• Papauté restaurée en 5 modalités – abbé Jacqmin



    Rejet du risque de conclavisme sauvage

  • Selon l’adage :

    « Le premier qui dit la vérité, doit être exécuté ! » (Guy Beart)

    Encore un abbé, dont les arguments seront raillés avec une critique détournée sur tel ou tel détail, trait de caractère ou un comportement prétendu ou fondé.

    L’abbé Éric Jaqumin parle indirectement de l’IMBC et certainement de son évêque européen, Mgr Stuyver, contre lequel il ne formule aucune hostilité humaine.

    Nous, seuls le fond/vérité nous importe, en priorité du moins, et le constat est ici sans appel.

    Découvrons le propos du jour au travers de deux articles consacrés au thème de la solution à ladite crise de l’autorité et du corps militant et ecclésial de l’Église.

    Tout d’abord, ingénument, M. l’abbé découpe les solutions proposées, viables ou non, en cinq sections (la numéro 2 semble être la plus invalide, lunaire).

    Ensuite, en 2e partie, nous lirons des coupures critiques du risque de « conclavisme sauvage » néo-guérardien.

    En extraits sélectionnés, avec nos commentaires, généralement entre crochets :

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    Restauration de la Papauté : une seule grâce promise ou un miracle de Dieu suffit !

    1) La solution d’intervention Divine directe

    La vénérable et sainte Elisabeth Canori-Mora, tertiaire de l’ordre de la Sainte Trinité, prophétisant :

    (…) Après ce terrible châtiment, je vis tout à coup le ciel s’éclaircir. Saint Pierre descendit de nouveau, vêtu pontificalement, accompagné par des anges qui chantaient des hymnes à sa gloire, le reconnaissant ainsi comme prince de la terre.

    Exemple hautement similaire (saint Paul est aussi mentionné précédemment dans la version complète du texte) : (…) La Bienheureuse Anne-Marie Taïgi  (1769-1837), est une tertiaire trinitaire italienne, mère de famille, qui a bénéficié d’extases mystiques. Elle prophétisa  :

    « Après les trois jours de ténèbres, SAINT-PIERRE et SAINT PAUL, après être descendus du ciel, prêcheront dans le monde entier et désigneront un nouveau pape. »

    Ce serait un miracle !

    2) La survivance de Paul VI résout tout en un seul coup : son apparition publique

    « Il est invraisemblable qu’un homme dépasse les 120 ans et soit capable de restaurer l’Eglise… »

    [Il y aurait un sosie maléfique et un vrai Paul VI, détenu dans un endroit obscur. Nous passons sur cette « solution » plutôt loufoque et désespérée ; accessible à certains lefebvristes conspi’ pour le coup. Plus les années passent et plus cela en devient ridicule d’ailleurs.]

    3) L’antipape François hérétique demeure pape materialiter (semble être pape) et, s’il se convertit, et devient Pape formaliter (il est vraiment pape) : c’est la « thèse de Cassiciacum »

    Si François se convertit, ce serait un miracle ; et qu’il réalise toutes les conditions pour être pape et pour pouvoir exercer sa fonction convenablement en serait un deuxième. Et qu’il soit reconnu par tous les évêques en serait un troisième. Donc pour cette solution, il faudra trois miracles ! (…) Dans cette thèse (selon l’abbé Ricossa), il faut donc que Jésus donne une suppléance d’autorité à des (cardinaux) hérétiques et qu’ils soient unanimes. Alors ceci est plus exigeant que d’entrevoir un juridiction de suppléance qui revient à des (évêques) non-hérétiques qui soient tous unanimes, comme le préconise la solution n°4 ci-dessous. Un hérétique se trouve en dehors de l’Eglise et n’a donc aucune juridiction sur Elle.

    [La 2e partie de l’article reviendra amplement sur ces points. Nous pourrions ajouter les lefebvristes dans ce même lot de risque, dit conclaviste sauvage, qui appellent à la conversion du « Pape François ».].

    4) Le droit et le pouvoir de conclave par le Collège des Successeurs des Apôtres, unanimes

    Ce que tout catholique doit professer, aujourd’hui plus que jamais.

    « Le « Collège des évêques » ou le « corps épiscopal » universel et unanime a tous les pouvoirs pour faire fonctionner l’Eglise convenablement en temps d’absence d’autorité papale, cardinale et des évêques résidentiels à cause d’hérésie publique.

