• Les citations référencées de la conférence sur « les formes gouvernementales »

  • Voici ce qui était annoncé dans la conférence comme dans le compte-rendu. Vous bénéficiez ci-dessous de l’ensemble des déclarations utilisées combinant l’utilisation de divers penseurs – d’époques différentes – s’exprimant à propos de la démocratie, de la royauté, de la dictature et du fascisme.

    Démocratie

    Cicéron, De la République : « Le peuple, ce n’est pas n’importe quel troupeau, mais la cohésion d’un certain nombre d’hommes, associée par l’adhésion commune à un droit donné et par la recherche d’un bien commun. »

    Aristote, Politiques, Livre III, Chapitre V : « Quand le gouvernement d’un seul a pour objet le Bien Commun, on le nomme monarchie, ou vulgairement royauté. Avec la même condition, le gouvernement d’un petit nombre, pourvu qu’elle ne soit pas réduite à un seul individu, c’est l’aristocratie (…) Enfin, quand un grand nombre gouverne dans le sens du Bien Commun, le gouvernement reçoit comme dénomination spéciale la dénomination générique de tous les gouvernements, et se nomme politie. (…) Les perversions de ces gouvernements sont : la tyrannie pour la royauté ; l’oligarchie pour l’aristocratie ; la démocratie pour la politie. La tyrannie est le gouvernement d’un seul qui n’a pour objet que l’intérêt du gouvernant ; l’oligarchie n’a pour objet que l’intérêt des riches ; la démocratie n’a pour objet que l’intérêt des plébéiens[« Car ainsi, le peuple entier sera comme un seul tyran. » – De Regno]. – Aucun de ces gouvernements ne songe au Bien Commun ».

    Juan Vázquez de Mella, Textes choisis : El Verbo de la Tradición : «Les peuples sont déjà morts dans l’instant même où ils divorcent de leur histoire propre. (…) Aucun peuple ne s’est levé de son dépérissement en maudissant les jours lointains et grands de son histoire.»

    Monarchie

    Abel Bonnard, Les modérés :
    «Il est aisé de reprocher à Richelieu et à Louis XIV d’avoir ôté à la noblesse son importance sociale, mais il faut reconnaître qu’elle n’avait donnée avant eux aucun signe de maturité politique : le pouvoir royal a seulement dompté des brouillons.»
    (…) « Les modérés sacrifient l’amour de l’ordre à celui du repos.»

    José-Antonio Primo de Rivera, discours à Madrid, 19 mai 1935 : « Nous pensons, sans l’ombre d’irrévérence, de rancœur ou d’antipathie, et beaucoup d’entre nous avec mille motifs d’affection, que la monarchie espagnole avait accompli son cycle et que, vidée de toute substance, elle est tombée, le 14 avril 1931, comme un fruit mort. »

    Benito Mussolini, L’Histoire d’une année : « Comment attaquer la monarchie qui, au lieu de barrer les portes, les avait largement ouvertes ? (…) Ce système, est celui de la chambre à coucher avec lits jumeaux (…) (mais) pour que le système de la dyarchie à base de parallèles puisse fonctionner, il fallait que les parallèles ne cessent point d’être telles. »

    Onesimo Redondo, Textos de doctrina politica : « [République ou Monarchie] sont de simples ombres sans corps, des récipients qui admettent des contenus contraires, des recettes capables de vous guérir ou de vous tuer.»

    Dictature

    Abel Bonnard, Les modérés : « Je manquerais à la haute idée que je me fais de l’Ordre, si je chantais ici les louanges des dictatures. Elles ne peuvent être regardées que comme le remède très pénible d’un mal très profond. »

    Donosò Cortès, « Discours sur la dictature », prononcé à la chambre des députés de Madrid, le 4 janvier 1849 : « Je dis, messieurs, que la dictature, en certaines circonstances, en des circonstances données, comme celles, par exemple, où nous sommes, est un gouvernement aussi légitime, aussi bon, aussi avantageux que tout autre, un gouvernement rationnel qui peut se défendre en théorie comme en pratique. (…) «Quand la légalité suffit pour sauver la société, alors, la légalité. Mais quand elle ne suffit pas, alors, la dictature.» (…) « Il s’agit de choisir entre la dictature qui vient d’en bas et la dictature qui vient d’en haut: je choisis celle qui vient d’en haut, parce qu’elle vient de régions plus pures et plus sereines. »

    Maurice Bardèche, Qu’est-ce que le fascisme ? : « Les dictatures sont de tous les temps. Les Romains suspendaient les libertés de la république quand la patrie était en danger. La Convention en a fait autant. Le régime de « la patrie en danger » est un régime d’autorité imposé dans un cas grave pour assurer l’indépendance et le salut du pays. Les nations en guerre, les villes en état de siège, les pays divisés par la guerre civile sont nécessairement gouvernés suivant des méthodes autoritaires quel que soit le personnel politique qui se trouve alors en place. » (…) Cette conduite autoritaire (…) peut-elle devenir une méthode habituelle de gouvernement, une fois que le danger est passé ? Le fascisme consiste à répondre affirmativement à cette question. Les partis fascistes prétendent que c’est l’abus habituel de la liberté qui prépare les périodes dangereuses pendant lesquelles l’indépendance et la vie de la nation sont en péril. »

