• L’Assemblée des femmes : ou comment soumettre les hommes pour laisser une chance aux laides



    Utopie satirique par Aristophane au cœur de la Grèce classique

  • A l’instar du mythe de la caverne de Platon, l’utilisation des utopies grecques permettent, parfois par l’absurde, de réfléchir à notre condition. L’idée de ce parallèle avec le sacro-saint Holocauste (lien ci-dessus) vient d’ailleurs de Boris Le Lay et de Démocratie participative.

    Ouf, la vulgaire Magali 3/10 à sa chance !

    Mais le sujet du jour est tout autre :

    Le féminisme est tellement répandu et excessif que même Chewbacca veut un alpha qui fasse au minimum 1m83 🤦🐋🐋

    Le sexe médiocre

    Art contemporain

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    Contexte historique et politique

    L’Assemblée des femmes (Ecclésiazusai), écrite par Aristophane vers 392 av. J.-C., s’inscrit dans une Athènes en déclin. Après la défaite face à Sparte en 404 av. J.-C. et les troubles politiques de l’époque, notamment l’échec de la démocratie radicale, Aristophane propose une comédie qui mêle satire sociale et expérimentation politique. L’auteur, fidèle à son habitude de commenter les maux de la cité, explore ici la question du pouvoir en imaginant une Athènes gouvernée par les femmes, une inversion radicale dans une société profondément patriarcale.

    Les femmes au pouvoir : le projet de Praxagora

    Le pivot de la pièce est Praxagora, une femme ingénieuse qui, face à l’incapacité des hommes à résoudre les crises de la cité, convainc ses compagnes de se déguiser en hommes (désolé mais Mila n’existait pas encore !) et de prendre d’assaut l’Ecclésia – le mot grec de l’assemblée donnant Église et ecclésiastiques par exemple !

    « Les hommes ont échoué ; à nous de tenter notre chance ! »

    s’exclame-t-elle dans un discours inspiré et ironique. Elle y propose un programme politique audacieux : l’instauration d’une société communiste où les biens, les repas et même les partenaires sexuels seraient mis en commun. Ce projet utopique, bien que burlesque, reflète une critique acerbe des défauts féminins intrinsèques et répandus, y compris à Athènes en son époque.

    L’idée provocatrice mais juste : une chance pour les femmes laides

    Dans cette nouvelle société, Aristophane introduit une loi à la fois comique et subversive : les hommes ne peuvent s’unir aux femmes les plus belles qu’après avoir satisfait les désirs des femmes laides ou âgées. Ce passage repose sur une inversion des normes habituelles de séduction et de désir :

    « Il faudra d’abord embrasser la vieille édentée, celle dont nul ne veut, avant de goûter aux lèvres vermeilles d’une jeune beauté. »

    Ce renversement grotesque peut aussi, certes, illustrer le plaisir masculin fondé sur l’apparence et souligne une problématique universelle : qui mérite l’attention dans une société obsédée par la hiérarchie des désirs ?

    Une satire entre rire et réflexion

    Sous ses allures de farce utopique, L’Assemblée des femmes interroge et rejette la nature du pouvoir et les utopies égalitaires. Aristophane, par son écriture acérée, montre par ailleurs les limites d’un système où l’uniformité supprime l’individualité. La pièce suggère et prouve que, sous un régime dirigé par des femmes, les travers humains – égoïsme, absurdité et désir – persistent.

    Aristophane propose une critique à plusieurs niveaux : il moque la démocratie athénienne, les fortes inégalités sociales et les idéaux utopiques souvent impraticables. Tout en donnant une voix satirique aux femmes – figures marginalisées dans la société antique –, il souligne la difficulté de dépasser les instincts humains dans la quête d’une société parfaite. Cette œuvre, entre rire et amertume, demeure un miroir des tensions éternelles entre justice et désir, mais cela laisse songeur et nous permet de rire un bon coup quand on vit dans une France féministe 2.0 au XXIe siècle !

    Ministère de la vertu afghan

    Abécédaire des propos contre la femme – lettres A à Z


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