    Le Collège des évêques unanimes jouit de l’infaillibilité. S’il est en effectivement unanime et puise dans la Tradition : alors il agit comme le Magistère Universel Ordinaire. (…). Car l’Eglise ne peut pas perdre des propriétés essentielles sans disparaître, sans dégénérer, ce qui est impossible de par cette promesse de Notre Seigneur Jésus Christ que « les portes de l’enfer ne prévaudront pas

    Il a aussi droit de conclave. On pourra considérer qu’également « le droit de conclave des cardinaux » descend de droit naturel de l’Eglise, donc de par la volonté divine,  vers le « collège des apôtres », vers le Corps épiscopal unanime, de par le même principe de dévolution, le principe de la « survie de toute autorité nécessaire » de l’Eglise qui lui est nécessaire. (…)

    Donc il ne s’agit pas d’un dangereux « conclavisme sauvage » schismatique, d’un ou quelques évêques qui élisent un pape dans un petit groupe, un « conciliabule », ce qui aggraverait la situation au lieu de résoudre les problèmes. (…) l’Eglise peut bien perdre un pape mais elle a toujours eu le droit de s’élire un autre. Jésus parle bien d’un « rocher », donc il ne peut pas disparaître pour toujours. Une société monarchique sans monarque est en défaillance. L’Eglise est monarchique de par institution divine. Donc ce n’est pas possible qu’il y ait plus jamais de papes dans l’Eglise. Le Concile du Vatican a fait une déclaration dans ce sens. ».

    [Bref, nous vous invitons à découvrir cette longue partie, l’entièreté du propos, citations à l’appuie, dans l’article concerné en lien ci-dessous].

    5) Dieu fait ce qu’Il veut !

    « Sa Majesté a certainement encore d’autres solutions à Sa disposition dans Son Intelligence et Pouvoir infinis.

    Prions, car qu’un vrai pape viendra est certain. Sinon c’est la fin des temps. Mais ce n’est certainement pas la fin des temps car des prophéties de l’Ecriture Sainte n’ont pas encore été réalisées : par exemple la conversion de la majorité des juifs (Épître aux Romains 11:26). Et Jésus tient ses promesses, et Fatima prédit un Pape qui consacrera la Russie qui se convertira. (…)

    Mais ce qui est certain est que Dieu préfère la normalité au miracle.»

    [Cela dit, ce n’est guère un surnaturalisme déplacé et il y’aura forcément quelque chose de logique à cette résolution de crise, constatable de nos yeux vus, humains].

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    Partie 2

    Mgr Guérard Des Lauriers lui-même expliquera par la suite que : « Si le “pape“ persiste dans son erreur, il est ipso facto hors de l’Église, et n’est donc plus pape du tout, pas même materialiter. »

    Source : Extrait du fascicule le problème de l’autorité et de l’épiscopat dans l’Église, Centro Librario Sodalitium, Loc. Carbignano 36 – 10020 Verrua Savoia (TO) Italie. Pp. 31 sq

    La « thèse de Cassiciacum » risque d’aboutir au… conclavisme sauvage !

    « C’est la troisième solution possible pour la restauration de la papauté (scaturrex.eu) mais il faut deux miracles pour la réaliser !

    Cette thèse rejoint la troisième solution mentionnée dans notre article sur la restauration de la papauté : l’antipape n’est pas pape formellement, mais il l’est matériellement et dès qu’il se convertit, il reçoit de Dieu la papauté. (…)

    En réalité, si François se convertit, il sera tout simplement « un fier fidèle de l’Eglise catholique », mais il ne sera ni prêtre, ni évêque, ni docteur en théologie ni en droit canon, car tout est « Novus Ordo » chez lui et donc douteux, et donc à considérer comme invalide, et il ne sera probablement surtout pas accepté comme pape par tous les bons et vrais évêques restés catholiques par la grâce de Dieu. Il doit faire des études de prêtrise, doit être ordonné prêtre, obtenir un doctorat en théologie en être sacré évêque et surtout: être accepté comme pape par l’Eglise. (…)

    En effet, il y a des évêques catholiques qui n’acceptent pas cette thèse Cassiacum donc ils ne vont pas « automatiquement » accepter un laïc converti, comme pape sans aucune discussion.

    François sera donc pratiquement proclamé pape par un petit groupe de personnes qui sont pour « la thèse » et rejeté par les autres qui ne sont pas pour « la thèse ».

    Or, un petit groupe qui se choisit un pape qui n’est pas accepté par les autres… c’est du conclavisme sauvage et ils feront donc un schisme,  encore un ! (…)

    Le drame est que les adeptes de cette thèse ont une horreur pour le conclavisme sauvage, et pour cause, mais ils ne se rendent pas compte qu’ils y courent à yeux ouverts si l’on pousse les conséquences de leur thèse jusqu’au bout (…)

    Elle a pour autre point faible que dans l’Eglise on ne parle jamais de « thèse(s) » pour résoudre de graves problèmes et il faut respecter les traditions dans l’Eglise.

    Une thèse est en effet « une tentative de solution provisoire dans une question scientifique compliquée », ici la science théologique. Donc c’est plutôt une affaire de théologiens que de l’Eglise enseignante au sens stricte, prêchant à ses fidèles. (…)

     Parmi bien des fidèles d’un certain Institut, « la Thèse » est considérée pratiquement comme un super-dogme à ce point que ceux qui la rejettent sont évités (ou doivent être évités) par ces fidèles et même par certains de leurs prêtres comme des vitandi, des personnes à éviter comme pour une hérésie. C’est dommage et c’est absolument exagéré. Dans l’histoire de l’Eglise on ne trouve nul part qu’une thèse n’ait jamais été proposée aux fidèles, cela restait toujours parmi les théologiens.

