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Publié le par Florian Rouanet
Nous apprenons à travers l’ouvrage « Doctrines du nationalisme » de Jacques Ploncard d’Assac que ce seraient les principaux nationalistes Français (Drumont, Barrès et même Maurras) qui, au travers de leurs engagements politiques, auraient posé les jalons de la future doctrine nationale-socialiste théorisée en Allemagne quelques années plus tard.
Intéressons-nous à quelques extraits :
— Édouard Drumont « « employa le premier dans son journal La Libre Parole, en 1892, l’expression ‘national-socialisme’ et dans son œuvre se dessine déjà cette synthèse du national et du social qui va être la grande caractéristique des révolutions nationales du XXe siècle.
Il avait fort bien distingué que la Bourgeoisie jacobine de 1793 en détruisant les Corporations avait ‘mis ceux qui n’avaient rien à la merci de ceux qui avaient quelque chose’. »
Chez Drumont, la révolte de l’instinct national contre les conséquences de la démocratie libérale-capitaliste se réclamait volontiers d’un socialisme non marxiste qui visait à intégrer profondément le monde du travail à la communauté nationale. Il ne pouvait concevoir et admettre la notion communiste de lutte des classes. »
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— Et nous retrouvons chez Maurice Barrès la même préoccupation. « Je ne crains jamais d’insister, écrit-il dans son ouvrage ‘Scènes et doctrines du Nationalisme’, sur l’union de l’idée socialiste et de l’idée nationaliste » et il demande qu’on établisse fortement « la puissance convergente de ces deux principes. »
Lorsqu’il se présentera à la députation, à Nancy, en 1900, il se proclamera candidat républicain socialiste nationaliste : « Nationalisme, dit-il encore, engendre nécessairement socialisme. Nous définissons le socialisme : l’amélioration matérielle et morale de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre. »
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— Charles Maurras n’a d’ailleurs pas échappé à cette attraction qui était sensible depuis Drumont et Barrès, d’un nationalisme-socialiste qui n’est d’ailleurs que la conséquence logique de la condamnation de la Ploutocratie et du libéralisme économique.
Il alla jusqu’à écrire dans son article ‘Socialisme’ qu’ « il y a opposition, contradiction à angle droit entre le marxisme égalitaire international et la protection de la Nation et de la Patrie. Mais un socialisme libéré de l’élément démocratique et cosmopolite, peut aller au nationalisme comme un gant bien fait à une belle main. »
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— Note de la rédaction : Un siècle après la révolution française (qui n’était dans les faits que la révolution des bourgeois libéraux manipulés par la maçonnerie, avec comme seul but de renverser le trône et l’autel), les principaux penseurs et doctrinaires du nationalisme français se tourneront alors, naturellement, vers les éléments qui ensemble formeront plus tard la doctrine nationale-socialiste. Doctrine qui, comme le rappelle à juste titre l’ex-chancelier Franz Von Papen (camérier de Pie XI), était « la riposte chrétienne à 1789« , c’est-à-dire le mouvement contre-révolutionnaire opposé à l’illuminisme français !
Deus Vult !
Pour compléter :
Les nationalistes des pays voisins ont parfois emprunté les munitions intellectuelles chez nous, un peu comme Benito Mussolini avec Georges Sorel.
La France et l’Europe des fascismes – Paul Serrant
Jean-Marie Le Pen sur le nationalisme
Le nationalisme français expliqué par ses maîtres – Philippe Ploncard
Synthèse nationaliste française – Florian Rouanet en 2013


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