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Publié le par Florian Rouanet
Du lourd en perspective !
Miguel de Unamuno, Le sentiment tragique de la vie: « Le cosmopolitisme s’oppose à l’universalité et la mode à l’éternité. »
Le Révérend Père Albert-Maria Weiss in. Apologie du christianisme au point de vue des mœurs et de la civilisation (1894), s’exprime à propos de l’Allemagne, de l’Église et de l’Empire :« Établir un empire comprenant le monde chrétien tout entier ; lui donner dans la puissance allemande qui surgissait à l’horizon une solide base nationale ; en faire par son union étroite avec Rome le centre du Christianisme, et une puissance embrassant toutes les nations, fut la première tâche que l’Eglise entreprit. (…) Il n’y avait que ceux qui étaient éloignés de la pensée d’une monarchie chrétienne universelle, c’est-à-dire de l’unité indivisible entre l’Eglise et le pouvoir civil, entre la nature et la surnature, qui fussent aussi hostiles à l’idée du Saint-Empire romain germanique. »
La « Constitution politique » porté par Von Ribbentrop le 21 mars 1943, d’abord soutenue par Adolf Hitler en ces termes :
« L’objectif de notre lutte doit être la création d’une Europe unifiée ».
Joseph Goebbels, Ministre de la Propagande du Reich, proche associé d’Hitler, 8 mai 1943, The Goebbels diaries, 1942-1943, p.359 :
« Le Führer a exprimé sa conviction inébranlable que le Reich sera le maître de toute l’Europe. Nous devrons encore nous engager dans de nombreux combats, mais ceux-ci conduiront sans aucun doute à de très belles victoires. De là, la domination du monde est pratiquement certain. Celui qui domine l’Europe assumera ainsi le commandement du monde. »
Francisco Franco y Bahamonde, allocution à la presse espagnole du 3 mai 1945 à la nouvelle de la mort du Führer, homage post-mortem :
« Adolf Hitler, fils de l’Église catholique, est mort en défendant la chrétienté. Il est donc compréhensible que les mots ne peuvent être trouvés pour se lamenter de sa mort, quand tellement furent trouvés pour exalter sa vie. Sur ses restes mortels se dresse sa silhouette victorieuse. Avec la palme du martyr, Dieu donne a Hitler les lauriers de la victoire. »
Dr. Friedrich Grimm – Hitler et la France (édition Sans Concession, Paris-Berlin, septembre 1938) :
«Nous avons vu, en effet, réalisé en Allemagne quelque chose de nouveau, une nouvelle forme du nationalisme ou plutôt du patriotisme ; et cette nouvelle forme de nationalisme n’est pas incompatible avec l’idée de la paix et de la coopération européenne. Au contraire, nous croyons que la nouvelle conception que le national-socialisme se fait du peuple et de l’État constitue une garantie pour la paix, parce qu’elle s’incline devant la volonté de faire avec des populations qui n’ont pas le désir de faire partie de la patrie allemande. Le national-socialisme refuse donc par principe de germaniser qui que ce soit. (…) Le national-socialisme refuse de s’immiscer dans la vie intérieure des autres peuples. Telle une forme nouvelle du nationalisme, consciente de sa responsabilité devant la famille européenne, n’est-elle pas une solution du problème international conciliant l’idéal du patriotisme national avec l’idée de la «patrie européenne» et même de la «patrie humaine» dont on en tant parlé ? Nous en avons la conviction. Le Führer l’a affirmé devant le Reichstag.»
Le rapprochement franco-allemand n’est pas une question de régimes : c’est une question qui doit être résolue de peuple à peuple. Hitler l’a reconnu. Il a compris sa mission européenne. Ses manifestations de paix en sont la preuve. Que le public français les entende et que le terrain soit ainsi préparé pour la paix qui est si nécessaire aux peuples d’Europe !»