    [Nous ajoutons ici : 1) que cette attitude vient de Mgr Guérard lui-même qui chassait de sa messe tous ceux qui ne souscrivaient pas à sadite thèse, cela transparaît explicitement lors du sacre de Mgr Mc Kenna et 2), c’est là du sociabilisme « Non una cum », la croyance dans le fait d’unir la communauté catholique sur un positionnement social plutôt que sur la vertu (laquelle prime habituellement)]. (…)

    En plus, cet Institut a même sacré un évêque POUR continuer la survie de la « thèse ». On l’appelle « l’évêque de la thèse ». Cela n’existe nul part dans l’histoire de l’Eglise qu’on sacre un évêque pour une thèse, pour une opinion. Vous voyez comme cela fait mal à des oreilles catholiques d’entendre cela. (…)

    La thèse de Cassiacum était tout à fait raisonnable pour le cas de Paul VI :

    – car il était élu pape par un conclave ;

    – il a été accepté par toute l’Eglise ;

    – il était même validement ordonné prêtre et évêque dans les anciens rites. (…)

    Paul VI a perdu sa papauté par l’hérésie. Mais la partie saine du clergé a le droit et le devoir de le corriger. Ce qui est arrivé, plusieurs évêques, prêtres, théologiens et fidèles ont protesté contre les hérésies de ce pape conciliaire. (…)  Alors c’est tout à fait acceptable de dire que Paul VI après l’hérésie publique est devenu pape materialiter seulement et qu’il recouvrerait la papauté formaliterpar sa conversion. Mais cette thèse s’évanouit par le temps – cela est même un aveu de son inventeur Mgr Guérard des Lauriers. [Intéressante réflexion que nous méconnaissions sur la possibilité durant un laps de temps court, en sachant que tous les rites vont êtres « revisités ». Idem sur la correction fraternelle s’appliquant à un candidat à la Papauté, l’ayant perdu par le fait meme de l’hérésie publique].

    Les antipapes après Paul VI…

    – n’étaient plus élus par des cardinaux désignés par un vrai pape. Car entre-temps de vrais (désignés par de vrais papes) cardinaux meurent et d’autres sont « créés » par des antipapes, donc invalidement – c’est nul. Le conclave suivant de 1978 était donc composé de vrais et de faux cardinaux. Ce qui rend le conclave et donc l’élection invalides.

    – et les « papes » après Paul VI n’étaient plus acceptés comme pape par toute l’Eglise : les vrais fidèles rejetèrent ces « papes » hérétiques.

    Matière et forme ?

    Alors l’explication qu’un évêque soutenant la thèse m’a donnée était :

    – « Des cardinaux faux sont cardinaux materialiter.

    – Or des cardinaux materialiter peuvent choisir des papes materialiter. »

    Réponse : choisir est un « agir ». L’agir se fait toujours et uniquement par la forme et jamais par la matière selon Saint Thomas. La matière est purement « puissance passive », un pur réceptacle pour recevoir éventuellement des formes d’un autre agent, mais pas pour engendrer des formes (pour choisir, pour élire, etc.). Donc un cardinal materialiter n’est pas cardinal du tout (formaliter) et ne peut agir aucunement comme cardinal. (…)

    (…) car, la chose est déterminée par la forme uniquement et nullement par la matière (encore Saint Thomas – Physique). La matière fait seulement qu’une forme soit matérielle et sensible et pas purement spirituelle (comme un ange par exemple) et c’est tout.

    – François se convertit ;

    – François est accepté unanimement par tous les bons évêques et toute la vraie Eglise.

    Et si le premier miracle se ferait sans le deuxième on assistera probablement à un énième schisme. Que Dieu nous en préserve.

    La « thèse de Cassiciacum » risque d’aboutir au… conclavisme sauvage ! (scaturrex.eu)


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  • 4 commentaires




    […] du Tradiland, Règle du conclave par Mgr Joseph Guthlin, précédent historique de Constance, 5 modalités par l’abbé Jaqumin, néo-pisannisme un conclavisme sectaire, universalité du concile, les catholiques sont tous […]


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    […] Nous récusons ces allégations, déjà parce que nous ne sommes pas mystico-conclavistes dans sa version Palmariste, ni dans la précipitation sectaire dite néo-pisane, et que ces accusations, en réalité, collent d’autant plus à ceux qui attendent sempiternellement une hypothétique « conversion » de la part de Bergoglio/Fran…. […]


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    […] Cette thèse de Cassiciacum n’était déjà pas valable en 1976, bien qu’elle ait pu sembler plus crédible à l’époque, comme le souligne l’abbé Jaqumin, faute de…. […]


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    […] Papauté restaurée en 5 modalités – abbé Jacqmin […]


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