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Publié le par Florian Rouanet
🕊 Le conclavisme contre la mystification, une doctrine catholique oubliée 🕊⁂ Arène cléricale
Ô lecteur averti, l’heure est venue, en cette occasion, de dépoussiérer les archives d’un sujet délicat, trop souvent traité avec amateurisme ou dérision.
Le « conclavisme » : ce vocable, peu orthodoxe en ses racines, mais exprimant une réalité historico-doctrinale sérieuse, est au centre d’un débat qui fédère plus de moqueries que de réflexions. Pourtant, la Foi et l’Église demeurent, et, aux marges de la Chrétienté blessée, certains propos tiennent encore la route, témoignant d’une conscience tourmentée par la défection généralisée…
Un certain Cyril Dubois, au micro de « La Vérité Catholique », déroulait en 2022 une critique plutôt posée du conclavisme, laquelle a le mérite de ne point sombrer dans la caricature.
Toutefois, si l’analyse est sincère, elle n’en reste pas moins lacunaire, délaissant une partie substantielle de la tradition catholique traitant des cas de vacance prolongée du Siège apostolique. En cela, nous avons dû, selon notre dévotion studieuse, reprendre les fils abandonnés de la controverse et restituer la pensée de l’éminent P. Joaquín Sáenz y Arriaga et de ses successeurs.
N.B. En effet, c’est là le propos d’un français plus humble que la moyenne, mais insuffisant. Il professe la Sede vacante, mais non le moyen de pourvoir au Saint-Siège, sinon par les supplications. Il connaît un peu le sujet, car il a fréquenté un temps le père Jacques de Saint-Joseph, mais a été peut-être embêté ou effrayé par son conclavisme caché, domestique.
Nous relayons ses propos en fin de chapitre V. après analyse et prévention globale.

☞ Plan par manche
- 🔖 Définitions doctrinales : conclavisme, conciliarisme, CGI
- 🔍 Le père Saenz y Arriaga : théologie d’une vacance et devoir d’élection
- 🏛 Comparaison : conclaves domestiques et conciles imparfaits
- 🕵♂️ Les limites du propos de M. Dubois
- 📃 En guise de synthèse : piste pour une ecclésiologie restaurée + Documents extraits et vidéos
🔖 I. Définitions doctrinales : conclavisme, conciliarisme, CGI
Commençons par ce que d’aucuns appellent un cordage terminologique. Pour saisir les enjeux, il convient de dresser un lexique clair.
CONCLAVE : réunion canonique des cardinaux en vue d’élire un nouveau Pape, selon la Constitution apostolique en vigueur. Sa légitimité présuppose un corps cardinalice valide et uni.
CONCILIARISME : doctrine condamnée selon laquelle l’autorité suprême dans l’Église résiderait dans le concile général d’évêques plutôt que dans le Pape. Condamnée notamment par Pastor Aeternus (Vatican I).
CONCILE GÉNÉRAL IMPARFAIT (CGI) : réunion « extraordinaire » d’évêques catholiques, non convoquée par un Pape (puisqu’il manquerait), afin de résoudre une vacance prolongée et la crise d’autorité. Reconnu par les théologiens comme un recours légitime en cas de schisme, de vide ou d’usurpation.
CONCLAVISME (néologisme postconciliaire, guérardien) : mouvement visant à suppléer la vacance du Siège pontifical par élection, en l’absence d’autorité centrale existante. Le terme suggère abusivement un processus cardinalice, alors qu’il est fait appel ici aux évêques restés fidèles.
Ces distinctions sont cruciales. À rebours de ce que sous-entendent les critiques, un CGI n’est ni un conclave parallèle, ni un schisme conciliariste, mais une application répondant de l’autorité, de la visibilité et de l’indéfectibilité de l’Église, ancrés dans l’histoire ecclésiastique et le droit divin.
Le termes de conclavisme est donc mal attribué, car un conclave se fait avec cardinaux (création tardive et non « essentielle » dans l’Église, contrairement à l’évêque-apôtre). De même pour ledit conciliarisme qui relève de l’hérésie condamnée.
