• Management moderne & national-socialisme allemand – Johann Chapoutot



    Robert Ley & Reinhard Höhn

  • Johann Chapoutot maîtrise bien son sujet, mais il ne parvient pas à apporter une touche de génie. La raison en est simple : il ne s’identifie pas à son thème, ne l’incarne pas, mais s’y oppose. C’est ce qui ressort aussi bien de ses analyses au domaine du travail que de ses réflexions à propos de l’antiquité gréco-romaine et germanique.
    Et c’est en cela qu’il se distingue d’un Arminn Mohler vis-à-vis de la Révolution conservatrice, après la guerre mondiale.

    Il serait en effet juste de dire, avec des nuances, que le principe de « management » moderne trouve son origine dans l’organisation mise en place sous le régime national-socialiste allemand. Toutefois, il serait également absurde d’ignorer qu’après-guerre, les Américains auraient été maladroits de ne pas puiser dans ce qu’il y avait de meilleur pour eux. En outre, l’immigration allemande relative et la reconversion de nombreux cadres après le conflit ont probablement facilité cette influence.

    Dès les années 1930, bien avant la guerre mondiale, le Front allemand du travail dirigé par Robert Ley avait d’ailleurs complètement transformé la gestion des « ressources humaines » des entreprises en établissant un nouveau code du travail.
    L’objectif était de briser la lutte des classes, en maintenant un tout hiérarchique stricte.
    Par ses adeptes, les termes « employeur » et « employé » furent ainsi remplacés par les appellations plus traditionnelles de « chef » et de « subordonné ».

    « On peut même dire que tout le management moderne est issu des méthodes allemandes de cette époque.

    (…) Il manquait un nom, car ce nom est tenu pour la synthèse de toute la science allemande du management moderne développée d’après les principes énoncées dans l’article et cet homme a formé dans son académie tous les cadres des grandes entreprises allemandes et d’Occident jusque dans les années 80, dans la mesure où on a donné ensuite dans les années 80 un autre nom à ses enseignements qui se résument dans ce principe :  » le management par délégation de responsabilité ». Ledit nom c’est Reinhard Höhn qu’Arminn Mohler range dans la Révolution conservatrice  allemande, car il fut le numéro 2 du Jungdo d’Arthur Mahraun. Ce surdoué typiquement allemand des années 20 et 30 avait de l’énergie à revendre. Après-guerre il a créé en 1956 à Bad Harzbourg l’académie célèbre de management, qui fut en quelque sorte la meilleure école de commerce du monde: Die Akademie für Führungskräfte der Wirtschaft, « l’académie pour les cadres de l’économie ».

    Son école a eu un succès fou jusque dans les années 70 jusqu’à ce qu’on commence à s’intéresser à son passé et à ses engagements passés. La chute fut ensuite immédiate, mais ses théories sont aujourd’hui universelles et le management moderne doit tout à Höhn.

    D’ailleurs l’analphabète, l’inculte et le bon à rien Chaputot s’est intéressé à Höhn et a écrit un livre sur lui en disant que tout le management moderne en Occident était « nazi ». »

    David Veysseyre, missive du 25 octobre 2024.


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