la communion spirituelle.
    5. L’Action de grâce : Prière de remerciement à Dieu et méditation après la communion spirituelle avant le « Ite Missa Est » et les chants de sorties – sauf messe basse.

    Les calendriers liturgiques (temporal, sanctoral et ordinaire) peuvent aussi guider les fidèles dans leurs lectures dominicales, en se référant aux textes de l’Évangile et/ou aux fêtes des Saints.


    IV. Prière de communion spirituelle traditionnelle

    Voici une prière récitée par saint Thomas d’Aquin avant la communion :

    Dieu tout-puissant et éternel, voici que je m’approche du sacrement de votre fils unique Notre Seigneur Jésus-Christ. Malade, je viens au médecin dont dépend ma vie ; souillé, à la source de la miséricorde ; aveugle, au foyer de la lumière éternelle ; pauvre et dépourvu de tout, au Maître du Ciel et de la terre.

    J’implore donc votre immense, votre inépuisable générosité, afin que vous daigniez guérir mes infirmités, laver mes souillures, illuminer mon aveuglement, combler mon indigence, couvrir ma nudité ; et qu’ainsi je puisse recevoir le Pain des Anges, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, avec toute la révérence et l’humilité, toute la contrition et la dévotion, toute la pureté et la foi, toute la fermeté de propos et la droiture d’intention que requiert le salut de mon âme.

    Donnez-moi, je vous prie, de ne pas recevoir simplement le sacrement du Corps et du Sang du Seigneur, mais bien toute la vertu et l’efficacité du sacrement.

    Ô Dieu plein de douceur, donnez-moi de si bien recevoir le Corps de votre Fils Unique, Notre Seigneur Jésus-Christ, ce corps charnel qu’il reçut de la Vierge Marie, que je mérite d’être incorporé à son Corps Mystique et compté parmi ses membres.

    Ô Père plein d’amour, accordez-moi que ce Fils Bien-Aimé que je m’apprête à recevoir maintenant sous le voile qui convient à mon état de voyageur, je puisse un jour le contempler à visage découvert et pour l’éternité, Lui, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous dans l’unité du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

    La prière que Thomas d’Aquin récitait avant la Communion – Aleteia

    Il existe des prières pour après la communion, ou « pendant »,
    portant le nom de communion spirituelle.


    En conclusion, les périodes d’épreuve ou de privation sacramentelle ne doivent jamais affaiblir la piété des fidèles. Par une pratique fervente et un effort constant pour honorer le dimanche, l’âme reste unie à Dieu et à l’Église de Dieu, en espérant le jour où les sacrements lui seront de nouveau accessibles !

    Comment sanctifier le dimanche loin de toute sainte Messe ?

     

    Messe en latin expliquée dans son déroulement

    Ledit « sédévacantisme solitaire » et situation ecclésiale

    “Théologie désespérée” sédévacantistes et romantisme fasciste

    Leçons de catéchisme : danger de ladite Nouvelle messe & Utilisation du Missel (Abbé Gabriel Billecocq)

    Améliorer (sic!) la « messe Paul VI »… – Matthieu Lavagna

    Assistance à la messe des fidèles – Mgr Pivarunas

    L’excellence du rosaire en quelques splendides citations

     


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