Le Prince Karl Anton Rohan (catholique, fédéraliste, européiste et national-socialiste) in. Il Regime Fascista (pp. 383-384) :
« La première démarche à accomplir, pour forger de nouvelles figures, une nouvelle élite qui entretient un contact sain avec la base, c’est de vivifier les hiérarchies que la révolution et la contre-révolution ont constituées. Il s’agit ici de construire une communauté de volonté. Discipline sévère, inclusion dans un ordre, mais aussi travail sans relâche aux postes qui ont été assignés, exécution précise des ordres reçus, voilà les prémisses. Mais pour monter plus haut à la « nouvelle hiérarchie, il faut adhérer à un mythe politique, il faut être intérieurement emporté par l’esprit d’une Weltanschauung. Derrière les slogans que sont la “révolution mondiale”, l’Italianità et la Romanità, le Volkstum et la race nordique, se profile toute une construction doctrinale avec ses fondements d’ordre historique, sociologique, économique, scientifique et aussi moral : il faut l’accepter sans conditions car ils sont les présupposés qui fondent la confiance au sein de la communauté de volonté, qui sont nécessaires à l’exercice des plus hautes fonctions »
Le Pape Pie XII, Salle du Trône, 6 avril 1951 (L’Osservatore Romano. Édition hebdomadaire en langue française n°15 p.1) devant les participants du congrès du Mouvement Universel pour une Confédération Mondiale : « Votre Mouvement, Messieurs, s’attache à réaliser une organisation politique efficace du monde. Rien n’est plus conforme à la doctrine traditionnelle de l’Église, ni plus adapté à son enseignement sur la guerre légitime ou illégitime, surtout dans les conjonctures présentes. Il faut donc en venir à une organisation de cette nature, quand ce ne serait que pour en finir avec une course aux armements où, depuis des dizaines d’années, les peuples se ruinent et s’épuisent en pure perte. Vous êtes d’avis que, pour être efficace, l’organisation politique mondiale doit être de forme fédéraliste. Si vous entendez par là qu’elle doit être affranchie de l’engrenage d’un unitarisme mécanique, ici encore vous êtes d’accord avec les principes de la vie sociale et politique fermement posés et soutenus par l’Église. De fait, aucune organisation du monde ne saurait être viable, si elle ne s’harmonise avec l’ensemble des relations naturelles, avec l’ordre normal et organique qui régit les rapports particuliers des hommes et des divers peuples. Faute de quoi, quelle qu’en soit la structure, il lui sera impossible de tenir debout et de durer. C’est pourquoi Nous sommes convaincus que le premier soin doit être d’établir solidement ou de restaurer ces principes fondamentaux dans tous les domaines : national et constitutionnel, économique et social, culturel et moral. (…) Tant qu’on n’aura pas affermi sur cette base indispensable l’organisation politique universelle, on risque de lui inoculer à elle-même les germes mortels de l’unitarisme mécanique. »David Veysseyre (Écrits de Paris), missive du 26 août 2019, une conclusion à tirer comme nous ne sommes pas égalitaristes :
« Il ne faut pas voir ici le côté nazi cependant, il faut voir ici simplement le peuple le plus accompli du XXe siècle (le plus cultivé et de loin, les gens ont du mal à s’en rendre compte, le plus scientifique, le plus civilisé, le plus organique, le plus moderne et le plus traditionnel en même temps) qui lutte pour sa survie et son existence seul contre le monde entier. (…) Il faut garder à l’esprit que la vraie Europe ne pourra qu’être allemande, parce que nous croyons aux hiérarchies entre les peuples (race + culture), l’Europe a un cadre naturel qui s’appelle le Saint Empire romain germanique (962-1806) ou mieux encore l’Europe franque carolingienne (800-843) ».
« L’esprit de Charlemagne est vivant en Europe », Gérald Flurry, revue La Trompette du 30 mai 2017 :
« Les adversaires craignent que le plan ne crée un équivalent moderne de l’empereur européen envisagé par Napoléon Bonaparte ou un retour au SAINT EMPIRE ROMAIN DE CHARLEMAGNE qui a dominé l’Europe durant l’âge des ténèbres » (…) L’empire allemand de la Seconde Guerre mondiale a même été nommé le Troisième Reich—c’était la résurrection d’un empire qui existait auparavant. Le Second Reich fut l’Empire allemand de 1871 à 1919. Et quel était le Premier Reich? Le Saint Empire romain dominé par Charlemagne! (…) Adolf Hitler est venu dans l’esprit de Charlemagne! (…) L’Europe cherche maintenant à réanimer ce même esprit—le même esprit qu’Hitler avait ressuscité. Les dirigeants européens voient des problèmes en Europe, et ils veulent rétablir l’ordre en Europe encore une fois en créant un nouveau Charlemagne.» «L’Europe occidentale, le soi-disant bastion moderne de la démocratie et de la laïcité, est sur le point de redevenir un empire unifié dirigé par un homme fort et influencé par l’église catholique! »
Complément de Théodon de Radio Regina, rédigé le 8 septembre 2019 :« Bonne conférence sur un sujet trop peu traité dans nos milieux. La question de la société internationale et des accords nécessaires entre les nations doit avoir une réponse « de droite », catholique avant tout, car cette problématique est « de droite » à la fois originellement et logiquement. C’est l’Empire romain et les cités grecques, comme l’a rappelé Florian Rouanet, qui ont participé à la découverte de cette notion d’harmonie universelle entre les peuples et qui trouvera son vrai sens purifié des erreurs dans le moyen-âge chrétien. On peut d’ailleurs rajouter que le chaos global du monde actuel est dû à l’inaptitude des gouvernants et des peuples, devenus immoraux et apostats, à organiser correctement les choses à l’échelle globale, au moins autant qu’à l’influence délétère des lobbys. Si le mondialisme actuel apparaît si dysfonctionnel et injuste, ce n’est pas seulement à cause des lobbys opposés au bien commun, mais aussi à cause des leaders et des peuples aveuglés par leurs vices, qui ne savent plus diriger et agir convenablement. Mais, comme pour l’État, ce n’est pas parce qu’une société est actuellement dysfonctionnelle qu’il faut chercher à s’organiser sans elle et même contre elle. De la même manière qu’un homme catholique « de droite » ne peut prôner l’anarchie anti-étatique, je ne vois pas comment on pourrait prôner l’anarchie anti-« mondialiste ». Au contraire, la « gauche », l’apostasie et le vice répandu rendent impossible la formation d’une société organique mondiale, et ce qu’on a à la place, c’est, ce dont craignait Pie XII, une société unitaire mécanique, qui détruit les peuples et les cultures et qui ne parvient même pas à réaliser son objectif de paix universelle et durable qu’elle s’était fixé… »
Compte-rendu.

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