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Publié le par Florian Rouanet
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« Les mots forgent la pensée et structurent l’esprit. On ne peut pas se revendiquer nationaliste tout en utilisant les mots de l’ennemi. Utiliser leurs expressions et références est déjà une forme de soumission et de défaite ».
Lorraine Nationaliste, camp Jeune Nation de 2013.«Quand un peuple tombe en esclavage, tant qu’il tient (possède) bien sa langue, c’est comme s’il tenait la clef de sa prison.»
Alphonse Daudet – La dernière leçon (Les contes du lundi).«Il faut lutter résolument contre la langue dans laquelle nous écrivons, pour ne céder qu’à ses plus profondes exigences.»
Nicolas Gomez Davila – Le réactionnaire authentique.«Comme dans toutes les civilisations épiques de haute époque, le mot n’est pas arbitraire, comme pour nous. Ainsi, par exemple, pour nous le mot «noix» [latin nucem, provençal notz] n’a aucun lien avec le fruit qu’il désigne. Tandis qu’à l’époque médiévale, le mot entretenait avec la chose une relation mystique. La partie verte de la noix représentait la nature humaine ; le cerneau, la nature divine ; et la coquille, le bois de la Croix.»
Arnaud Upinsky – La tête coupée.« La dialectique et l’émotion, la sèche analyse intellectuelle et la frénésie de l’esprit sentimental ».
Paul Bourget – Banquet d’Action Française de l’Appel au soldat de 1904.« Je parle espagnol à Dieu, italien aux femmes, français aux hommes et allemand à mon cheval. »« J’ai appris l’italien pour parler au pape ; l’espagnol pour parler à ma mère ; l’anglais pour parler à ma tante ; l’allemand pour parler à mes amis ; le français pour me parler à moi-même. »
« La langue française est langue d’Etat, la seule propre aux grandes affaires. »
Charles Quint – Empereur, Homme d’état (1500 – 1558).« C’est que voilà longtemps que je pense qu’il convient d’abord de remettre en ordre les idées, l’histoire et les mots dont nous nous servons pour en parler, car les oppositions entre les hommes tiennent plus à l’idée qu’ils se font des choses qu’aux choses elles-mêmes. »
« La peur des mots » de Jacques Ploncard d’Assac.«Il faut penser sa parole avant de parler sa pensée : il faut désirer connaître le sens d’un mot (…) pour discerner ce sens dans le mot dont on ignore le sens.»
Joseph Merel s’inspirant de Louis de Bonald et saint Augustin.«Nous devons par ailleurs attirer l’attention sur la falsification du sens des mots, qui permet cette manœuvre. Ainsi, l’«éthique» a été substitué à la «morale», jugée ringarde. Cela n’est pas fortuit. La morale se rapporte en effet aux principes fondamentaux et intangibles sans l’observation desquels tout est déstabilisé, se désagrège. Dans notre monde chrétien, elle est synthétisée dans le Décalogue. Elle a son contraire, «l’immoralité», qui désigne l’ensemble des comportements néfastes et destructeurs.»
Pierre Sidos – La bataille des mots.
Stepinac, « Du problème du rapport entre Nature et Grâce dans le thomisme et le néo-thomisme, et de ses enjeux politiques contemporains » :
«C’est dans les mots que nous pensons, c’est en apprenant à parler que l’enfant apprend à penser.»
«Selon la leçon de Boileau que quelques rares potaches apprennent encore, «ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément» (L’art poétique) : la pensée n’est pas sans les mots en lesquels elle se signifie, se «signi-fie», se fait signe, se naturalise où se chosifie ; celui qui ne sait pas dire ce qu’il pense, c’est quelqu’un qui ne le pense pas véritablement.»
«La pensée est au langage comme la puissance active l’est à l’acte : le mot est l’acte de la pensée, il est à la pensée en tant qu’elle est en acte, il est ce dans quoi la pensée ce fait pesante.»
«La pensée n’a jamais précédé la langue, les idées n’ont jamais précédé les mots, les deux ont toujours été donnés en même temps.»
«Qu’une même pensée puisse s’exprimer en diverses langues, ou que la pensée puisse faire évoluer la langue, cela ne prouve nullement l’antériorité chronologique de la pensée par rapport à la langue.»
«Une nation n’est pas une chose, elle n’est pas un être, une substance, quelque chose qui existerait en soi et qui serait le sujet de qualités. Elle est donc une manière d’être, et non un être. «Marianne» n’est qu’une allégorie, la nation n’est une personne que par métaphore et encore ici la France n’est-elle devenue «Marianne» qu’en se corrompant. La nation est certes un tôt qui jouit d’une certaine unité, mais ce tout n’existe que par les parties et les aspects qui le composent. Elle est une communauté d’hommes rassemblés dans un but politique, ainsi en vue d’un bien commun.»«Une société politique est un tout d’ordre définissable par sa cause finale : le bien commun ; par sa cause formelle : l’État ; par sa cause efficiente : la volonté des membres qui la composent ; par sa cause matérielle.»
«C’est alors que l’on parle de territoire, de mœurs, de culture, d’institutions juridiques, de langue, de race ou de patrimoine biologique, de religion et d’histoire.»
