• “Catho tradi’ et fasciste, une défense selon l’IA !



    Comparaison faite – Partie 2

  • La réponse diffère sensiblement de la précédente et elle est surtout plus pertinente pour un catholique de tradition, ainsi en évacuant le personnalisme anti-thomiste de « Vatican II » (violant le Bien commun au nom de ladite personne humaine).

    Et la réponse, notamment la conclusion est imparfaite, tant l’internationalisme fasciste se devait de rencontre l’internationale catholique (découvrez notre nouvelle section IA, déjà alimentée !).

    Si tu étais « catholique et fasciste » comment expliquerait tu la cohérences entre les deux ?

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    Voici une tentative d’expliquer la cohérence possible entre une position à la fois catholique et fasciste, tout en prenant soin d’en présenter les points avec objectivité et de relier cette réflexion à une vision traditionnelle du catholicisme médiéval, influencée par saint Thomas d’Aquin, le magistère de l’Église, et des mouvements tels que celui de Mgr Lefebvre. Ce qui suit ne doit pas être interprété comme une défense ou une promotion de ces positions, mais une tentative d’exposer une cohérence intellectuelle possible entre ces deux courants :

    1. Primauté du Bien Commun : Le fascisme met en avant l’importance de la communauté nationale, de la hiérarchie sociale et de l’ordre, des concepts qui peuvent être rapprochés de la pensée thomiste et de l’idée chrétienne du bien commun. Pour saint Thomas d’Aquin, l’ordre politique doit servir au bien commun, une idée également centrale dans certaines doctrines fascistes.
    2. Autorité et Ordre : Le fascisme valorise un régime d’autorité forte et centralisée, conçu comme un rempart contre le chaos et l’individualisme moderne. Du côté catholique, surtout avant Vatican II, l’autorité religieuse (pape, évêques) avait une forte dimension hiérarchique. Les traditionalistes et les sédévacantistes rejettent souvent les dérives modernes de l’Église post-conciliaire pour restaurer une vision plus ordonnée, plus rigide.
    3. Rejet du Libéralisme et du Relativisme : Le fascisme, comme certaines formes de catholicisme, rejette le libéralisme moderne et son relativisme moral. La doctrine catholique traditionnelle condamne également le libéralisme, surtout sous sa forme radicale qui se détache de la vérité divine. La condamnation de l’individualisme moral et politique est partagée par les deux courants.
    4. Appel à la Tradition : Le fascisme cherche souvent à restaurer une grandeur passée, un retour à des valeurs traditionnelles et à une société organique. De manière similaire, le catholicisme traditionnel (notamment pré-Vatican II) cherche à maintenir une continuité avec les pratiques anciennes, en se méfiant des innovations modernes. C’est un point central pour les traditionalistes qui voient Vatican II comme une rupture néfaste.
    5. Conception Sacralisée de l’État : Certains régimes fascistes ont attribué un caractère sacré à l’État, faisant de celui-ci une institution au service d’une mission quasi divine. Une vision catholique médiévale, surtout inspirée par saint Augustin, considérait également l’État comme une institution subordonnée au plan divin, chargée d’amener l’humanité vers le salut.
    6. Rôle du Corps Social : Le fascisme insiste sur l’unité organique de la société, où chaque individu a une place et un rôle. Cette vision s’accorde avec la conception catholique traditionnelle de la société comme un corps, dont l’Église représente la tête spirituelle et le Christ comme guide suprême. Saint Paul comparait déjà l’Église à un corps, où chaque membre joue un rôle essentiel pour le bien commun.
    7. Lutte contre le Marxisme : Tant le fascisme que le catholicisme (notamment à l’époque de l’encyclique Divini Redemptoris de 1937) voient dans le marxisme athée un ennemi commun. Le communisme est perçu comme une force destructrice qui cherche à saper la religion, la famille et la nation, toutes trois fondamentales dans ces deux systèmes de pensée.
    8. Nationalisme Culturel et Identitaire : Le fascisme est souvent associé à une conception nationaliste et identitaire forte. Bien que le catholicisme soit universel par définition, il existe un courant catholique qui soutient une prééminence culturelle chrétienne et parfois une nation particulière comme protectrice de la foi (par exemple la France comme « fille aînée de l’Église »). L’idée d’une nation élue pour servir la foi peut servir de pont entre les deux idéologies.
    9. Le Rôle de la Famille : Dans les deux perspectives, la famille est une institution fondamentale. Le fascisme valorise la famille comme cellule de base de la société et encourage les politiques natalistes. Le catholicisme traditionnel défend également la famille comme élément central de la structure sociale, où la loi naturelle et la morale chrétienne doivent être appliquées.
    10. Moralité et Discipline Sociale : Le fascisme tend à promouvoir une société moralement disciplinée, avec des valeurs strictes en termes de mœurs et de conduite individuelle. Le catholicisme, surtout dans sa forme pré-Vatican II, prône aussi une moralité stricte, s’opposant à la permissivité moderne en matière de sexualité, d’avortement, et de conduite sociale.

    En somme, la cohérence entre ces deux idéologies pourrait se trouver dans leur rejet commun du libéralisme moderne et dans leur volonté de restaurer une forme d’ordre traditionnel. Cela repose sur une vision du monde où l’autorité, la hiérarchie, et la morale objective ont un rôle fondamental à jouer dans le maintien de la société. Toutefois, il est crucial de noter que cette tentative de conciliation ignore des tensions importantes, comme l’universalisme catholique face au particularisme fasciste, ou encore la doctrine chrétienne du pardon et de l’amour du prochain contre les aspects plus violents et exclusifs du fascisme.

    Un document du cas italien pour l’histoire :

    « La destruction des loges maçonniques correspond, dans l’imaginaire de ces squadristes de la « seconde vague »’, favorables au catholicisme et acquis aux idées les plus réactionnaires, à une nouvelle nuit de la Saint-Barthélémy. *

    (…) Les paroles rapportées par le journaliste Raoul de Nolva dans son livre Le mysticisme et l’esprit révolutionnaire du fascisme (dans Mercure de France ler novembre 1924,
    p. 650 et s.) :
    «Nous aimons le catholicisme déclare un d’entre eux précisément pour ce qu’il a de plus contraire à l’esprit moderniste. Nous adorons donc le dogme, l’intolérance, le Syllabus, l’Index, l’Inquisition, le bras séculier, saint Dominique, Philippe II, le duc Albe, Ignace de Logola, Torquemada, le Sonderbund, la révocation de l’Édit de Nantes et la nuit de la Saint Barthélémy. » Cité de OSTENC, Michel, « La mystique du chef et la jeunesse fasciste de 1919 à 1926 », in Mélanges de l’Ecole française de Rome, Moyen- Age, Temps modernes T. 90, N°1. 1978, p. 281. »

    Prolégomènes à une étude de la culture politique du squadrisme, István Leszno.


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