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Publié le par Florian Rouanet
Si le droit de vote est une question délicate, soumis à un choix moral et raisonné, parfois limité à une caste de diplômés (IIIe République), et en partie condamné de l’Église catholique (ladite volonté populaire, la fausse conception du pouvoir allant, inversement, du bas vers le haut), il en va de même concernant le vote des femmes.
Et ce, bien que celles-ci aient été davantage associées aux idées « de droite » entre la Révolution française à la Première guerre mondiale, était également mal vu et rejeté d’emblée par l’Épiscopat et les Papes romains, valides et légitimes, partant, pré-Vatican d’eux.Nous allons lire ce qu’est une véritable société chrétienne, attribuant des rôles prédéfinis aux différents sexes humains, au nombre de 2.
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Le droit de vote des femmes (complétion de notre abécédaire)
Chose acquise dans presque tous les pays du monde et fruit d’une longue bataille politique, commencée au début du XXe siècle , le droit des femmes s’impose comme une évidence.
Mais qu’en est-il de la position catholique ? Nous avons – dans nos pays occidentaux- environ 100 à 120 ans de recul sur la question.
Méditons les citations de certains prélats francophones au sujet du droit de vote des femmes, à l’époque où le droit des femmes était perçu comme une menace pour l’ordre social et tirons-en les conclusions nécessaires.
• Cardinal Louis-Nazaire Bégin, archevêque de Québec :
« Rien ne justifie le suffrage féminin, pas plus la loi naturelle que le bien de la société. Les autorités romaines partagent ce point de vue, de même que l’épiscopat québécois tout entier. »
• Mgr Charles-Émile Freppel, évêque d’Angers :
« Le suffrage féminin est une aberration qui va à l’encontre de l’ordre naturel et divin. Les femmes doivent se consacrer à leurs devoirs domestiques et à l’éducation des enfants, et non se mêler des affaires publiques. »
• Mgr Léon-Adolphe Amette, archevêque de Paris :
« Les femmes ne doivent pas quitter leur place dans la maison et la famille, où elles exercent une mission sacrée, pour se mêler des affaires de l’État. »
• Mgr Pierre-Henri de Bérulle, évêque de Nancy :
« Le vote des femmes déstabiliserait l’ordre social fondé sur des principes naturels et chrétiens. Leur rôle dans la société ne doit pas les mener à quitter la sphère familiale pour se mêler des affaires de la cité. »
• Abbé Charles-Michel de l’Épée, prêtre et théologien catholique du début du XXe siècle :
« Les femmes sont les gardiennes de la maison et de la vie morale. Leur place n’est pas dans l’arène politique, mais dans l’éducation des enfants et le soutien moral de leur mari. Le suffrage féminin serait un déni de la mission chrétienne qui leur est confiée. »
• Mgr Louis-Jean-François Deschamps, évêque de Liège :
« La place de la femme est auprès du foyer, et non dans les assemblées politiques. Son influence doit se faire sentir par la vertu et non par l’exercice des droits civiques. »


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