• “Théologie désespérée” sédévacantistes et romantisme fasciste



    L’héroïsme à toute épreuve contre les Ténèbres

  • Suite au génialissime parallèle philosophique entre le décisionnisme « conclaviste catholique traditionnaliste » et celui du fascisme historique et politique, enfonceurs de portes fermées par excellence, nous vous proposons ici, un autre parallèle : cette fois-ci se situant davantage sur le plan littéraire et vitaliste entre la désespérance romantique et sociale du « squadrisme fasciste » du XXe siècle italien et la « désespérance » de la théologie du constat sédévacantiste catholique actuelle.

    En effet, ces deux courants partagent comme point commun fondamental : celui

    • 1) de reconnaître une réalité dure et implacable, la gravité de la situation, qu’il s’agisse de la dégénérescence de la société ou de la situation Ecclésiale, ainsi que
    • 2) de vouloir la restaurer, contre vents et marées, pour ce qui est perçu objectivement par ses adeptes comme étant le vrai, le bon et le juste.
      Ainsi, dans le fait de chercher des solutions, le point commun est d’autant plus commun, dans l’action/le décisionnisme, avec la position conclaviste théologique, plus précisément.

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    I. Le romantisme des squadristes et l’éthique fasciste :

    Chez les squadristes fascistes, nous rencontrons un engagement marqué par une quête héroïque de restauration d’un ordre perdu. Et ce combat, bien qu’il semble voué à l’échec, se nourrit d’une éthique où l’acte de résistance contre ladite modernité, perçue comme dégénérée, devient une valeur en soi.
    Dans cette lutte, la grandeur de l’action, qu’elle mène ou non à un succès tangible, réside dans la fidélité à une idée supérieure, à un idéal mythifié de force et de discipline.

    Ce romantisme tragique se manifeste par une révolte contre le cours naturel de l’Histoire. Les squadristes acceptent le caractère incertain, voire désespéré, de leur lutte, mais trouvent leur justification dans l’existence même de cette révolte.
    Pour eux, l’échec n’est pas une abdication de la valeur de leur combat ; c’est la constance, le sacrifice et la pureté de l’engagement qui prévalent.

    II. La théologie sédévacantiste :

    De manière parallèle, le sédévacantisme catholique se présente également comme une forme de lutte contre un effondrement perçu, sans précédent, et ici, non plus politique, mais spirituel, voire ecclésiologique.
    Pour les sédévacantistes, l’apparente église au Vatican actuelle, cette fausse « église visible », a trahi ses fondements à travers lesdites réformes de « Vatican II », et ils se retrouvent face à une institution qu’ils ne peuvent plus reconnaître comme intégralement et authentiquement catholique.
    Leur réponse est une fidélité intransigeante à ce qu’ils considèrent être la véritable tradition de l’Église, ce qui l’est objectivement parlant, même si cela les place en rupture radicale avec l’autorité ecclésiastique officielle.

    Cette théologie s’inscrit dans une forme d’isolement (risques du Home Aloner), de solitude spirituelle, où la persévérance dans la foi et dans la tradition prime sur toute espérance de restauration visible à court terme.
    Comme pour les squadristes, à titre littéraire, il s’agirait d’une forme de romantisme tragique, où le combat pour la pureté doctrinale et dogmatique, devient une fin en soi, au-delà de tout résultat concret, ou du moins avant ce dernier, et ce, contre une large majorité de ceux qui croient êtres catholiques en suivant les « papes conciliaires ».

    Cela est encore plus isolé et dévastateur, mais aussi similaire aux faisceaux de combats, par rapport au contexte, de soutenir le conclavisme (donnant la légitimité de la juridiction aux prélats vus comme « traditionnalistes ultras »).

    III. Conclusion : un romantisme désespéré, une fidélité héroïque :

    Dans ces deux mouvements, la désespérance romantique peut devenir un moteur d’action et de fidélité (nous ne parlons pas bien sûr de perdre la vertu d’espérance ici pour autant !).
    Dans les deux cas, l‘individu ou le groupe choisit de s’opposer à une réalité perçue comme corrompue et irrécupérable.
    Cependant, ce refus de se soumettre à la marche du monde ne relève pas d’un simple pessimisme, mais d’une quête de transcendance par la fidélité à un ordre supérieur, qu’il soit politique ou religieux.
    Que l’on parle du fasciste squadrista ou du catholique sédévacantiste, l’engagement prend la forme d’un sacrifice, d’un témoignage héroïque face à ce qui est analysé comme l’inévitable.

    Ce romantisme désespéré n’est pas une abdication, mais bien au contraire, l’expression d’une conviction profonde : celle que, même dans un monde ou un corps ecclésial qui semble perdre son sens, l’action juste et vraie conserve sa valeur intrinsèque. Il y a là une noblesse tragique, où l’être humain s’élève par sa fidélité au bien, en dépit des apparences et de la réussite immédiate.

    Ainsi, ces deux courants, malgré la distance qui peut les séparer, dans le domaine des idées et des croyances, partagent cette volonté farouche de tenir et d’agir contre le déclin, ainsi que de défendre ce qu’ils estiment être l’ultime rempart contre la dissolution des valeurs fondamentales, à raison !
    Leur « désespérance » ne les empêche pas d’agir ; elle en est, en réalité, le fondement.

    Croisade fasciste,
    Tableau du traditionnalisme catholique lato sensu


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  • 7 commentaires




    […] Cela appuie et démontre le fait qu’il y a un problème grave actuellement et accrédite donc la théologie “désespérée” du sédévacantisme. […]


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