• L’homme et la femme de la Renaissance italienne (Eugenio Garin)



    Paolo et Francesca font tourner la mozzarella !

  • Eugenio Garin est l’historien contemporain par excellence de la Renaissance italienne, de même que Emilio Gentile est la référence principale et reconnue officiellement pour la période du Ventennio fascista en Italie. Quelqu’un comme Eugenio Garin a su souligner les améliorations de l’humanisme moderne (celui Florentin par rapport à celui classique du monde gréco-romain) en lui montrant sa dimension par les évolutions grammaticales propres à chaque époque, nous permettant ainsi de comprendre mieux nos langues romanes par ailleurs. Encore, il s’agit d’un historien objectif et rationnel qui, sur cette période, ne donnera certes pas tous les éclairages de la doctrine sociale de l’Église, mais rétablira cette période dans sa réalité concrète. Cette documentation est bonne aussi pour pouvoir se faire une idée de ce que pouvait être l’origine de « l’honnête homme » moderne, avant que ce principe soit récupéré durant les ages d’or de l’Espagne, de la France ou encore par la notion plus récente de « gentleman anglais » (XIXe).


    « Dans ce livre publié pour la première fois en 1964, Eugenio Garin réussit un tour de force jusque-là sans égal : présenter de façon concise et toujours claire l’essentiel de l’humanisme italien, des origines jusqu’à l’œuvre de Giordano Bruno. Ce grand classique de l’histoire de la pensée retrace le passage du Moyen Age à ce mouvement appelé « Renaissance » , en souligne les innovations, tant sur le plan des institutions que sur celui des coutumes, et fait revivre les débats philosophiques qui, à cette époque, secouent les hommes de science, les artistes, les théologiens ou les hommes politiques. » IVe de couverture.
    L’humanisme italien, Eugenio Garin..

    La Vierge à l’Enfant, Lorenzo Veneziano, 1371

    Espérons que nous ne vous apprendrons rien ici : une femme est bien plus faite pour les rôles d’intérieur et le monde des sentiments, les notions de Bien commun et de « société politique » sont trop éloignées de sa mentalité individuelle, pour ne pas dire individualiste et matérialiste. Et c’est cet aspect biologique qui explique sa condition à travers l’histoire, beaucoup plus qu’un quelconque contexte mythique dit « misogyne » dénoncé par tous les marxistes de France et de Navarre. Enfin, les humanistes « renaissants », encore loin des délires abstraits que nous subissons, croient encore que les femmes doivent se voiler à l’Église (saint Paul), mais en plus trouvent qu’elles devraient « se taire en place publique » (sic).

    « À la fin du Moyen-Age et au commencement de la Renaissance, la Mère de Dieu, sculptée ou peinte, sourit à son enfant pour la première fois : image de la mère nourricière ; image de l’enfance joyeuse et pleine de promesse. Dans cet embrasement de la mère et de l’enfant qu’éternisent la sculpture gothique et la peinture du Quattrocento, apparaît la rayonnante culture de la Renaissance. « L’homme de la Renaissance » naît de la femme de la Renaissance.
    L’homme de la Renaissance a bien des visages, qu’il est possible de cerner ; on en a vu quelques-uns dans les chapitres précédents. La femme de la Renaissance est comme sans visage. Un homme peut être prince ou guerrier, artiste ou humaniste, marchand ou clerc, sage ou aventurier. Il est rare que des femmes assument ces rôles, mais quand une femme le fait, ce n’est pas ce qui la définit. Elle est mère ou fille ou veuve, vierge ou prostituée, sainte ou sorcière, Marie ou Ève ou Amazone. Ces fonctions tenant à son seul statut sexuel l’absorbent et annulent toute identité propre revendiquée par elle. »
    « Les femmes riches donnaient le jour à plus d’enfants que les pauvres. » (…) Pour une femme l’enfantement est à la fois un privilège et une charge. (…) On attend des femmes des hautes classes qu’elles aiment leurs enfants. (…) Mais les mères aimant les enfants n’en pouvaient pas moins craindre les naissances. Cette crainte était liée à la punition infligée par Dieu à Ève pour sa fourberie à l’Éden. » p. 289/291.
    L’homme de la Renaissance, Eugenio Garin.


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  • 9 commentaires




    […] conflits entre les Guelfes et les Gibelins en Italie renaissante (ou pré-renaissante !) étaient complexes et souvent liés à des rivalités politiques et […]


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    […] https://integralisme-organique.com/2020/01/lhomme-et-la-femme-de-la-renaissance-italienne-eugenio-ga… […]


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    […] Garin, historien de la Renaissance italienne, a souligné l’apport des humanistes dans la relecture des auteurs gréco-latins. Dante […]


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    […] sommes donc plongés au cœur de l’Italie renaissante, au XVe siècle. L’Europe, tumultueuse certes, était encore globalement […]


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    […] n’est plus d’utiliser chrétiennement Aristote uniquement par exemple, mais bien de savoir ce qu’était l’entier personnage d’Aristote, pour ne faire mention que de lui. Avant, il y avait plutôt des chroniqueurs par exemple, faisant […]


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    […] L’homme et la femme de la Renaissance italienne (Eugenio Garin) […]


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