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Publié le par Florian Rouanet
Voilà deux livres qui racontent la conversion au christianisme du chinois Lou Tseng-Tsiang. Il vécut entre les XIXe et XXe siècle. Homme politique qui reconnaissait que les sociétés occidentales étaient plus fortes tout en pensant que la race jaune était la meilleure. Ainsi, il souhaita voir comment cette civilisation européenne tenait et se développait pour s’en inspirer. Une idée qui n’est pas étonnante, quand on connait le principe de mimétisme, assez fort chez les peuples asiatiques en général. C’est là certes une essentialisation, une généralisation, mais cet homme n’échappa pas à la règle ! Il a donc d’abords envoyé ses émissaires pour se renseigner, tout en allant ensuite de lui-même en Europe, pour étudier en nous étudiant. Il découvrit que cette force occidentale était dû au christianisme, et il s’est alors rendu jusqu’au Vatican. Il finit par se convertir, se marier à une belge, puis deviendra bénédictin jusqu’à sa mort. Il était confucianiste au départ et comme il le savait, Confucius était un espèce d’«agnostique» affirmant qu’« il ne parlait pas du Ciel, car il n’avait aucune information dessus » :incapacité d’abstraction, bloqué dans la matière sensible pure, toutefois sans négation directe de cet ordre surnaturel) ; mais voilà que le christianisme en parle avec sa cohérence dogmatique et ses sources sûres (universel ne niant pas les cultures particulières ; historicité des Évangiles prit comme des reportages). Voilà que de confucéen, il se convertit au Christ ayant accédé aux « informations du Ciel » et sans jamais se renier.
Une recommandation de M. André Gandillon de la Revue Militant !

De Confucius à la rencontre du Christ
La vie et la personnalité de Pierre-Célestin Lou Tseng-Tsiang sont, à bien des égards, exceptionnelles. Né à Shanghai en 1871, il a parcouru une brillante carrière diplomatique qui l’a conduit à occuper, entre 1912 et 1920, de très hautes fonctions politiques : Premier ministre de la nouvelle République de Chine à deux occasions pour une courte période, et, plus longtemps, ministre des Affaires étrangères.
A la tête de la délégation chinoise, il a refusé de signer le traité de Versailles en 1919, qui transférait au Japon les concessions allemandes en Chine. Après la mort de son épouse, fille d’un officier belge, il est entré en 1927, à 56 ans, à l’abbaye Saint-André de Bruges. Il y est resté jusqu’à sa mort en janvier 1949. Tout en restant imprégné de la culture plus que millénaire de son pays, Dom Lou s’est engagé dans la vie chrétienne, jusqu’à la consécration religieuse.
Son témoignage présenté dans Souvenirs et pensées au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale connut un grand succès en librairie. Il a été traduit en plusieurs langues. L’ouvrage est réédité avec des compléments permettant au lecteur d’aujourd’hui de mieux apprécier le contexte dans lequel s’inscrit le parcours de son auteur, un chemin où la sagesse et l’esprit d’humanité des traditions confucéenne et chrétienne se rencontrent.
Dom Lou invite l’Occident et la Chine à suivre le même chemin, avec un discours qui reste d’une étonnante actualité aujourd’hui : « Le problème des relations internationales n’est pas, au premier chef d’ordre politique : il est, avant tout, de caractère intellectuel et moral. Au milieu du désordre mondial actuel, il est temps de songer à la rencontre des humanités. La Chine et l’Occident, tous deux humanistes, le confucianisme et le christianisme, pourraient-ils encore remettre de se rencontrer » ?Chiré – Nb de pages: 144.
Lettre à mes amis de Grande-Bretagne et d´Amérique
Ministre des Affaires étrangères puis Premier Ministre de Chine, premier abbé bénédictin chinois, Dom Lou retrace sa carrière, réfléchit sur sa vocation chrétienne et celle de son pays.
Nb de pages: 192


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