☩ Ancienne leçon létale
— Joaquín Sáenz y Arriaga, Sede Vacante. Paulo VI no es Papa legítimo (Mexique, 1973)
« En nous remémorant cette époque tragique, ce schisme douloureux qui déchira l’Église, nous pouvons constater que l’assistance divine, les promesses du Christ et l’“inerrance” permanente de l’Église n’excluent pas, en raison de la malice et de l’abus de la liberté humaine de ceux qui détiennent le pouvoir, cette démolition intérieure que Teilhard avait programmée et que Paul VI pleurait avec angoisse. Dieu, qui a permis la Passion et la mort de son Divin Fils, permet aussi, pour notre châtiment, ces hérésies, ces schismes, ces tragédies au sein de son Église, lesquelles font finalement resplendir la puissance et l’infinie sagesse par lesquelles le Seigneur tire le bien du mal même et poursuit ses desseins insondables malgré les perversions des hommes. »
— Juan José Squetino Schattenhofer, Lettre aux Évêques Sédévacantistes, 10 novembre 2012
« Il s’ensuit que les évêques sedevacantistes ne possèdent que le pouvoir d’ordre et qu’ils n’exercent la juridiction extraordinaire qu’à titre provisoire, jusqu’à ce que le Siège de saint Pierre soit occupé par un véritable Pape. Et en aucun cas il ne leur est permis de se perpétuer indéfiniment sous couvert de la nécessité, au nom de la vertu d’épikie, sans mettre en œuvre les moyens adéquats pour mettre fin à la vacance. »
— Mgr José F. Urbina Aznar, La posición insostenible (II), 5 mai 2011
« Voilà pourquoi l’argument selon lequel, si le Trône de saint Pierre est vacant, le Christ gouvernerait tout de même l’Église, est fallacieux. La vacance du Siège est une situation anormale dans l’Église. Pour que le Christ gouverne invisiblement son Église, il faut qu’il le fasse par l’intermédiaire de son vicaire sur la terre, le pape.
De droit divin, le pape détient sur toute l’Église militante — et uniquement pendant la durée de son pontificat — non seulement le primat d’honneur, mais aussi la suprême et plénière potesté de juridiction et de gouvernement. Les évêques ne jouissent d’un pouvoir ordinaire qu’à condition d’être subordonnés au souverain pontife ; non pas aux papes défunts, mais au pape régnant ; et, s’il n’y en a pas, ils ont l’obligation gravissime de l’élire, sous peine de perdre leurs prérogatives s’ils s’y opposent d’une quelconque manière. Tel refus constitue une hérésie, et ceux qui s’attachent à cette nouveauté sont hérétiques. C’était déjà la doctrine du gallican Edmond Richer, docteur de la Sorbonne au début du XVIIᵉ siècle, contre les paroles : « Sur cette pierre, je bâtirai », c’est-à-dire : je construirai, je gouvernerai, j’unirai.Qu’on le note bien et qu’on s’en souvienne : ceux qui, après avoir suivi Mgr Lefebvre, l’abandonnèrent lorsqu’il ne sut pas rompre entièrement avec la Rome apostate ni déclarer la vacance ; et ceux qui soutinrent le groupe du père Sáenz y Arriaga lors de l’organisation du concile général imparfait — fût-ce, disaient certains, sans résultat immédiat —, manifestaient clairement le désir d’opposer à l’antipape de Rome un vrai pape qui unifiât l’Église et proclamât la vérité menacée.
Tous étaient parfaitement conscients de la nécessité essentielle, pour l’Église, de la direction du pontife romain : n’est-elle pas plus indispensable quand la tempête est plus furieuse ? Ne faut-il pas sa parole et sa direction infaillibles lorsque tout l’édifice menace ruine ? (…)Le concile de Constance (1414-1418), dans sa session XV du 6 juillet 1415, condamna les erreurs de Jean Hus. Citons trois de ses affirmations, reprises au Denzinger 653-655 :
« Il n’existe pas la moindre preuve de la nécessité qu’une seule tête dirige l’Église dans le spirituel, qu’elle doive se trouver et se conserver toujours dans l’Église militante. » — « Sans ces têtes monstrueuses, le Christ gouvernerait mieux son Église par ses vrais disciples dispersés sur toute la terre. » — « Les apôtres et les prêtres fidèles du Seigneur ont gouverné vaillamment l’Église dans ce qui est nécessaire au salut avant l’institution de la charge pontificale ; et ils le feraient encore si, chose tout à fait possible, le pape venait à manquer, jusqu’au jour du Jugement. »Mgr José F. Urbina Aznar
Repère Date Source Naissance 1940, Mérida (État du Yucatán, Mexique) (magnuslundberg.net) Ordination sacerdotale Septembre 1991, Acapulco, par Mgr Moisés Carmona (lignée « Thục ») (elintegristamejicano.blogspot.com) Consécration épiscopale 26 juin 1994, Mérida, par Mgr José Ramón López-Gastón (même lignée) (vida-en-el-soledad.over-blog.net) Événement marquant Participant au « conclave d’Assise » (29 juin 1994) qui proclama le père Victor von Pentz comme « pape Linus II » Principales consécrations conférées • Juan José Squetino Schattenhofer, 11 février 1999, Guadalajara • Luis Armando Argueta Rosal, 2007, Mérida (vida-en-el-soledad.over-blog.net) Activités Direction de la Fundación San Vicente Ferrer (apostolat sedevacantiste) (fundacionsanvicenteferrer.blogspot.com) Publications Plusieurs catéchismes et essais, par ex. Apostasia Final (éd. 2025) (amazon.com.br) Situation actuelle Aucune annonce officielle de décès ; il est donc réputé toujours vivant (85 ans en 2025).