    Philippe Bornet pour son livre Demain la Dictature, Entretien donné à MPI du 8 mars 2019 : « En France, nous avons connu une dictature à chaque fin de République. La dictature marque l’achèvement d’un cycle. Elle peut se transformer en Monarchie ou en une nouvelle République (…) La perspective d’une nouvelle Dictature me paraît maintenant inéluctable. Il existe une succession de douze étapes qui mènent à l’apparition d’une dictature : 1 désordre dans la rue, 2 impéritie du gouvernement, 3 mécontentement dans l’armée et la police, 4 guerre ou menace de guerre, 5 échec et peur des élites 6 prestige d’un général etc. (…). La crise des Gilets jaunes à laquelle personne ne s’attendait il y a trois mois est venue renforcer cette impression. »

    Taxinomie

    Léon XIII, encyclique Au milieu des sollicitudes, donnée à Rome le 16 février de l’année 1892 : « Divers gouvernements politiques se sont succédé en France dans le cours de ce siècle, et chacun avec sa forme distinctive: empires, monarchies, républiques. En se renfermant dans les abstractions, on arriverait à définir quelle est la meilleure de ses formes, considérées en elles-mêmes ; on peut affirmer également, en toute vérité, que chacune d’elles est bonne, pourvu qu’elle sache marcher droit à sa fin, c’est-à-dire le bien commun, pour lequel l’autorité sociale est constituée; il convient d’ajouter finalement, qu’à un point de vue relatif, tel ou telle forme de gouvernement peut-être préférable, comme s’adaptant mieux au caractère et aux mœurs de telle ou telle nation. Dans cet ordre d’idées spéculatif, les catholiques, comme tout citoyen, ont pleine liberté de préférer une forme de gouvernement à l’autre, précisément en vertu de ce qu’aucune de ces formes sociales ne s’oppose, par elle-même, aux données de la saine raison, ni aux maximes de la doctrine chrétienne. Et c’en est assez pour justifier pleinement la sagesse de l’Église alors que, dans ses relations avec les pouvoirs politiques, elle fait abstraction des formes qui les différencient, pour traiter avec eux les grands intérêts religieux des peuples, sachant qu’elle a le devoir d’en prendre la tutelle, au-dessus de tout autre intérêt. (…) Cependant, il faut soigneusement le remarquer ici: quelle que soit la forme des pouvoirs civils dans une nation, on ne peut la considérer comme tellement définitive qu’elle doive demeurer immuable, fût-ce l’intention de ceux qui, à l’origine, l’ont déterminée. (…) Seule, l’Église de Jésus-Christ a pu conserver et conservera surement jusqu’à la consommation des temps sa forme de gouvernement. »

    BONUS : « La démocratie est un régime sans roi, mais avec de très nombreux rois parfois plus exclusifs, plus tyranniques et plus ruineux qu’un seul roi qui serait un tyran. Cela explique pourquoi le fascisme, tout en ayant, avant 1922 — pour des raisons de contingence — manifesté des tendances républicaines, y a renoncé avant la marche sur Rome, convaincu que la question des formes politiques d’un État n’est pas, aujourd’hui, essentielle, et que l’étude des monarchies passées et présentes, des républiques passées et présentes, démontre que monarchie et république ne doivent pas être jugées « sub specie œternitatis » mais représentent des formes dans lesquelles se manifestent l’évolution politique, l’histoire, la tradition, la psychologie d’un pays déterminé. Or, le fascisme s’élève au-dessus de l’antithèse monarchie-république, sur laquelle la démocratie s’est attardée, en chargeant la première de toutes les insuffisances et en présentant la seconde comme un régime de perfection, alors qu’on a vu des républiques profondément réactionnaires et absolutistes, et des monarchies admettant les expériences politiques et sociales les plus hardies. »
    Benito Mussolini, La doctrine du fascisme.

    Franc-maçonnerie et « complot »

    Bulletin du bureau international des relations maçonniques, avril-juin, page 127 : «Le gouvernement de Mussolini a détruit l’école laïque et réintroduit dans les écoles le crucifix et l’instruction religieuse – voilà le motif du combat entre le fascisme et la maçonnerie.».

    Ancien Grand Maître du Grand-Orient, Jacques Mitterrand en 1973 : « Il n’y a pas d’interdit dans la Maçonnerie, sauf pour les corruptions de pensée tels le fascisme et l’antisémitisme, les dogmes et les religions, parce que ces dernières soumettent les hommes que la Maçonnerie libère. ».

    Mesures du Grand Conseil National fasciste le 15 février 1923 : « 1. La Maçonnerie véhicule une mentalité étrangère, surtout française qui, même en France, est considérée comme anachronique. 2. Vaine est sa prétention de se considérer comme une anti-Église, par son cosmopolitisme et par sa lutte contre les États Pontificaux. 3. Le secret corrompt les habitudes et le caractère des Italiens «enclins à la franchise et à la sincérité». 4. L’anticléricalisme «mesquin, factieux et désuet» trouble la vie nationale et fait obstacle au rapprochement progressif entre l’Italie et la Papauté.  5. Derrière cette façade se cache une sorte d’organisation de type « Camorra » de défense des intérêts purement privés, nuisible, surtout, dans l’armée et la magistrature. Et l’arme de cette « Œuvre maléfique » est le secret. ».

    Benito Mussolini à Rome, le 27 octobre 1930 devant Directeurs fédéraux du Parti national fasciste : « Les Maçons en sommeil pourraient se réveiller. En les éliminant, nous sommes sûrs qu’ils dormiront pour toujours ! ».


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    […] des sollicitudes », cette encyclique fait-elle du Pape Léon XIII un « vil ralliementiste » ? Citations référencées de la conférence « des formes gouvernementales » – Florian Rouanet André Lesage dit Marquis de la Franquerie – Yves […]


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