• La littérature occitane vantée par Léon Daudet



    Une culture oubliée à cause des bons à rien qui nous entourent.

  • La littérature d’oc – par trop oubliée quand elle n’est pas carrément raillée – est magnifique. Les « Méridionaux » sont pour l’essentiel des Celtes romanisés, ils peuvent être définis comme une variante autre de « Français », mais ceci n’empêchera pas ici d’être autonomiste (en revanche le « séparatisme compartimenté » serait ridicule, on voit mal le fait de considérer une Auvergne isolée comme une Nation à part entière). Il faut simplement reconnaître à la culture et la langue d’oc sa dignité, le « Sud » représente quand même un bon tiers de la démographie actuelle.

    Léon Daudet défendant la littérature d’Oc aux détours de son intervention sur la défense des humanités gréco-latines :

    « On parle toujours, quand on parle de la littérature française, de la littérature française en langue courante, qui est, en somme, la langue d’oïl. Il ne faut pas oublier qu’il y a une autre littérature française, qui est la littérature en langue d’oc.

    Il ne faut pas oublier non plus qu’il y a eu, jusqu’à la Renaissance et à partir de la Renaissance, une très forte littérature française en latin.

    (…) Et cela ne supprime pas, surtout, la littérature en langue d’oc, qui est une de nos richesses nationales. Il s’est trouvé qu’en dehors de la poésie des troubadours, au dix-neuvième siècle, cette littérature provençale, qui, jusqu’ici, malheureusement, n’a guère été étudiée que hors de France, a donné des auteurs, à mon avis, de premier ordre.

    (…) Le poète Aubanel est comparable à Catulle et supérieur à Henri Heine. Vous avez, dans un homme comme Roumanille, un des dons du terroir comme on ne peut en retrouver que dans les Fabliaux.

    (…) Le maintien d’une littérature comme notre littérature de langue d’oc me paraît indispensable. Et il serait très souhaitable d’instituer dans les écoles du Midi, et même pour les provinces au-dessous de la Loire, un enseignement bilingue.

    (…) J’ai vu quelquefois Mistral s’inquiéter de cette thèse du séparatisme et s’indigner. Je l’ai entendu dire : « C’est insensé ! Vous connaissez la belle formule : J’aime mon village plus que ton village, ma province plus que ta province, j’aime la France par-dessus tout !… » C’était la grande formule du Félibrige. 

    (…) C’est, en effet, un droit majeur : l’homme a le droit de parler la langue de son « patelin », et c’est excellent pour sa formation intellectuelle. »

    Un occitan d’Occident.


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  • 3 commentaires




    […] avoir relayé l’entièreté du texte et sa partie occitaniste, sont mis à votre disposition les passages les plus percutants prononcés du débat de Léon […]


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    […] https://integralisme-organique.com/2020/01/la-litterature-occitane-vantee-par-leon-daudet/ […]


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    […] La littérature occitane vantée par Léon Daudet […]


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