• Réhabilitation du Pape Honorius 1er



    Injustement calomnié par Jean-Tradi de base

  • En résumé, il s’agit d’une falsification/exagération de la part des ennemis de l’Eglise catholiques, avec les schismatique orientaux d’abord, dits orthodoxes, ensuite récupérée par les évêques gallicans, afin de réduire l’autorité du Pape sur eux, puis les lefebvristes post-Vatican II pour refléter/défendre leur praxis doctrinale.

    Voici comment Saint Alphonse de Liguori explique que le nom d’Honorius a été frauduleusement inséré dans les actes du sixième concile œcuménique.
    Source : Œuvres complètes de S. Alphonse de Liguori, Tome II, éd. H. Casterman (1867), Vérité de la foi. Partie III, Chapitre X, p. 335-337.

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    Et au-delà de cela, la critique du concile de Constantinople à l’égard de Honorius vient d’une mauvaise compréhension de son texte, à cause d’une formulation incomplète doublée d’une difficulté linguistique dans la traduction du latin au grec de sa lettre. Il s’agissait d’évoquer que le Christ avait deux natures (humaine et divine), et donc « deux types de volonté », mais que ces volontés étaient néanmoins parfaitement unies moralement du fait de la perfection christique (c’est la doctrine catholique).

    L’hérésie monothéliste disait que le Christ avait deux natures, mais un seul « type de volonté » (divine), et pas de volonté humaine.

    Honorius a écrit dans une lettre au patriarche de Constantinople Sergius : « C’est pourquoi aussi nous confessons une volonté unique du Seigneur Jésus-Christ, parce que, selon toute évidence, la divinité a pris notre nature, mais non point le péché qui est en elle, la nature telle qu’elle était au sortir des mains du créateur, avant le péché, non point celle qui a été corrompue après la prévarication. […] Il n’y avait point en Jésus-Christ cette autre loi des membres, ou bien une volonté différente de celle de la divinité ou qui lui fût opposée. »

    Honorius ne dit pas qu’il rejette la dualité des types de volonté dans le Christ, mais qu’il reconnaît l’unité morale des types de volonté du Christ (car le Christ n’étant pas soumis au péché, sa volonté humaine ne peut pas diverger de sa volonté divine), ce qui est la doctrine catholique.

    Sauf que le concile de Constantinople a trouvé que Honorius manquait de précision et l’a donc qualifié d’hérétique (mot qui canoniquement à l’époque n’avait pas la même valeur qu’aujourd’hui, et qui était utilisé beaucoup plus librement et largement pour évoquer tous ceux qui n’étaient pas assez clairs/précis dans leurs doctrines et également tous ceux jugés pas assez vigoureux contre les doctrines déviantes).

    Il a ensuite été demandé confirmation à Jean Symponus, le secrétaire de Honorius qui avait rédigé la lettre litigieuse pour le compte du pape, pour savoir si le fait de marquer l’unité morale des volontés du Christ voulait nier le caractère numériquement double de ces volontés. Et celui-ci a alors affirmé qu’il n’a « en aucun cas fait mention d’une unique volonté au sens numérique du terme » dans sa lettre, mais qu’il faisait seulement référence à l’unité morale des volontés.
    Saint Maxime le confesseur et le pape Jean IV, qui débattait de cela avec des ennemis de l’Eglise, ne comprenaient pas pourquoi les rumeurs de Honorius monothéliste se maintenaient encore alors cette affaire était un quiproquo réglé entre l’unité morale des volontés et la dualité numérique des volontés.

    Tout cela a aussi été revérifié en détail et acté par le Concile du Vatican à l’occasion des débats sur l’infaillibilité pontificale, ayant par ailleurs permis de rejeter ces mythes.

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    Les bons sites de Philosophie du christianisme et du Fide post en ont d’ailleurs longuement défendu l’honneur outragé. 


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  • 1 commentaire




    vous êtes contre le denzinger et pix ix le débat est clos ...!


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