-
Publié le par Florian Rouanet
»Les modes passent mais le style reste. »
D’aucuns diront que l’art sartorial n’est que l’art d’un certain pêché dissimulé sous de fallacieux prétextes afin de favoriser son propre égoïsme. Que celui-ci manque d’humilité et ne sert que le veau d’or de l’orgueil arrosé de consumérisme et fortement rejeté par des catholiques de bon ‘aloi’, si je puis m’exprimer ainsi.
D’autres encore, bien campés sur leur cécité exaspérante façon claquettes /chaussettes théorisée par la psychologie de foules de Gustave Lebon, vous compareront machinalement à une vieille personne poussiéreuse n’ayant pas su »évoluer avec son temps ». Notez chez ces sujets-là, une expression faciale de merlan frit masquée par un large sourire hébété dissimulant mal l’incompréhension totale due à une inactivité cérébrale fortement handicapante.
A tous ceux-là, nous leur affirmons qu’ils se trompent. L’art sartorial n’est ni un symbole de richesse extérieure, ni une rétrogradante manière de se vêtir. Mais si vous le voulez bien, posons les bases de l’art sartorial.
Le terme »sartorial » vient du latin »sartor » et veut dire »ravaudeur » ou »celui qui raccommode ». Pour d’autres cela aurait aussi voulu dire »tailleur » en langage plus moderne et fait donc référence à l’art du tailleur nous rappelant ainsi un certain idéal de l’artisanat, de la belle matière de qualité se joignant à une forme d’élégance.
L’art de bien se vêtir rejoint ainsi la conception qu’a l’homme à la tête bien faite à propos de la vie, de ce qui l’entoure. Il ne se vêtit pas de la sorte pour impressionner outre mesure ni pour faire étalage d’un portefeuille qu’il pourrait avoir bien rempli… ou pas. L’homme doit avoir sa tête formée d’idées en ordre, c’est son aspect intérieur. De même celui-ci doit également montrer l’exemple en ce qui concerne son aspect extérieur. L’homme se présentant ainsi humblement à son entourage dans son quotidien, associé à un juste et sage comportement, rayonnera par son exemple de la meilleure des manières. D’une manière catholique.
Soigné et élégant, l’art sartorial au quotidien est un style qui permet à l’homme d’affirmer sa virilité sans avoir besoin d’en faire plus que nécéssaire. C’est un style naturellement beau, une preuve de confiance en soi et de charisme au sens théologique du terme. Lorsque votre présentation vient sublimer ce que vous pensez.
»L’élégance est la seule beauté qui ne se fane jamais. »
Quant aux petites bourses, vous savez messieurs, il vaut mieux n’avoir que très peu de choix de bon goût qu’une multitude de fripes négroïsantes soi-disant »à la mode ». En comparaison, j’en veux pour preuve qu’il ne vous viendrait jamais à l’idée d’acheter n’importe quels romans de Guillaume Musso parce que vous les trouvez à un prix peu élevé chez un bouquiniste, tout en sachant très bien qu’ils ne vous apporteront rien intellectuellement parlant. A la place, vous allez lui préférer par exemple, un »Mein Kampf » trouvé sur l’étagère d’à côté pour un tarif pourtant bien supérieur aux Musso. Et vous avez raison car vous accordez de l’importance à vos idées, à votre aspect intérieur. Et bien faites-en de même en ce qui concerne votre aspect extérieur. La qualité au détriment de la quantité.
L’art satorial s’applique également pour vous, mesdames. De manière catholique bien sur.
»Le luxe est une question d’argent, l’élégance est une question d’éducation »
Non, l’art sartorial ne va pas à l’encontre des enseignements de Notre Seigneur. Par contre, il affirme une sorte de »négation » (houla!), celle de ne pas accepter le déclin actuel des nôtres et nous devons l’assumer avec fierté car nous sommes Catholique et Fascistes, entièrement.
Une société en ordre se doit de mettre de l’ordre dans tous les domaines qui la composent. Le style vestimentaire en est un.
Alors, Messieurs, sans excès ni fausse modestie, montrons l’exemple.
AUGUSTIN.


Réagissez à cet article !