• Paul Valéry sur la crise de l’esprit européen (France Culture)



    « Si ta pas fais tes Humanités à 50 ans ta raté ta vie »

  • Ce petit article en guise de préambule annonce un gros dossier scindé en deux partis, qui sera bientôt mis en ligne, et qui concerne sa défense de nos humanités gréco-latines. De lui, il vous faut au moins connaître son livre La crise de l’esprit – publié dans la NRF du 1er août 1919 – dans lequel, au sortir de l’hécatombe de la Grande Guerre, il débute sur ces mots qui demeureront fameux : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles ? » . Dedans, « Paulo » y décrit brillamment l’identité européenne autour de l’éternel axe Athènes-Rome-Jérusalem (hellénisme, romanité, christianisme). Et sur les fonts baptismaux de la Révolution néofasciste que nous appelons de nos vœux résonnera à jamais cette phrase si diffuse du grand Paul Valéry :

    « Partout où les noms de César, de Gaius, de Trajan et de Virgile, partout où les noms de Moïse et de saint Paul, partout où les noms d’Aristote, de Platon et d’Euclide ont eu une signification et une autorité simultanées, là est l’Europe. Toute race et toute terre qui a été successivement romanisée, christianisée et soumise, quant à l’esprit, à la discipline des Grecs, est absolument européenne. »
    La crise de l’esprit européen (conférence donnée à l’Université de Zurich en 1924).

    Dans cette émission nous apprenons que M. Valéry était plutôt de classe moyenne et que malgré son manque de denier, il arrivait à faire sa place dans certains lieux de fréquentations bourgeoises. On peut le dire, il a été quelque peu nationaliste et pan-européen avant l’heure. Il fut aussi un bon littéraire – qui connut favorablement la période vichyste soit dit en passant – et nous pouvons nous y pencher même si certes, toute sa poésie n’est pas toujours moralement très recommandable. Il a parfois été surnommé le Mgr « Bossuet de la IIIe République » ce qui lui fit grand honneur (lequel gallican avait l’excuse de ne pas avoir vécut le Concile du Vatican qui définissait clairement ce qu’était l’infaillibilité papale et la juridiction de l’Église.


  • Vous avez aimé cet article ? Partagez-le sur les réseaux sociaux !

    [Sassy_Social_Share]

  • 2 commentaires




    […] Articles précédent sur le sujet. […]


    Répondre

    […] terminons notre dossier valéryen avec cet article (partie I, présentation). Paul Valéry pour rappel était un auteur du siècle dernier, il était de nature assez […]


    Répondre