-
Publié le par Florian Rouanet
Comme l’enseignait le cardinal von Faulhabert, le peuple juif, en tant que peuple entouré d’un océan de païens, préfigurait l’Eglise durant l’Ancienne alliance, certes tombée caduque avec l’arrivée et le message du Christ.
Cela dit, il n’y a pas de rupture absolu entre Ancien et Nouveau testament, dans le sens où les prophéties de l’Ancien, préfigure et annonce également la venue du Messie. #néoMarcionnismeAntisèmDébileEnPLS
Si une grande part des anciens hébreux ont rejeté le Christ, c’est à cause du fait qu’ils espéraient obtenir un chef temporel et communautaire, et non un messie, plus « universel ».
Le terme même de « judaïsme », tire son nom de Juda, l’un des fils de Jacob et l’une des douze tribus d’Israël.
-*-
Le chiffre 12 revient à plusieurs reprises dans la l’Ancien testament, symbolisant souvent la plénitude, la perfection et l’accomplissement du plan divin.
Voici quelques exemples complémentaires :
1. Les fils d’Ismaël : Dans la Genèse, chapitre 25, versets 12 à 16, il est mentionné qu’Ismaël, fils d’Abraham, eut douze fils qui devinrent les chefs de douze tribus.
2. Les pierres du pectoral du grand prêtre : Dans l’Exode, chapitre 28, versets 15 à 21, il est décrit comment le pectoral du grand prêtre était orné de douze pierres précieuses, chacune représentant une des tribus d’Israël.
3. Les colonnes du temple de Salomon : Dans le Premier Livre des Rois, chapitre 7, versets 15 à 22, il est fait mention de deux colonnes érigées par le roi Salomon devant le temple de Jérusalem, chacune mesurant douze coudées de haut.
4. Les portes de la nouvelle Jérusalem : Dans le livre de l’Apocalypse, chapitre 21, versets 12 à 14, il est décrit comment la nouvelle Jérusalem, symbolisant l’Église et le royaume de Dieu, est entourée de douze portes, chacune gardée par un ange et portant le nom d’une des douze tribus d’Israël.
Ces exemples montrent comment le chiffre douze revêt une signification symbolique importante tout au long de l’histoire biblique.
Il est amusant cependant, de trouver dans le Pentateuque, un cas « d’universalisme » rare au sein du peuple juif en la personne féminine de Ruth.
Ruth est en effet une figure remarquable dans l’Ancien Testament, et son histoire souligne plusieurs thèmes universels, car Ruth était une Moabite, originaire de la région de Moab, un territoire situé à l’est de la mer Morte. Elle était mariée à un homme de Bethléem en Juda, mais après la mort de son mari, elle décide de rester avec sa belle-mère Naomi, malgré les conseils de retourner dans sa propre famille. Son attachement à Naomi est profondément émouvant et témoigne de sa loyauté et de son amour envers elle.
L’histoire de Ruth met en lumière sa décision de suivre Naomi jusqu’à Bethléem, où elle est prête à embrasser la foi et les coutumes du peuple juif. Elle déclare à Naomi : « Ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu » (Ruth 1:16), ce qui témoigne de sa volonté de s’engager pleinement dans la communauté juive malgré ses origines étrangères.
Une fois à Bethléem, Ruth travaille dur pour soutenir sa belle-mère et elle-même en glanant dans les champs. C’est là qu’elle attire l’attention de Boaz, un parent éloigné de Naomi, qui prend soin d’elle et la protège. Leur relation se développe et aboutit finalement à leur mariage, ce qui fait de Ruth une ancêtre de David et, par conséquent, une figure importante dans la généalogie de Jésus Christ, comme on le retrouve dans le Nouveau Testament.
L’histoire de Ruth illustre donc non seulement l’importance de l’amour familial et de la loyauté, mais aussi la volonté de Dieu d’accueillir ceux qui cherchent la vérité et la justice, indépendamment de leur origine ethnique ou culturelle. Cette valeur universelle de conversion chez les judéens, en soi rare, permet de faire un lien, pour une fois, non tribal, avec le Nouveau testament.

3 commentaires
Réagissez à cet article !