• Mgr Pierre Roy : «notre rôle {aux évêques} n’est pas un jeu»



    Habemus episcopum !

  • Mgr Roy, lors de la cérémonie de sa consécration épiscopale à São Paulo, le 7 janvier 2024 :

    « Les deux insignes, mitre et crosse signifient que les évêques catholiques traditionnels détiennent vraiment l’autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ comme successeurs des Apôtres, et doivent exercer le rôle ferme et doux de guider le troupeau vers le Ciel, n’ayant aucun doute que Dieu leur demande d’être des pasteurs dans le sens plein du mot. (…)

    Si j’avais le moindre doute que l’Eglise de Vatican II est l’Eglise établie par Notre-Seigneur Jésus-Christ, jamais je n’aurais la témérité de recevoir la consécration épiscopale contre la volonté de cette Eglise. Ayant l’évidence que Rome est tombée dans l’apostasie, non seulement avons-nous le droit, mais nous avons le devoir de lutter contre cette apostasie avec tous les moyens que le Seigneur met à notre disposition. Les circonstances sont bien entendu exceptionnelles et j’en suis très conscient. Mon désir le plus cher sera de pouvoir remettre mon épiscopat dans les mains d’un véritable Souverain Pontife dès que possible et je suis certain que Mgr Ribeiro da Silva est habité par le même désir. »

    LatinMassMaritimes

    Mgr Roy n’est clairement pas partisan d’un Episcopat diminué (thèse lefebristo-guérardienne sur les clercs sans juridiction, ou avec une toute petite de substitution) et ne se réjouit guère de la vacance du Saint-Siège.

    En France, il a déjà rencontre les abbés Roger, Hecquard et Rioult (étant très ami avec ce dernier, notamment pour des raisons politiques fascistes évidentes !).

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    Pression populaire catholique !

    Ce que peuvent faire les fidèles laïcs comme nous, c’est exercer une juste pression en tant que catholiques poussant les Clercs à assumer leurs prérogatives et droits hiérarchiques.

    En échangeant notamment entre nous et avec eux, car plus nous prendrons de place et plus ils seront contraints de répondre et d’assumer. En effet, jamais les Clercs ne sortent de leur contexte.

    Il en va de même pour les hommes, lesquels n’apparaissent pas quand la population n’est pas compatible, c’est une vérité en politique :

    • Si sainte Jeanne d’Arc revenait dans notre société impie, elle serait juste brûlée dans la seconde !
    • Sans les anciens combattants, les arditi et les squadristes, pas de Faisceaux de combat mussoliniens au début du XXe siècle !

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    Cet entretien anglophone, Mgr Roy, le titre par un « notre rôle {aux évêques} n’est pas un jeu » :

    Il y affirme notamment :

    « Soit la hiérarchie Novus Ordo est la vraie hiérarchie de l’Eglise et dans ce cas nous ne sommes pas la vraie hiérarchie. Soit ce sont eux, soit c’est nous, d’une manière ou d’une autre qui sommes les Pasteurs légitimes.
    On ne peut pas être dans une situation où (ce serait contraire à la foi) où il n’y a pas de Pasteurs légitimes dans l’Eglise.
    C’est contre la foi, ça a été défini très clairement. »

    Mgr Roy.

    Voilà une conclusion qui ressemble furieusement à ce que disent les « conclavistes (nous entre autres – vulgairement nommés).

    Il affirme que les évêques ont une juridiction, dans l’état actuel des choses, comme pour combler un vide (subsidiarité) laissé par une absence de Pape et directement donnée par Dieu aux évêques « ensemble » par la confection de l’Ordre.

    Il y critique également la notion d’évêques sacramentels (tenant uniquement l’Ordre), que Mgr Dolan défendait explicitement et avec lui les néo-guérardiens.

    Son Excellence cite aussi le nom de Dom Gréa, or le cœur de l’argument de Dom Gréa est justement que l’expression solennelle de la juridiction universelle des évêques se trouve dans le concile œcuménique.
    Il est donc clair que s’il maintient cette position, c’est parce qu’il est « conclaviste », donnant ce pouvoir aux seuls traditionnalistes restés fidèles à la foi catholique.

    Les principes qu’il a posé sont ceux menant aux rencontres d’évêques débouchant (quand les circonstances le permettront) sur un Concile (en vue de l’élection du prochain Pape).

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    Laissons donc l’abbé Pinaud se lamenter, car Mgr Roy est passé de la lignée lefebvriste à la lignée thuciste : ce n’est que pour une histoire de branches épiscopales donc.

    Contrairement à l’abbé Roland (semi-guérardien qui s’ignore), Mgr Roy n’affirme pas qu’il est nécessaire qu’un hiérarque de la « secte » dite « conciliaire » se « convertisse » pour que « la situation de l’Eglise change ». Il est positif et bon qu’il y ait des Mgr Viganò (nous dresserons prochainement son portrait, certes imparfait !), ou encore des sœurs Clarisses, mais non nécessaire à l’Eglise.

    Mgr Pierre Roy n’a pas, à l’inverse de tous les autres : une mentalité d’assujetti, ne se sentant pas légitime pour incarner l’Eglise catholique. Car au fond d’eux c’est bien de cela dont il s’agit avec 90% des traditionnalistes…

    C’est pourquoi, les partisans de l’Episcopat diminués concluent faussement en disant que l’autorité est morte dans l’Eglise, non détenue par eux et pas vraiment par les modernistes, ce qui fait d’eux des anarchistes d’ultra-gauche – des sédévacantistes complets sans tête tout au plus !


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  • 5 commentaires




    […] tard, en octobre, da Silva a annoncé la consécration du prêtre argentin Fernando Altamira et du Canadien Pierre Roy, qu’il a finalement consacrés le 7 janvier […]


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    […] sont en état d’échange/de liaision avec plus sérieux, Mgr da Silva (Brésil, allié à Mgr Pierre Roy), lequel est allé au moins deux fois à Burgos afin de prendre la communauté en main. Mgr da […]


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    […] Mgr Pierre Roy : «notre rôle {aux évêques} n’est pas un jeu» […]


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