• « Judaïsme, Christianisme et Germanisme » : deuxième sermon de l’Avent (valeurs morales) du cardinal Faulhaber (2/5)



    Pour un IVe Reich plus chrétien encore.

  • Ici est enseigné dans quelle mesure exacte les saintes Écritures doivent être étudiées, au détour d’une phrase l’archevêque saluait tout de même le balayage de l’immoralité publique qui a été exercé par les Nationaux-Socialistes – en comparaison à toute la dégénérescence qui sévissait sous la République de Weimar -, mais en signalant toutefois qu’il ne faudrait pas se croire « moralement supérieur » uniquement en raison de son appartenance à la race germanique. Le passage sur la défense de Judith de Béthulie est à connaître en entier, encore une fois : ces passages son magnifiques…
     
    Voici donc le deuxième sermon donné le 10 décembre 1933 par Mgr Faulhaber, archevêque de Munich, il a été enseigné en chaire dans la grande église Saint-Michel. Le titre du sermon est « Les valeurs morales de l’Ancien Testament et leur transposition dans l’Évangile » ; le document complet a été diffusé en France en 1934 sous le nom de « Judentum, Christentum, Germanentum ».
     
     
    Introduction :
    « Dans le calendrier chrétien, les termes de Pâques et de Pentecôtes nous viennent de l’ancienne Bible. « Tout cela comme des préfigurations à notre usage » (1 Co 10, 6). »
    « Sans doute une grande partie de l’Ancien Testament, (…) n’a-t-elle qu’une valeur passagère. Mais une grande partie aussi, plus ou moins transposée ou valorisée, a gardé pour les temps de l’Évangile valeur éternelle. »
     
    Les Dix Commandements (nature et surnature) :
    « Sans doute la raison humaine, en s’inspirant du droit naturel, aurait-elle élaborer les dix commandements. Sans doute, la raison humaine pouvait-elle concevoir que pour qu’une communauté digne de l’homme fût viable, les hommes ne devaient pas se tuer, de tromper, se voler les uns les autres. Mais le Décalogue a reçu une plus grande clarté, une plus haute autorité et par là même est devenu immuable devant le libre arbitre de l’homme, du fait qu’il a été édicté comme la révélation de Dieu et signé du nom de Dieu. »
    « Ces dix commandements sont les fondements éternels de la morale universelle, valable pour toutes les communautés ; les règles éternelles de la loi de tous les États et de toutes les juridictions ; la pierre angulaire éternelle de la vie morale de toutes les familles. »
    « Le Décalogue inscrit sur les Tables du mont Sinaï dépasse de tout un ciel, en valeur morale, toutes les lois de l’Antiquité non biblique. »
    « Ainsi aucun respect des droits de l’homme, aucune morale civique ne sont possibles, là où l’on trouve ni crainte de Dieu ni religion. »
    « Une deuxième et non moins grande supériorité du Décalogue est qu’il n’interdit pas seulement le mal apparent dans les mots et dans les actes, mais qu’il régit encore les intentions cachées et les soumet à la volonté de Dieu. « Soyez saint car je suis saint, moi, l’Éternel, votre Dieu » (Lv 19, 2. 26 ; 21, 8). » [D’ailleurs il faudrait que la XVIIe chambre condamne le Décalogue pour son 8ème commandement « réviso » (« Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain »).
    « L’incrédulité est obscurité, la foi est rayonnement, elle jette une vive clarté, même aux heures les plus sombres. » [Ici l’expression désigne une période où la foi serait quasiment invisible et non de sombres histoires de déportation en camp de concentration].
     