🔍 II. Le père Sáenz y Arriaga : théologie d’une vacance et devoir d’élection
Le Père Joaquín Sáenz y Arriaga, prêtre mexicain, docteur en théologie et pionnier du sédévacantisme, ne se contenta point de dénoncer la perte de Foi et de l’Autorité dans l’Église postconciliaire : il alla jusqu’à proposer une réponse structurée, qui sera transmise à ses successeurs, et ainsi présente dans leurs déclarations — Mgrs Carmona, Zamora, Urbina —, exposant la nécessité vitale de restaurer une tête visible à l’Église.
C’est en effet ce que l’on apprend, au nom de la doctrine d’abord, bien entendu, mais aussi en se référant explicitement à l’histoire de l’Église lors de la vacance médiévale prolongée (1268-1271) et du schisme d’Occident (1378–1417) où des conciles imparfaits purent suppléer à l’autorité défaillante, ou préparer le terrain à une véritable élection universelle — telle que celle de Martin V à Constance !
Les héritiers sud-américains du père Saenz y Arriaga reconnaissent donc le droit et le devoir des évêques restés fidèles à la Tradition de se réunir, non pour innover, mais pour rétablir l’ordre romain.
Ce que certains réduisent à un conclavisme folklorique, il le fonde sur le droit divin et ecclésiastique en cas de vacance formelle du Pontificat, et non sur une volonté populaire ou mystique. Le CGI, selon eux, est une solution grave oui, mais catholique, pour un temps de péril.
🏛 III. Comparaison : conclaves domestiques et conciles imparfaits
Les critiques — et M. Dubois ne s’y soustrait point ici — confondent allègrement deux phénomènes dissemblables.
D’une part, les conclaves privés et mystiques : Palmar de Troya, Pope Michael, Léon XIV canadien (celui de Rome est dans le même cas, mais plus cru, moderniste ou piégeux) autant de cas d’usurpation personnelle, sans collégialité ni discernement canonique, nés dans des garages ou des arrière-salles. Leur ridicule n’a d’égal que leur nullité doctrinale. Mais àu’ils singent une véritable pratique de l’Église n’y fait rien.
D’autre part, les propositions de CGI avancées par des clercs bien ordonnés et instruits (tels le P. Sáenz ou Mgr Carmona), qui ne visent nullement à se couronner eux-mêmes, mais à restituer à l’Église son chef légitime par un processus catholiquement rigoureux.
Il serait aussi sot de les amalgamer qu’il le serait de confondre une sainte chapelle et un cirque de province…
🕵️♂️ IV. Les limites du propos de M. Dubois
Précédemment encore, M. Cyril Dubois, d’une double honnêteté, saluait aussi la dévotion mariale présente de certaines familles conciliaires. Il reconnaît en outre que l’Église ne saurait subsister indéfiniment sans tête visible, et que la question de la « juridiction » (non disons l’autorité) reste cruciale.
Toutefois, sa prudence tourne vite à la paralysie : en refusant de proposer une voie concrète, il échoue à prolonger son analyse. À force de craindre les précédents grotesques, il semble préférer l’attentisme à la résolution. En somme, il constate l’incendie, mais se garde bien de tendre un extincteur.