«C’est le projet d’atteinte la cible qui est cause (finale) du fait que l’arc est bandé, mais la cible n’est atteinte qu’après que l’arc a été bandé.»
«La langue française est elle-même née d’une synthèse entre les dialectes gaéliques, germaniques, latins et grecs, pour les plus importants.»
«La population française est née, en tant que française, de la synthèse harmonieuse de peuples indo-européens d’origines celtique, germanique, latine et grecque.»
«Ajoutons que si l’essence d’une nation se réduit à sa langue, alors il suffit que le monde entier de mettent à parler français pour déclarer que le monde entier se mette à parler français pour déclarer que le monde est français et que la France est le monde, ce qui revient à avaliser le thème hugolien, c’est-à-dire babélien, du jacobinisme.»
«Il faut être européen pour être français, comme il faut être un fruit pour être une pomme ; ce qui est en dehors d’un genre ne saurait être intégré à ce genre au titre de son espèce. Ce qui n’est pas européen est doté d’une vocation propre qui exclut qu’il soit intégré à une nation européenne. Et ce qu’il peut avoir reçu en se faisant coloniser – à savoir ce que la nation colonisatrice pouvait avoir de communicable, ainsi d’universel – à vocation à être réassumé par lui selon les exigences de son génie et de sa vocation propres.»
«La vérité, prise en son acception logique, désigne l’adéquation de la pensée au réel.»
«Force est donc de reconnaître qu’il existe dans l’homme une idée du beau qui est principe de ses jugements esthétiques, bien que cette idée ne soit pas objectivable par lui. Elle est en lui ce qui lui permet non de connaître le beau a priori, mais de le reconnaître dans les choses belles.»
«Une langue est évolutive aussi longtemps qu’elle est vivante. C’est au reste, entre autres raisons, parce que le latin est une langue morte, ainsi figée, qu’il est tout particulièrement apte à exprimer les dogmes religieux dont le propre est de ne pas être évolutifs.»
La langue liturgique de l’Église. Une langue ancienne.
«La morale est normative ; elle ne se contente pas de dire ce qui est, elle dit ce qui doit être, et c’est pourquoi elle n’est pas la sociologie ; elle évoque des fins que l’homme doit suivre, sous l’impulsion de la causalité de sa nature, ainsi de son essence.»
«Le cogito de Descartes, qui est aussi celui de saint Augustin et de saint Thomas, signifie en son fond que pensée et être ne font qu’un.»
«Les langues particulières, qui sont autant de naturalisations du sens ou de l’intelligible auquel elles renvoient, ne sont possible que parce qu’il existe un Logos, universel concret réalisant l’identité du sens et de la Parole, de l’idéal et du réel, de la pensée et du mot en lequel il s’exprime.»
«Il est defintionel de la nature humaine de se donner des modes d’existences nationaux, descriptibles en termes de patrimoine biologique, de sensibilités folkloriques (culinaires, vestimentaires ou artistiques), d’institutions juridiques, de spécificités géographiques, de productions scientifiques et philosophico-religieuse, etc.»
«Ajoutons que même les productions culturelles contrevenant aux exigences de l’universel pouvant être revendiquées comme faisant partie de l’héritage national (Abélard, Rousseau, Voltaire, Diderot, Condillac, Cabanis…), non comme autant d’expressions positives du génie de l’esprit national, mais comme autant de tentations auxquelles pur céder cette esprit, mais qu’il avait vocation à surmonter et que cette épreuve a pu enrichir.»«Qu’une même pensée puisse s’exprimer en diverses langues, ou que la pensée puisse faire évoluer la langue, cela ne prouve nullement l’antériorité chronologique de la pensée par rapport à la langue.»
«Il est définitionnel de la nature humaine de se donner des modes d’existences nationaux, descriptibles en termes de patrimoine biologique, de sensibilités folkloriques (culinaires, vestimentaires ou artistiques), d’institutions juridiques, de spécificités géographiques, de productions scientifiques et philosophico-religieuse, etc.»
«Ajoutons que même les productions culturelles contrevenant aux exigences de l’universel pouvant être revendiquées comme faisant partie de l’héritage national (Abélard, Rousseau, Voltaire, Diderot, Condillac, Cabanis…), non comme autant d’expressions positives du génie de l’esprit national, mais comme autant de tentations auxquelles pur céder cette esprit, mais qu’il avait vocation à surmonter et que cette épreuve a pu enrichir.»
«Les langues particulières, qui sont autant de naturalisations du sens ou de l’intelligible auquel elles renvoient, ne sont possible que parce qu’il existe un Logos, universel concret réalisant l’identité du sens et de la Parole, de l’idéal et du réel, de la pensée et du mot en lequel il s’exprime.»«Nous devons par ailleurs attirer l’attention sur la falsification du sens des mots, qui permet cette manœuvre. Ainsi, l’«éthique» a été substitué à la «morale», jugée ringarde. Cela n’est pas fortuit. La morale se rapporte en effet aux principes fondamentaux et intangibles sans l’observation desquels tout est déstabilisé, se désagrège. Dans notre monde chrétien, elle est synthétisée dans le Décalogue. Elle a son contraire, «l’immoralité», qui désigne l’ensemble des comportements néfastes et destructeurs.»

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