    Valeurs morales :
    « Dans le dernier chapitre du livre des Proverbes s’élève un chant de louanges à la femme vertueuse (31, 10-31), qui peint la femme aimée de Dieu et nous énonce ses cinq premières qualités : le dévouement à sa famille, la joie dans le travail et dans la direction de la maison, la bonté envers ses domestiques et envers les pauvres, l’instruction et la piété. »
    « Une autre étincelante figure de grandeur morale est Moïse, le guide du peuple, le plus grand législateur de l’Antiquité, initié à toute le sagesse des Égyptiens et, de plus, armé par le ciel de la baguette miraculeuse.
    « Nous défendons l’Ancien Testament contre le reproche d’être dénué de toute valeur, mais nous ne voulons pas tracer des mœurs du judaïsme d’avant l’ère chrétienne un tableau trop éclatant. Pour toutes les religions comme pour toutes les races, la réalité de la vie reste loi derrière l’idéal tracé par les commandements de la morale. A côté de tant de lumières, il est des ombres profondes ; à côté de la vérité, des mensonges nombreux ; à côté de la sagesse, beaucoup de folie ; à côté de la foi, beaucoup d’incrédulité ; à côté des hautes valeurs morales, maintes moindres valeurs. »
     
    Problématiques et rejets :
    « Dans le Cantique des Cantiques, on trouve quelques passages osés, et plus encore dans le texte hébraïque que dans les traductions ; de même dans le livre d’Ézéchiel. Les Écritures saintes ont rapporté toutes les choses trop humaines dans la langue du temps, dans la langue de ce peuple primitif de bergers. Mais elles n’ont pas pour cela approuvé ces scandales et voulu rendre moral ce qui est immoral. Au contraire. »
    « Grâce à Dieu, au cours de ces derniers mois, la vie publique de notre peuple fut débarrassé comme par un balai de fer de beaucoup d’immoralité ; mais ce serait tenir le langage de juif pharisien que de remercier Dieu d’être meilleurs que les autres races, et de ce que nos grandes villes sont des jardins de vertu en comparaison de Sodome et de Gomorrhe. » [C’est bien la République décadente de Weimar qui est visée ici, avec une petite critique des positions Völkisch].
    « Une chose est juste ; la Bible complète ne doit pas être mise dans les mains de jeunes élèves des écoles. La sainte Écriture est écrite pour les hommes moralement formés. »
    « Judith a agi, sans doute, de bonne foi, pensant qu’elle pouvait pour le prix d’un mensonge sauver son peuple et sa patrie. Mais maintenant les gardiens des mœurs viennent, et déclarent dans un livre qui circule partout : L’Ancien Testament est un livre plein de mensonges et plein de tromperies juives. Posons-nous pourtant cette question : si le peuple et la patrie se trouvaient, comme Béthulie, devant la certitude d’une destruction imminente, et que vous puissiez sauver par un mensonge votre peuple et votre patrie, viendriez-vous me déclarer d’un cœur tranquille : on ne doit pas mentir ? (…)
    Que celui de vous qui est sans péché jette la première pierre à l’héroïne de Béthulie. Malgré ses mensonges, Judith reste un exemple pour la jeunesse féminine, non parce qu’elle a menti mais parce qu’elle a aimé son peuple et sa patrie. »
    « Nous n’avons aucun droit de déclarer impur ce que le Christ a déclaré pur et a assumé dans son Évangile. »
    « Le rejet de l’Ancien Testament peut seulement signifier pour nous : rejet du pharisaïsme qui parle si peu des nombreuses lumières de l’ancienne Alliance et tant de ses ombres pourtant rares, qui ne trouve que des lumières dans son propre peuple et que des ombres dans les autres races ! Rejet des chants de malédiction et de vengeance de l’Ancien Testament, doit signifier : la haine n’est pas une vertu chrétienne, contre qui d’ailleurs elle s’exerce. La soif de vengeance est un retour au judaïsme d’avant l’ère chrétienne. »
    « Et c’est parce que quelques personnages de l’Ancien Testament, même parmi les aïeux maternels et paternels du Christ, n’ont pas dominé les passions de leur nature non rachetée, qu’a retenti avec d’autant plus d’ampleur durant l’Avent, le cri des non-rachetés, vers le Rédempteur. »
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