Il concède l’orthodoxie potentielle du CGI, sans toutefois envisager sérieusement son application. C’est là sa grande lacune, que nous nous proposons de combler ! Il semble avoir, en outre, M. Dubois, disparu des radars du Tradistan…
📃 V. En guise de synthèse : piste pour une ecclésiologie restaurée + Documents extraits et vidéos
Le CGI, ainsi conçu, n’est point une chimère. Il s’inscrit dans la logique de l’Église visible et gouvernée, enseignée, de l’indéfectibilité promise par Notre Seigneur, et du rôle apostolique des évêques. Il suppose un discernement clair, une charité surnaturelle, et une volonté unifiée de restaurer universellement la Papauté.
Ce ne sont ni les illuminés ni les influenceurs qui en sont capables, mais les vrais successeurs des Apôtres encore fidèles à la Foi de toujours. Rappelons-le : l’Église ne peut mourir, mais elle peut gésir, faute d’un chef. Il faut donc cesser de craindre les mots, et songer aux actes.
Extrait vidéo en particulier :https://www.youtube.com/watch?v=IS1Ym327klE
Certains extraits de ce qui est dit par M. Dubois dans une vidéo datant du 22 décembre 2022 de la chaîne La Vérité Catholique :
« Le conclavisme est un phénomène qui s’est développé après la révolution de Vatican II. Face au désastre suscité par la nouvelle fausse religion dont accoucha ce conciliabule, rapidement, des catholiques firent le constat de la vacance du Siège pontifical.
Certains d’entre eux considéraient alors qu’il fallait élire un vrai pape pour ne pas laisser l’Église orpheline d’autorité, notamment à cause des problèmes de juridiction que nous avons évoqués plus tôt. Cette position fut loin de faire l’unanimité dans les rangs “Non una cum”. Pourtant, le père Saenz y Arriaga, l’un des premiers à dénoncer les imposteurs dès les années 60/70, penchait pour cette solution.
Alors, je ne suis pas du tout en train de dire que c’est ce qu’il faille faire, et d’ailleurs je ne sais pas ce qu’il faut faire. Malheureusement, elle conduisit quelques tenants de cette solution à organiser des pseudo-conclaves qui se soldèrent par des désastres. Le cas le plus célèbre est celui de l’Église palmarienne en Andalousie, mais c’est loin d’être un cas isolé. Il y a aussi un faux pape au Kansas, un ancien de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X ; […] il s’est fait élire à Assise et qui réside en Angleterre ; et quelques autres énergumènes qui se disent vicaires du Christ. Il y a même un pape youtubeur, Léon XIV je crois, qui réside au Québec. Toutes ces entreprises foireuses expliquent la levée de boucliers et les réactions vives que l’on a pu voir ces derniers temps. Cela est bien compréhensible. Si demain, quelques individus décidaient de réunir un pseudo-conclave avec le peu de ceux qui y adhéreraient à ce projet, pourquoi en sortirait-il de meilleurs fruits que ceux des précédents pseudo-conclaves ? Il suffit de regarder ce que cela a donné précédemment pour se persuader que la prudence invite à ne pas reproduire les mêmes graves erreurs. »
Thèmes abordés:
- Le déni de la réalité chez les catholiques.
- Le problème de la juridiction.
- L’esprit de la loi.
- Sacres et sacrements valides.
- Jean XXIII.
- Paul VI.
- Le platéisme VS le le globisme, dogme de Foi ?
- Le conclavisme.
- La thèse du cassissiacum.
Vidéo complète et originale :🗎 Sentence par KO
Nul besoin de recourir aux extravagances youtubeuses ni à l’auto-proclamation grotesque pour reconnaître qu’un problème de gouvernement subsiste.
La vacance prolongée, comme dans le schisme d’Occident — bien que notre cas soit sans précédent, car les antipapes médiévaux n’enseigner pas une autre « religion » —, appelle un acte, non une attente passive et sempiternelle, jusqu’en 2300…
Le P. Sáenz et l’héritage qu’il a légué au catholicisme de constat sédévacantiste en rappelant ce devoir aux évêques fidèles, n’invente rien : il met en exergue un principe ancien et admis. Ce n’est pas le conclavisme qui est folie, mais sa version dévoyée, ou encore ceux qui s’y opposent. L’Église doit retrouver sa tête, et ce ne sera pas sur YouTube ni dans une caravane.
La Rédaction
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